Archive pour juin 2006

Des propos intolérables…

Mercredi 28 juin 2006

zen1.jpgQu’est ce que j’apprends Franckie ? Espèce de malhonnête ! Il parait que t’as des propos intolérables, où y a pas de tolérance. Tu sais donc pas que c’est pas bien d’être raciste ? Que c’est mal ? On ne doit pas faire de discrimination raciale, c’est mal ! Juger les gens sur leur religion, c’est mal, sur leur couleur de leur peau, sur leur origine sociale ou sur leur nationalité, c’est mal!

Jacques dans « La classe américaine »

Une aventure de pas nous….

Mercredi 28 juin 2006

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Une procuration pour vivre.

Mardi 27 juin 2006

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Les gens devraient peut-être arrêter de vivre par procuration. Pour ça, il faudrait qu’ils aient moins peur de se risquer à faire les choses…

Les assurances sociales…

Lundi 26 juin 2006

zen1.jpgSi la connerie n’est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille!

Michel Audiard ( Belmondo dans « un singe en hiver » )

Ma vie, mon oeuvre, mes emmerdes, episode 1

Dimanche 25 juin 2006

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Court-Métrage L’île aux Fleurs

Samedi 24 juin 2006

ile aux fleurs.jpg « L’île aux Fleurs » (Ilha das Flores) a été réalisé en 1989 par le réalisateur brésilien Jorge Furtado, et peut être considéré comme le premier film alter-mondialiste. Ce court-métrage nous décrit le parcours de tomates, récoltées, vendues et cuisinées. Les mauvaises tomates sont jetées aux ordures dans la décharge de L’île aux Fleurs parmi les porcs et les hommes.

Véritable pamphlet avant-gardiste contre une société économique ayant perdu toute son humanité, ce court-métrage filmé comme un documentaire, vous propose une vision de cauchemard où l’humain « dont la distinction avec les autres mamifères est son télencéphale très développé et son pouce opposable », (vous comprendrez l’allusion après avoir vu le film!), perd toute dignité.

Difficile d’évoquer ce film en essayant de vous préservez, car si l’on en sait trop sur son cheminement, il peut perdre de son intensité émotionelle et idéologique. Je dirai simplement qu’il vous secouera par son humour ravageur et sa logique troublante.

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Pour voir le court-métrage « L’île aux Fleurs », c’est par ici!!

Pour ceux qui sont intéressés par la cause des alter-mondialistes, je vous conseille la lecture de « Garduno en temps de paix » et « Zapata en temps de guerre » par Philippe Squarzoni aux éditions Requins-Marteaux

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Ces 2 ouvrages offrent une vison d’un militant actif de la lutte contre la mondialisation. Au travers de statistiques de la misère dans le monde, l’auteur ce pose des questions sur les alternatives possibles, ou sur le pourquoi des choses. Ces ouvrages ne vont pas forcemment éveiller votre fibre révolutionnaire, mais ils vous proposeront un tas de choses indispensables à savoir. Et, vous vous questionnerez certainement sur l’état du monde actuel après leurs lecture.

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Raz le Foot!!!! Vive le Curling!!!

