Archive pour avril 2007

Bon Anniversaire en retard à Greg

Dimanche 29 avril 2007

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Et voila un magnifique spécimen de SANGOUROU SAMURAI pour souhaiter un joyeux anniversaire à ce vieux GREG!!!

Le Sangourou est un animal vivant dans la forêt de Rambouillet, né des amours dépravés et contre-nature des kangourous avec les sangliers!

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C’est SON anniversaire, et pas celui d’sa mère…

Jeudi 26 avril 2007

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Emma fête ses 32 printemps aujourd’hui ! Alors, JOYEUX ANNIVERSAIRE MA BELLE!

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Cavaliers Faciles de Pascal Rabaté

Lundi 23 avril 2007

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En septembre 2006 a eu lieu le deuxième festival du film Grolandais à Quend. Malheureusement nous n’avions pu nous y rendre faute de moyens, de temps et de transport. Alors vous comprendrez ma joie non dissimulée lorsque la semaine dernière Jules-Edouard Moustic de l’émission « Une semaine au Groland » diffusée sur Canal+, a annoncé la programmation d’une partie des films du festival dans certains cinémas parisiens. Parmi la sélection proposée, j’ai eu la grande surprise de découvrir le film de Pascal Rabaté « Cavaliers Faciles« (certainement le film le plus grolandais du festival, d’après Benoit Delepine!).

Pascal Rabaté, ce nom ne vous évoque rien? MMHHH?… Mais si souvenez-vous, faites un effort, il s’agit évidemment d’un des meilleurs auteurs de BD en France. Pour preuve, lisez où relisez donc ses albums :

piedsdedans.jpg ibicus.jpg petitsruisseaux.jpg La série en 3 tomes « Les Pieds Dedans« , la série en 4 tomes « Ibicus« , ou encore plus récemment son one-shot « Les Petits Ruisseaux » (album que j’avais chroniqué à l’époque de sa sortie et que vous pourrez retrouver sur ce post).

Il faut savoir qu’entre le cinéma et la bande dessinée, c’est une grande histoire d’amour! Pour preuve, de temps à autres, certains auteurs de BD passent derrière la caméra. Je citerai donc en vrac, pour mémoire les films des auteurs-réalisateurs les plus connus:

lauzierbd.jpg filmlauzier.jpgGérard Lauzier : « Pt’it Con« , « Mon Père ce Héros« , « Le Fils du Français« , « Le plus beau métier du monde« .

bdcaro.jpg filmcaro.jpgMarc Caro : « Delicatessen (en collaboration avec Jean-Pierre Jeunet)« , « La Cité des Enfants Perdues(en collaboration avec Jean-Pierre Jeunet)« , et très prochainement « Dante 01« .

bdjodo.jpg filmjodo.jpgAlessandro Jodorowsky : « El Topo« , « Santa Sangre« , « La montagne Sacrée« .

bdbilal.jpg filmbilal.jpgEnki Bilal : « Immortel ad vitam« , « Bunker Palace Hôtel« , « Tykho Moon« .

bdtronchet.jpg filmtronchet.jpg Didier Tronchet : « Le Nouveau Jean-Claude« .

Mais revenons au sujet qui nous occupe « Cavaliers faciles » réalisé, écrit et interprété par Pascal Rabaté sur une idée de Phil Jean et Dick Rabaté.

lescavaliersfaciles.jpgL’histoire : Les frères Ducon (Pascal Rabaté et Philippe Jean) ont un rêve: Traverser les Etats-Unis d’est en ouest sur de gros choppers. Seulement voilà, les frères Ducon sont français, chômeurs, et roulent en mobylette et en voiture sans permis. Loin de se décourager, ils prennent la route du Pays de Loire pour un road-movie champêtre, atypique et parfois sauvage.

Bon mais pour en dire un peu plus : ATTENTION SPOILER SUR LES LIGNES QUI SUIVENT! Seulement, ça me fait plaisir de vous en dire davantage sur ce film, tellement j’suis enthousiate!

Au commencement étaient deux frères affublés de t-shirt de footeux ridicules de l’équipe de France aux noms de Zidane et Barthez. Accoudés au comptoir, au milieu de quelques habitués dans un rade moisi, Phil et Dick, « les frères Ducon« , soufflent alternativement dans un éthylomètre pour savoir lequel des deux est le plus bourré. Le jeux se termine lorsque les deux frères s’effondrent raides murgés sur le sol blafard du bistrot. Piteux lendemain d’cuite, tête d’enclume, ASPRO dans la bière, môme insupportable déguisé en Dark Vador braillant, plus qu’une chose à faire: s’préparer pour le grand départ!

Le Easy-Rider champêtre ou le « pétrolette-movie » peut commencer. L’un au volant d’une voiturette rouge sans permis et customisée d’autocollants Yacco pour lui donner l’air d’une voiture de course, l’autre au guidon d’une mobylette bleue, blanc, rouge et tirant une petite remorque. Sur un air de Steppenwolf reprit par Les Torves façon flonflon, accordéon, trompette et voix cassées, nos deux héros s’éloignent au jour pointant vers une aventure pleine de promesses et d’imprévus.

