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Archive pour juillet 2006

Rencontre dans le 13ème arrondissement.

Dimanche 30 juillet 2006

Un graff de Miss.Tic photographié rue Tolbiac (Paris 13ème.)

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Pour s’informer ou retrouver des infos sur l’artiste graffeuse, vous pouvez aller par exemple sur les sites suivants:
http://missticasuivre.free.fr/

http://www.missticinparis.com/

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Mon nom est Tsotsi

Dimanche 30 juillet 2006

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Réalisé par Gavin Hood et libre adaptation du roman éponyme du romancier sud-africain Athol Fuyard, « Tsotsi » est un des meilleurs films que j’ai vu dernièrement.

Dans un bidonville proche de Johannesburg en Afrique-du-Sud, un jeune homme orphelin a occulté tout souvenir de son passé. Il se fait appeler Tsotsi (ce qui dans le jargon du ghetto signifie « voyou », « gangster ») et dirige une petite bande de marginaux : Boston, instituteur raté et garant de la morale, Boucher, assassin de sang-froid complètement disjoncté et Gorille, gentil costaud au QI sous développé et un petit peu con. Après une de leurs exactions, une dispute oppose Tsotsi à Boston. Pris d’un accès de rage extrême, Tsotsi tabasse Boston, puis s’enfuit dans la nuit, abonnant son ami à demi-comateux. Son errance le conduit dans une banlieue chic où il agresse une femme en lui tirant dessus, puis s’échappe en lui volant sa voiture. A l’arrière du véhicule pleure un bébé… A partir de ce moment-là se pose un cas de conscience pour le jeune homme : abandonner l’enfant à son sort ou partir avec… Suite à cet évènement le personnage va prendre petit à petit une autre voie que celle qu’il avait décidé de suivre, redécouvrant son humanité perdue.

L’interprétation de l’acteur de Tsotsi (Presley Chweneyagae) est incroyablement puissante. Il est particulièrement charismatique et saisit le public par sa capacité à nous émouvoir. Son personnage ambigu plonge le spectateur dans la peur, le dégoût, le reproche, la béatitude, la pitié et l’espoir.

La musique très présente participe vraiment à l’ambiance du film et lui donne une dimension réaliste. Pour avoir vu le film en VO (of course!), j’ai découvert la langue de ce pays que je ne connaissais pas (sorte de mélange d’anglais et d’ « afriquain »), cela donne parfois des sonoritées rigolotes.

Loin des clichés et des à-prioris sur la misère des ghettos, le film est un véritable message d’espoir qui fait réfléchir sur la nature humaine.

Si vous avez aimé l’excellent « La Cité de Dieu » (adaptation du roman de Paulo Lins) de Fernando Meirelles (réalisateur également de « The Constant Gardener » ), ou « Hijack Stories » de Oliver Schmitz, vous devriez adorer ce film!

Pour plus d’infos sur le film, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site officiel francais du film!

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« Clichés Beyrouth 1990″ par Ricard, Ricard et Gaultier

Jeudi 27 juillet 2006

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« Clichés Beyrouth 1990«  de Bruno & Sylvain Ricard et Christophe Gaultier est un album qui colle assez bien à l’actualité. Ecrit sous la forme d’un récit autobiographique et documentaire, « Clichés Beyrouth 1990 » raconte le voyage des frères Ricard partis au Liban pour rejoindre leur tante qui travaille pour La Croix Rouge.

14 ans après les faits (cet album est sorti en octobre 2004) les frères Ricard rapportent le témoignage de leur expérience Beyrouthine et décrivent avec justesse les difficultés à pouvoir simplement donner un coup de main! Petit à petit, ils se retrouvent confrontés à une réalité qui les dépasse. Entre les bombardements, les victimes traumatisées, le Hezbollah et l’armée, ils rencontreront des gens formidables comme les bonnes soeurs de La Croix Rouge et des jeunes Beyrouthins, oeuvrant tous ensemble pour améliorer les conditions de vie de la population. Pendant le séjour, Bruno Ricard prendra plusieurs clichés de son voyage (quelques-unes de ses photos parcourent l’album d’ailleurs!) Je pense qu’ils ont dû servir à Christophe Gaultier comme documentation pour la réalisation de cette BD car son dessin interpénètre tellement le scénario que l’on pourrait penser qu’il était là-bas lui aussi. Avec cet album le trio Ricard, Ricard et Gaultier nous régale d’un album grave, pudique, mature et d’une grande qualité.