Vendredi 23 juin 2006

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Et oui, ca y’est c’est reparti pour des semaines et des semaines de dictature footbalistique. Vous aurez beau faire, personne n’en réchappera. Le foot est partout! Allumez la télé et BOUM,(« BOUM », c’est pour la télé que vous exploserez!), ouvrez la fenêtre et PAF, (« PAF » c’est pour le pot de fleurs tombé sur le joueur de foot du dessous!), prenez les transports en commun et POUM, (« POUM » c’est pour le supporter que vous poussez hors du train!), lisez la presse et CHLAF, (« CHLAF », c’est facile, c’est le bruit du magazine jeté par terre!). Alors à part s’exiler sur une autre planète, ou vous couper de toute civilisation dans une jungle très épaisse, je ne vois pas comment faire!
La pub vous assaine partout les tronches d’abrutis des footballeurs, j’pense notamment à celui qui fait la pub pour la chaîne de magasins Franprix et que l’on trouve en PLV à l’entrée des supermarchés! A croire que l’on a pas assez des gueules des neuneus participant aux « Réal-TV »!!!
Quelle noblesse trouve-t’-on dans ce sport? Et quoi de plus intéressant que des types avec des gros mollets qui courrent après un ballon qui ne leur à rien fait, pour le frapper brutalement histoire de le faire passer entre deux poteaux de fer!! En plus, à votre avis, qui fabrique l’équipement de ces messieurs? mmh?!!! Vous ne savez pas? Eh bien ce sont les ptits enfants exploités du Tiers-monde!!! En somme, le football est un sport sans honneur, sans vaillance, sans intérêt et formateur de cas désespérés pour l’école!

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Il existe pourtant dans le monde un sport qui suscite peu d’intérêt mais à tort, j’ai nommé LE CURLING! Imaginez si le football était remplacé par ce noble sport!!! Quoi, vous ne connaissez pas LE CURLING? Ce sport admirable et grandiose où chaque match est un vrai ravissement pour les sens!
Alors laissez-moi vous initier à ce sport honorable :
On a du mal à s’accorder sur ses origines. Les Ecossais en revendiquent la paternité mais les Néerlandais contestent cet état de fait et prétendent que ce sont eux qui l’ont inventé. A ce jour, ils ne se sont toujours pas mis d’accord. En tous cas, la France serait en droit de s’en réclamer également car le curling ressemble étrangement à la pétanque. Troublant non?! D’autres vous diront que ça ressemble au bowling, mais le débat fait rage dans les hautes sphères des curleurs.
Le principe du jeu est simple une équipe de joueurs doit faire glisser des pierres dotées d’une poignée sur la glace, et faire en sorte qu’elles s’arrêtent le plus près possible d’une cible dessinée sur la glace. L’équipe est formée de 4 joueurs ayant chacun un rôle très établi. Le « premier » effectue les lancers, le « deuxiéme » pointe ou tire, le « troisième » est chargé des lancers délicats, et le « quatrième » coache les trois autres.
Le « premier » effectue le premier lancer, depuis le bloc de départ . Pour que le lancer soit valide, il faut que la pierre arrive avant la ligne de jeu. Alternativement, les deux premiers lancent leurs deux pierres, puis les deux seconds effectuent leurs quatre lancers, suivis par les troisièmes qui à leur tour exécutent leurs quatre lancers, chaque manche s’achevant quand les deux capitaines ont lancé leurs quatre pierres (limpide, n’est-il pas?).
Après cela, deux autres joueurs entrent en action. Ils courent sur la piste en précédant de peu la pierre, préparant et nettoyant la trajectoire qu’elle va suivre à l’aide d’un balai de crin et prolongeant son mouvement rotatif (un des moments forts de ce jeu! Il faut les voir balayer frénétiquement la glace, c’est magique!). Le balayage doit s’opérer perpendiculairement à la direction de la pierre, sur toute la surface que celle-ci va couvrir, et le dernier mouvement du balai doit être dirigé vers l’extérieur.En arrêtant le balayage au bon moment, il est également possible de freiner une pierre et de l’amener à s’immobiliser en un point précis. La tactique de ce jeu est très proche de la pétanque, se rapprocher de la cible et au besoin dégager les pierres de l’adversaire par des tirs ou des lancers! Mais entendez bien que vous ne pouvez pas jouer comme à la pétanque, la pierre pèse environ 19,96 kg et vous jouer sur la glace. Alors, imaginez ce que cela pourrait faire comme dégats si vous jouiez comme à la pétanque! Macarel! Faites tomber 19,96 kg sur de la glace et voyez le résultat! Non, quand je parle de lancer c’est une expression évidemment! Faut vraiment tout vous préciser à vous!!!
Enfin, le comptage des points ce fait selon la position des pierres par rapport au centre de la cible et aux pierres de l’adversaire.
Alors, mmh?! Ca vous donne pas envie de vous y mettre sérieusement là? En plus regardez ci-dessous la prestance, la dignité, l’intégrité et toutes les valeurs morales que l’ont en retire, après un match. C’est classe, quoi! Ca à de la gueule, non?!
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L’équipe nationale de curling du Vésinet en 1905. De gauche à droite : Mr Leclous-Planté, Mr Dingueman, Mr Du-Haut-Taquou, Mr Costar
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En guise de conclusion, je dirai ceci, le CURLING c’est chouette, et le FOOTBALL c’est nul! Et PAN t’en v’la de la critique constructive moi!?! Non mais, oh, faudrait pas me prendre pour un journaliste sportif quand même! Sur ce, à bientôt et curler bien les amis!
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Post-it!