D’étape typique en étape vinicole, leur chemin s’arrête à une cinquantaine de kilomètres de leur point de départ sur les bords de la Loire. Le temps de planter la tente, les voilà repartis vers une baignade estivale en string homme et caleçon long dans un espèce de point d’eau plus que suspect. Quelques bières, deux trois bouteilles de pinard, des cannes à pêche, une grosse boîte d’asticots, l’appât pour attirer ces cons de poissons et voilà, la pêche peut commencer!

Un brin de toilette s’impose! Douche, rasage, coupe des ongles de pieds trop longs, blanc correcteur sur les chicots pour faire illusion, nos deux french-cow-boys sont prêts pour aller picoler et draguer à la Fête à la Grenouille de Neuillé. Un nombre impressionnant de bières et de verres de vins plus tard, Phil est à la ramasse et cuve effondré sur le sol tout l’alcool ingurgité, tandis que Dick emballe une pocharde locale. Dans un élan de romantisme incertain, les amants forniquent dans la tente tandis que Phil s’échoue on ne sait où. Au matin, Dick ramène sa dulcinée chez elle pour découvrir avec amertume que la gourgandine est mariée et pratique l’échangisme avec un mari poilu et bedonnant. L’amour n’est pas toujours facile à trouver pour un chômeur alcoolo et dégarni comme Dick. Après que ce dernier ait déchargé sa colère sur un poteaux électrique, les deux compères reprennent la route.

Après moult péripéties sur un air de « Hotel California » trompetté par Vincent Malone, ils arrivent à Saligny pour La Grande Fête de la Brouette. Course de brouettes, paris sur les courses de cochon, agilité à la pelleteuse et toujours picole à foison, la fête bat son plein à Saligny. Dans la foule, une femme se distingue. Elle porte une perruque frisée aux couleurs du drapeau français et le même t-shirt Zidane que Dick, chose qu’il remarque immédiatement. Trouvera-t-il enfin ce qu’il recherche avec elle? Seul l’avenir le dira. En attendant, les frères Ducon sirotent du pinard dans la cave de la belle, en compagnie de la maman affublée, d’un costume de Superman, au beau milieu d’une collection hallucinante de nains de jardin.

Mais le cow-boy est ainsi fait, à la manière de Lucky Luke qui s’éloigne dans le soleil couchant, il ne peut pas vraiment se poser et jouïr du bonheur d’une relation incertaine, malgré les moments d’extase suprême. Ainsi, on comprend mieux pourquoi les deux frères repartent sur la route encore (« on the road again »).

Néééé pour êtrre sauvaaaage hurle la chanteuse, tandis que les Ducon s’éloignent. Pendant que Dick s’arrête pour prendre un auto-stoppeur, Phil tombe en rade avec sa mobylette sur le bord de la route. Et là, c’est le drame! Dick redémarre sans ce rendre compte que son frère ne peut plus le suivre. Heureusement pour Phil, une bande de motards l’aide à réparer sa mob et à rattraper son frère. Mais au moment où ils arrivent à la hauteur de la voiturette, elle se fait renverser mollement par une voiture. Plus de peur que de mal; Dick et l’auto-stoppeur n’ont rien et la voiturette est vite redressée par les motards. Cependant l’automobiliste, qui se trouve être le monsieur météo de la chaîne locale, entend que l’on rédige un constat d’accident dans les règles sous le regard plein de reproches de Dick. Evidemment la situation s’envenime et le pauvre mec se retrouve submergé par la bande de motards, les frère Ducon et l’auto-stoppeur qui tous ensemble, lui atomisent sa voiture après lui avoir demander de faire la météo. L’incident clos, tout le monde reprend sa route vers de nouvelles aventures.

Le film ce termine quelques mois plus tard, sur une vision familiale des femmes de la maison avachies sur le canapé, une vision pour le moins Simpsonesque.

Réaliser durant deux étés en Anjou (au passage la région n’a pas voulu financer le film), Cavaliers Faciles est un vrai film de potes, drôle, touchant, burlesque et cocasse. Pascal Rabaté arrive à insuffler autant d’émotions dans « ce truc-fiction-documentaire » comme il dit, que dans ses albums. J’y est retrouvé son souci de la mise en scène, de la narration et surtout des situations et des personnages qui font la richesse de son univers. Il exploite également sa maitrise du cadrage pour créer des ambiances très BD (le plan de caméra au raz de l’eau qui permet de voir les poissons et les pêcheurs en est un bel exemple!). La bande-son est complètement raccord avec le décalage des images et du contexte. Bravo donc au groupe Les Torves, à Bienayme-Tchebitchev, à Vincent Malone « Le Roi de la Trompette » pour tous ces doux moments de rigolade musicale. Rare fait au cinéma, le film n’est pas étalonné, ce qui lui procure un aspect de film de vacances, fait à la maison assez rigolo.

Pour toi lecteur qui n’a pas vu ce film, je te recommande de faire un tour sur le site du distributeur Brut Productions, pour découvrir les trois magnifiques bandes annonces de Cavaliers Faciles!

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un mois d’avril à la Chocolaterie

Lundi 2 avril 2007

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