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Archive pour octobre 2006

La Fac et ses bienfaits…(qu’on recherche toujours!)

Mardi 31 octobre 2006

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« Plus t’es instruit, plus t’es abruti… ou t’es cuit, ou t’es frit, ou t’es perdi (ça c’est pour la rime.) »

(citation très sincère de Ze Emma nation, dont le cerveau rempli d’un savoir dont elle a honte s’est fait la belle depuis ses vacances et ne compte pas revenir de si tôt)

(réflexion que Ze Emma Nation partage avec elle-même devant sa glace depuis trois jours dans l’attente d’une réponse d’elle-même et qui décidemment tarde à arriver)

(pensée très impatiente de Ze Emma nation, persuadéee que son cerveau a passé un contrat dans la plus grande des confidentialités et rongé par la culpabilité n’ose plus se montrer)

(idée légèrement paranoïaque et surtout surréaliste de Ze Emma nation qui se dit que finalement c’était bien mieux quand elle était pas culturée, cultivée pardon! et que franchement on vit mieux dans son cerveau quand on est con)

(lubie bien enracinée chez Ze Emma nation finalement très contente depuis qu’elle ne traîne plus sa frêle carcasse à la fac mais se demande comment elle va faire à la rentrée si son cerveau y veut par revenir!!)

(méditation vraiment pas intéressante… non?!!!)

Cocorosie « Noah’s Ark »

Mercredi 11 octobre 2006

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Découvert avec leur premier album « La maison de mon rêve » grâce au très bon goût d’un pote (merci Fabien!), Cocorosie est une vrai bouffée de fraîcheur musicale. Mais Cocorosie c’est qui, c’est quoi et comment ça marche :

- alors, mon premier ce sont 2 frangines, Bianca & Sierra Casady aux voix ensorcellantes.

- mon deuxième ce sont plein de petits bruits de trucs et de bidules (crécelle, miaulement, roue de vélo, hénnissement, toy-piano, clochettes, sourdines, machins indéfinissables, …)

- et mon tout est un joyeux capharnaüm symphonique!

Avec « Noah’s Ark » (leur deuxième album), les Cocorosie continuent leurs explorations de leur univers enfantin, nostalgique et mélancolique. On y retrouve avec émotion les mêmes caractéristiques que leur premier album au travers 12 morceaux féériques : le lyrisme des voix des soeurs Casady, l’instrumentation variée (harpe, piano, xylophone, …), les bruits d’animaux (chats, vaches, …) confèrent à cet album toute son originalité.

Je recommande cet album à tous les fans d’ambiances musicales à la Björk, Stina Nordenstam, Emilie Simon ou des étranges I Monster avec leur album « Neveroddoreven« !

A noter que vous connaissiez peut être déjà la musique de Cocorosie à travers la publicité pour le parfum Amour de Kenzo avec le sublime morceau « Good Friday » tiré de l’album La maison de mon rêve.

Les aventures de Michel Swing (coureur automobile)

Mercredi 4 octobre 2006

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Michel Swing est un des plus grands coureurs automobile de sa génération. La compétition fait rage dans les milieux sportifs et cela provoque par moment les égarements d’une concurrence jalouse et envieuse. Suite à divers attentats manqués, Enzo Ferriri le coach de Michel fera appel à Brexson Bright l’un des meilleurs agents du FBI. Puis, au cours de nombreuses péripéties, Gail Hunter la belle journaliste tombera sous le charme de notre sympathique héros. Tous ensemble ils tenteront de déjouer les plans démoniaques de John Murdock « l’Empereur du Crime« .

Les Aventures de Michel Swing (coureur automobile) sont nées d’une idée de feuilleton complètement improvisé, réalisé à 4 mains par Pascal Jousselin et Brüno. L’idée principale de ce projet était sa réalisation sans filet : les auteurs, chacun à tour de rôles, devaient réaliser une planche sans aucun plan de scénario prédéfini. Cela ne laissait donc aucune idée de la tournure des évènements. Une sorte de cadavre exquis en somme et qui n’est pas sans rappeler les expérimentations de L’Oubapo.

L’Oubapo : Ouvroir-de-Bande-Dessinée-Potentielle (petit frère de L’Oulipo : Ouvroir-de-Littérature-Potentielle), revue éditée par L’Association regroupant les travaux expérimentaux de plusieurs auteurs (Etienne Lécroart, Killofer, Lewis Trondheim, Jochen Gerner,…) sous la houlette de Jean-Christophe Menu, Etienne Lécroart et Thierry Groensteen.

Si vous ne connaissez pas cette revue, je vous en recommande vivement la lecture!