Vendredi 23 juin 2006

zen1.jpg Plus on écrit, plus on oublie.

Cette distance entre nous…

Jeudi 22 juin 2006
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Aujourd’hui, t’exprimer  te paraît difficile, parfois risqué, très souvent douloureux. Car tu rencontres alors l’autre dans toute sa complexité, son intelligence et sa sensibilité ou sa grossièreté, son sans-gêne, pire son égoïsme. Un abîme profond se déploie alors sous tes pieds, un gouffre immense dont tu ne soupçonnais pas l’existence, une distance incommensurable entre l’Autre et toi. Pourquoi est-ce devenu tout-à-coup si difficile ?

C’est peut-être ta tendance à vivre pour toi qui explique tout, du coup l’essentiel de l’autre te paraît curieusement artificiel. Voyons voir. Tu préfères régler tes soucis à l’abri des regards, vivre ta propre histoire cachée car tu te souviens du vieil adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Tu as eu l’audace de croire qu’il en était mieux ainsi. Les autres te sont-ils devenus si insupportables ?

Non, ce n’est pas cela, il faut chercher mieux. Tu aimes vivre sur ton île, éloigné des autres mais pas isolé. Non, tu n’es pas un ermite, tu fuis simplement les affres jacassants du monde, de toutes ces choses qui te dépassent pour…. te protéger et méditer. Ca a l’air plutôt équilibré comme comportement, de ce point de vue. Il paraît en effet que « l’Enfer, c’est les autres ». Toutefois, tu laisses ceux qui se souviennent du chemin venir jusqu’à toi, toi qui attends chaque nouveau visiteur avec une hospitalité sincère.

Tu te rends compte à mesure que tu y penses, que tu te sens seul à penser ce que tu penses, seul à défendre des valeurs et passe pour un rétro, un être des temps anciens, un rescapé « du bon vieux temps, c’était avant ». Tu te rends compte aussi que parler parfois ne sert à rien. Tu te heurtes à une sensibilité différente, les mêmes mots revêtent soudain une infinité de sens et tout devient plus compliqué. C’est ce que tu as fini par appeler la surprise de l’effet miroir : tu te sens attiré, tu te mires et tu n’aimes pas forcément ce que tu y vois. Tu n’y vois rien en fait, que toi-même. Alors, où est cet autre que tu attendais, dont tu cherchais la compagnie, à entendre la voix…

Faut-il préférer le silence a un bon vieux discours musclé, voire une empoignade plus que brutale. La relation à l’autre souffre-t-elle déjà de la tendance à l’aseptisation qui contamine tout ?

Hopper dans « Nighthawks » t’ouvre une voie, jusque là invisible. S’isoler est un acte volontaire; être seul est plutôt un sentiment lié à cette impossibilité à reconnaître en l’autre un ami, un confident, un être sensible. Aller vers l’autre dans toute sa générosité, son humilité, sa clairvoyance et attendre de recevoir le fruit de ce pas périlleux est la seule solution. Mais pense à chaque occasion, à chaque doute, à maintenir cette distance que tu as mis s’y longtemps à trouver, à justifier et tout simplement…. à accepter comme salutaire.