Cet album est une lecture essentielle. Il exprime vraiment les horreurs engendrées par la guerre et nous fait prendre conscience que malgré les efforts des militaires ou des religieux à détruire l’humanité, des homme et des femmes héroïques luttent contre ces imbéciles belliqueux par leur courage et leur tenacité.

Pour ceux que ça intéresse, je vous propose de découvrir à travers cette petite bibliographie le travail du duo Sylvain Ricard (scénariste) et de Christophe Gaultier (dessinateur) qui avant d’écrire « Clichés Beyrouth 1990 » nous avez enchantés par quelques excellents titres!

Banquise (Edition Soleil, collection Latitudes, 2002) – Kuklos (Edition Soleil, collection Latitudes, 2003) – Guerre civiles (Edition Futuropolis 2/9 épisodes parus) – Le cirque aléatoire (Edition Treize Etranges, 3 tomes parus) – Clichés Beyrouth 1990, avec Bruno Ricard en tant que co-scénariste, (Edition Humanoïdes Associés, collection Tohu-Bohu, 2004)

Christophe Gaultier a également travaillé en solo ou avec d’autres scénaristes :

Grise mine, scénario Alexandre Thomas (Edition Paquet, 2000) – Demi-course et casquette motul (Edition Dupuis, collection Expresso, 2006)

Le site officiel de Sylvain Ricard à découvrir d’urgence!!!

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Réflexions amoureuses 4

Lundi 24 juillet 2006
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La pleinitude avec l’autre se révèle quand on est chez l’autre comme chez soi :
en terrain familier mais vaguement étranger.

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Le vaste monde.

Lundi 24 juillet 2006

zen1.jpg Sors petit Poussin, sors de ta coquille et va ton chemin. Le monde t’attend.

Cette angoisse qui lui étreint les reins

Lundi 24 juillet 2006

Elle a les mains moites. Elle les essuie toutes les trente secondes. Elle les met dans ses poches de pantalon. Elle croise les bras pour cacher le tremblement.

Le tremblement quasi imperceptible pour les autres, insupportable et franchement visible pour elle. Ca doit se voir qu’elle ne se sent pas bien, qu’elle transpire sous son pull. Ellle se sent rougir et ça chauffe dans sa tête.

Dans sa tête, il y a comme un bourdonnement, des flashs, des images curieuses… elle se surprend à regarder à l’intérieur de sa tête, comme si elle pouvait rentrer tout le corps dedans pour voir ce qui s’y passe : c’est le bordel là-dedans! Les émotions se mêlent aux peurs et discutent activement avec les fantasmes et les idées.

Les idées, mais quelles idées? Elle n’en a pondu aucune depuis plusieurs mois! Elle est à la traîne, à la ramasse… elle est in-ca-pa-ble de se re-nou-ve-ler! Pourtant tant de gens ont mis d’espoir en elle. Ils se sont trompés voilà tout, pas besoin d’en faire un fromage, des tas de gens déçoivent et on finit par les oublier!

Oublier, non, elle n’a rien oublié… Elle a tout vérifié, tout est impeccable, clean, net. Elle a tout prévu, elle s’est faite les questions et les réponses… Elle a préparé ses affaires hier, fait trois checks ce matin… Le ménage est fait aussi, tout est à sa place. Il faut que les choses soient à leur place, sinon ça ne marche pas… Non rien ne marchera comme elle l’a décidé, ça ne marche jamais comme on l’a décidé. C’est fou

Fou de croire qu’on change comme on veut, rien ne change vraiment, on garde ses atavismes malgré tous nos efforts, on reproduit sans cesse les schémas qu’on a vécus même si on s’en rend compte… Analyser, comprendre, réfléchir, penser, se questionner , autant de verbes dont elle connait les accords sur le bout de son coeur.