Voici les 4 numéros disponibles :

OuBaPo.gif oubapo 2.jpg Oubapo 3.gif oubapo 4.jpg

Le travail de Pascal Jousselin et de Brüno n’a pas trouvé de limite lors de la réalisation de ce récit. Au milieu de la saga, ils se sont astreints à une nouvelle contrainte où le nombre des cases de chaque épisode serait défini par le lancer d’un dé à 12 faces (en plus de l’intervention surprise d’autres auteurs au projet : Jean-Philippe Peyraud, Alfred, Lionel Chouin et Zanzim). Au vue d’un engouement croissant du public, Les Aventure de Michel Swing (coureur automobile) bénéficia de la mise en ligne d’un site internet : Venez suivre les aventures de Michel Swing ici!

L’ambiance, l’humour et le ton du récit sont franchement potaches. On pourrait le définir comme une parodie de Michel Vaillant croisé avec la série des Fantomas de De Funès en passant par James Bond et les films de Kung-Fu de Hong-Kong. Une grosse partie de rigolade! De plus Jousselin et Brüno se sont amusés réciproquement à se faire quelques petits « coups-de-putes » en terminant certains épisodes de façon à mettre les personnages dans des situations difficiles voire inextricables.

C’est tout cela que les excellentes éditions [treizeétrange] vous propose de retrouver avec en prime des 100 épisodes de Michel Swing, des bonus crétins : l’épilogue de la saga, une interview exclusive de Michel swing, des commentaires sportifs dignent de Thierry Rolland et Jean-Michel Larqué, des publicités délirantes, ainsi que quelques révélations croustillantes sur la réalisation des épisodes et une aventure inédite!

lespovtypeudlespace.jpgSi vous êtes séduits par le concept d’album improvisé à 4 mains, je vous recommande la lecture de cet autre album : « Les Pauvres Types de l’Espace » par Guillaume Bouzard et Pierre Druilhe aux éditions Six-Pieds-Sous-Terre.

Bibiliographie selective des auteurs :

BRÜNO : Nemo (4 tomes et une intégrale parues aux éditions [treizeétrange]) / Wanted (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / Cold Train (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / 50 Portraits of Jazz (paru aux éditions [treizeétrange]) / Le guide Crânien (paru aux éditions La Chose) / Mais que fait la Police? (one shot paru aux éditions La Chose) / Vitr le Mô (one shot paru aux éditions La Chose) / La Décimation (one shot aux éditions Le Cycliste) / Inner City Blues (3 tomes parus aux éditions Vent d’Ouest)

Site de Brüno

Site des éditions [treizeétrange]

PASCAL JOUSSELIN : Fiesta (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / Insomnies (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / Pas d’enfance pour les héros (Voltige & Ratatouille Hors-Série aux éditions [treizeétrange]) / Les Voleurs de salsifis (Voltige & Ratatouille tome 2, dessin de Steve Baker aux éditions [treizeétrange]) / Le Kangourou qui ne voulait pas sauter (paru aux éditions Deleatur)

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« La Traque », un vrai calvaire

Lundi 2 octobre 2006

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Apparu dans les années 70, le Survival à toujours était considéré comme un sous-genre du cinéma d’horreur. Pourtant il a donné naissance à de grands films d’horreur qui n’hésitaient pas à montrer la bestialité enfouie au tréfonds de l’âme humaine (revoyez les grands classiques du genre : « The Texas Chainsaw Massacre (1974) » de Tobe Hooper ou « Deliverance (1972) » de John Boorman). Depuis quelques années maintenant le Survival semble inspirer bon nombre de réalisateurs de toutes nationalités : Greg McLean (Australie) avec « Wolf Creek » (2005), Eli Roth (Etats-Unis) avec « Hostel«  (2005), Neil Marshall (G-B) avec « The Descent » (2005) ou encore Alexandre Aja (France) avec « La Colline à des yeux«  (2006).

Les bases scénaristiques du Survival partent souvent du même postulat et c’est à cela qu’on le reconnaît. De manière générale on assiste à l’évolution d’un personnage obligé de se défendre comme il peut ou de subir des évènements qui ne cessent de basculer vers des sommets de barbarie et, où l’humanité fait place à l’instinct primal de l’homme. Le plus souvent ce personnage finit par combattre ses assaillants dans un déferlement de violence plus ou moins perverse ou choisi de se laisser mourir.

En parfaite résonnance avec ce principe est sorti en 2004 « Calvaire« , le premier film du cinéaste belge Fabrice Du Welz (film actuellement disponible en DVD.)

CALVAIRE.jpgL’histoire : Marc Stevens (Laurent Lucas vu dans « Harry, un ami qui vous veut du bien » de Dominik Moll ) est un chanteur itinérant. De village en village, il procure un plaisir simple aux petits vieux des hospices et alimente les fantasmes des vieilles émerveillées par son tour de chant. Puis il reprend la route, vers de nouvelles aventures à la rencontre de son public. Mais il tombe en panne au milieu de nulle part. M. Bartel (Jackie Berroyer vu dans « Le Péril Jeune » de Cédric Klapisch), un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l’a quitté, le recueille. L’homme semble sympa mais légèrement arriéré et particulièrement intriguant. C’est alors que commence le cauchemar de Marc : M. Bartel voit en lui l’incarnation de son ex-femme et tout le village est persuadé que celle-ci est rentrée au pays.