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Au bonheur des Vieilles

Jeudi 22 juin 2006

Goya Vieilles.jpg Qui n’a pas rêvé l’espace d’un instant non charitable d’écraser une de ces dignes représentantes du vieil âge ingrat sous les roues malhabiles de son solex? Qui n’a pas rêver de perpétrer ces petits meurtres entre amis, sur ces clones de Tati Danielle, façon remake de « C’est arrivé près de chez vous »?

La croisade contre les phénomènes les plus répandus sur terre et les moins médiatisés, à part peut-être dans Groland, à savoir le vieillissement prématuré de la population, la mode des charentaises à talons aiguilles, des caddies couleur papier chiotte, des manteaux en fausse hermine à carreaux… a sans-doûte commencé.

Non que je n’apprécie pas les « seniors », ça y est je l’ai dit, mais avouez comme la vie serait certainement plus agréable si on n’avait pas à céder sa place dans le bus à une vieille acariâtre, affublée de son traditionnel sac en véritables poils de caniches nains, sous le prétexte fallacieux que finalement les chaussures Scholl, c’est plus confortable quand on est assis, les sournoises !

Tout de même, où est passée la jeunesse hippie frivole, aux dents d’acier et à la politesse en forfait faible débit qui faisait frémir la mémé, le menton rasé de près qu’on entendait répéter comme un mantra : « ah, la jeunesse de mon temps, ah la jeunesse de mon temps, …. ».

Mais, la vieillesse n’est ni une maladie qu’on porte honteusement sur le dos ni une excuse banale pour gagner du temps dans la queue à La poste ou une place dans le bus de la RATP. Ce n’est pas non plus une maladie incurable, qu’on vous inocule passé la soixantaine…quoique?!

En même temps, regardez comme ces fières à dentiers amovibles et à chevelures roses vaporeuses nous donnent l’exemple. Ayant pour beaucoups travaillé toute leur vie, en endurant parfois les pires conditions de travail, elles se font dorer la pilule au soleil des hospices, balader dans des bus roulant au colza et bénéficient de cures d’amaigrissement avec les bons remerciements de fabricants de compotes de pruneaux. Un vrai paradis.

On comprend alors peut-être mieux cette hargne qu’ont certaines à faire valoir leur droit à la vie sur les autres, à eux les biens portants, qui ont encore le choix de leur alimentation et peuvent encore oser porter des tenues bigarrées sans passer pour des tantouses sur le retour ! (Il faut dire que le vert-de-gris c’est mieux porté par un vieux.) On imagine bien comment la « pilule-ectasy near the death » paraît amère quand on vous fait sentir, chère Mamie, que vous sentez déjà… la mort. Mais surtout qu’après y avoir laissé votre jeunesse et vos idéaux, la société vous jette comme un kleenex. Aux biens portants, encore eux ces ingrats ! de payer la note et supporter le cadeau empoisonné.

Aujourd’hui, il semblerait qu’elles représentent un marché à conquérir : enfin la société dans sa grande humanité s’est aperçue qu’il restait encore à becter sur le dos courbé de ces frêles créatures. Comme l’antichambre de fin de vie devient cosy tout à coup.

Ainsi, hypocritement chouchoutées, les vieilles abandonnent leurs petites économies et sauvegardent jalousement, fausses dents et ongles aiguisés, leurs précieux secrets de l’existence. Et, au bout du compte, on peut toujours l’attendre cette fameuse sagesse des anciens qui n’est finalement qu’une vaste connerie. Désormais, c’est chacun pour sa tronche, c’est la loi du chignon.

En tout cas, il me semble qu’en Art, seul le message compte, l’âge n’est important que pour l’Etat Civil. Et, une vieille femme ratatinée peut être aussi intéressante qu’une jeune femme plantureuse. Voyez Goya…
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