Son coeur s’emballe, elle étouffe, elle sent des regards inquiets autour d’elle, des regards compatissants ou désolés, le sol se dérobe sous ses pas, son ventre lui fait mal, elle sent une veine gonfler sur son front, ses oreilles bourdonnent, elle sent sa gorge sèche et cherche de l’air, elle fouille dans ses affaires, elle cherche quelque chose, non elle donne simplement le change, elle ne dérapera pas, c’est ce qu’ils attendent tous, que le taureau s’écroule sous les coups du matador, que la fragile silhouette tombe de son fil, ILS ATTENDENT QU’ELLE S’ECROULE, OUI, C’EST CA, ILS VEULENT QU’ELLE S’ECROULE, LA

, c’est là qu’elle a mal, ses doigts se pressent sur son ventre, ses cheveux sont défaits, sa veste pend de manière indigne… Elle a envie de vomir, d’expulser la boule qui a fait son nid dans son estomac, de s’éventrer pour se saisir du corps étranger, pour extirper le parasite qui la vide de toute volonté depuis des années

Des années, à la supporter comme sa meilleure ennemie et à se soumettre à ses propres lois. S’éventrer pour s’en saisir et la regarder bien en face, cette angoisse qui lui étreint les reins dans une embrassade forcée, cette angoisse qui tient en joug sa spontanéité, qui triomphe dans touts les combats.

Les combats sont définitvement inutiles.

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A trop réfléchir, on passe à côté de…

Lundi 24 juillet 2006

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A chercher à faire ou à défaire les choses, à analyser à postériori ou à anticiper celles-ci, on se ligue contre la spontanéité du geste et on gâte la saveur des premiers instants, de l’inédit et de l’imprévu.

Amours citadines

Lundi 24 juillet 2006

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Encore à l’affiche, « Paris Je t’aime », c’est une production de 18 courts-métrages où des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes se rencontrent au hasard, espèrent, attendent et vivent des histoires d’amour qui commencent ou se finissent…

Autour de l’idée des rencontres amoureuses à Paris, Fanny Ardent, Gérard Depardieu, Marianne Faihtfull, Aïssa Maïga, Yolande Moreau, Nick Nolte, Nathalie Portman, Elijah Wood, Li Xin… et bien d’autres sont le jouet de réalisateurs et réalisatrices de tous bords : Olivier Assayas, Sylvain Chomet, E. et J. Cohen, Isabel Coixet, Wes Craven, Christopher Doyle, Bruno Podalydès, Walter Salles, Gus van Sant

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Au travers du Paris des quartiers bobos et populeux, des jardins, des rues musicales, des quartiers « étrangers » et des bars, des amours d’adolescents, des amours homosexuelles, des amours de passage, des amours insolites et drôles, des amours déçues se déploient tour à tour…

Images d’un Paris bruyant, lumineux, odorant et bigarré mais aussi d’un Paris « banal » comme le conclut une américaine, venue visiter la ville pour réaliser un rêve, une ville qui a suscité en elle un sentiment de joie et de tristesse : elle s’est sentie furieusement vivante.

Pour vous donnez une idée de cette production qui offre un regard parfois dépaysant sur une ville qu’on ne cessera jamais de redécouvrir , allez sur : Bandes annonces

Paris me fait cet effet à certains moments dans l’année, dans certains endroits: ces soirs d’ Eté vers minuit, sortie d’un pub enfumé, un peu éméchée au bras de mon compagnon; ces jardins d’Automne où assise seule sur un banc au Jardin du Luxembourg, j’ai la place de réfléchir; ces rues grisâtres des cimétières d’Hiver dans lesquelles le vent s’engouffre hérissant le poil des chats noirs et de mon écharpe en mohair rose; et enfin ces couleurs printanières et cette effervescence partout dans les rues, dans les magasins, sur les joues et dans les coeurs.

Mais Paris, c’est souvent pour moi les odeurs nauséabondes des métros (la gare du Nord, Les halles…) et la promiscuité dégoûtante avec les gens. C’est aussi la précipitation des corps stressés et survoltés dans les couloirs aux heures de pointe, le vacarme des talons violentant le sol, les langues qui claquent et les dents qui rient. Sans oublier, les rencontres génées avec les laissers-pour-contre, les raids des représentants du désordre….

Paris est une mégalopole puante, assassine et cruelle et pourtant je l’aime, moi aussi.

L’artiste expressionniste allemand G. Grosz offre dans cette toile intitulée The City (1917) sa perception de la ville. Lieu apocalyptique, elle éloigne les populations empressées de la Foi. L’architecture pointue et menaçante, les gens aux figures grimaçantes, les rues saturées d’images publicitaires… tout est infernal. La ville baigne dans une atmosphère oppressante et violente. Tout ce monde gesticule en proie à la fièvre urbaine.

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La balance de la vie

Lundi 24 juillet 2006

zen1.jpg Il faut souvent perdre pour gagner.


Hématome fait peau neuve!

Vendredi 21 juillet 2006

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