Calvaire (nm) : Suite d’épreuves douloureuses. ETY Du lat. calvaria, »crâne », nom du lieu-dit de la crucifixion du Christ.

Jamais un film n’aura aussi bien porté son titre! Ce film est une véritable descente aux enfers pour le personnage déphasé et traumatisé de Laurent Lucas (prodigieux dans son interprétation). Jackie Berroyer est tout simplement méconnaissable dans son rôle, la détresse affective de son personnage suscite beaucoup d’amertume et de pitié. N’oublions pas également la très juste interprétation de Philippe Nahon (« Haute Tension » d’Alexandre Aja), Jo Prestia (« Irreversible » de Gaspard Noé, « 36 Quai des Orfèvres » de Olivier Marchal) et Jean-Luc Couchard (« Dikkenek » de Olivier Van Hoofstadt) en paysans dégénérés, brutaux et zoophiles. Une des séquences les plus impressionnantes du film est celle dans laquelle ils se mettent à se tortiller dans une danse frénétique et absurde au son d’un piano désaccordé! Jubilatoire et inquiétant! Avec « Calvaire » Fabrice Du Welz livre un film couillu, sans concession, brutal, crépusculaire et, où le spectateur ne ressort pas indemne (je boue d’impatience de voir le deuxième long-métrage de ce « futur grand du cinéma d’horreur »!). A la vision de ce film, certains reconnaîtront les influences marqués de Fabrice Du Welz : passant des ambiances hitchcockiennes, à la tension dramatique de « Deliverance » jusqu’à la référence au film « La Traque » de Serge Leroy réalisé en 1975.

LA TRAQUE.jpgL’histoire : Helen Wells (Mimsy Farmer vu dans « More » de Barbet Schroeder « un pur trip Pink Floydien!« ), une jeune Anglaise venue en Normandie pour y louer un relais de chasse, a le tort de rencontrer sur son chemin des chasseurs qui traquent le sanglier. Il s’agit d’un groupe de sept hommes que la solidarité de chasse lie par-dessus tout. Issus de la bonne bourgeoisie, ils incarnent la France des notables. Albert (Jean-Pierre Marielle) et Paul (Philippe Léotard), les frères Danville, violent la jeune femme sous l’œil désapprobateur de leur timide compagnon Chamond (Michel Robin vu dans « La Chèvre » de Francis Weber, « Les Petites Fugues » de Yves Yersin). Helen parvient à blesser Paul avant de prendre la fuite dans les bois. Pour éviter le scandale Albert se met à la poursuite de la jeune femme afin de lui proposer un mutuel silence. L’attitude suspecte d’Albert et ses explications maladroites alerte ses compagnons. Ainsi ils découvrent la vérité et après s’être concertés se décident eux aussi à étouffer l’affaire au plus vite. Seul Philippe Mansart (Jean-Luc Bideau vu dans « Et la Tendresse?…Bordel! » de Patrick Schulmann) manifeste quelques scrupules, seulement il se fait très vite rappeler à l’ordre par David Sutter (Michel Lonsdale vu dans « Hibernatus«  d‘Edouard Molinaro) mari de sa maîtresse mais sourtout souteneur de son élection au Conseil Général. La tension monte dans le groupe d’ami et la mort de Paul suite à ses blessures finit de condamner le sort de la jeune femme blessée, à bout de force et perdue dans un marais oppressant.

Le phénomène du Survival était un genre assez rare en France dans les années 70 (hormis « La Traque« , je n’ai pas trouvé de film similaire dans le cinéma français de l’époque!). Cependant et malgré un manque de notoriété évident (je ne connais pas beaucoup de gens qui se rappelle de ce réalisateur!) Serge Leroy (1937-1993) était un de ces réalisateurs surdoués, capables de réunir dans un même film les plus grosses pointures de l’époque : Jean-Pierre Marielle, Philippe Léotard, Jean-Luc Bideau, Michel Lonsdale, Michel Constantin,… au service d’un scénario dérangeant, abject et dénonciateur d’une certaine classe sociale! Pas une fois le film ne cède à la facilité, épargnant ainsi au public le sempiternel happy-end!

Suite à ce film, Serge Leroy réalisera en 1982 « Légitime Violence » (un de ses films les plus connus!), polar tragique et violent (sorte de « Justicier dans la ville » à la française) avec Claude Brasseur, Véronique Gennest, Thierry Lhermitte, Valérie Kaprisky et Christophe Lambert.

Alors ami lecteur si tu aimes les sensations fortes, les situations piquantes et que tu es légèrement atteint, les Survivals sont pour toi ! Sur ce, bon film et à bientot pour de nouvelles aventures cinématographiques !!!

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