Archive pour août 2007

La banlieue c’est pas rose, d’la banlieue j’ai ma dose,… le retour!

Mardi 21 août 2007

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Il y a un an, j’ai rédigé un post très énervé sur la banlieue dans la catégorie COUP D’GUEULE dont le titre était « La banlieue c’est pas rose, d’la banlieue j’ai ma dose…« Suite à un commentaire assez désobligeant et toujours aussi énervé de voir que rien ne change, j’ai décidé d’écrire une suite à cet article. Mais avant cela, je vous laisse apprécier la teneur du commentaire et de nos réponses adressées à ce sinistre individu :

Commentaire de leglocketmagnum au sujet du post La banlieue c’est pas rose, d’la banlieue j’ai ma dose… :

- espece de peti enculer c’est a cause de qui si on es comme ca?refleci conar

Voici ma réponse :

- Tout d’abord monsieur leglocketmagnum, je tenais à vous féliciter pour votre orthographe et surtout votre élocution! Votre propos est vraiment constructif et interpelle immédiatement le lecteur averti! Non vraiment, cela me fait plaisir d’avoir un témoignage d’un vrai jeune de banlieue qui, on le sent, a des choses intéressantes et importantes à dire! Alors maintenant que vous vous êtes exprimé, laissez-moi vous dire le fond de ma pensée : vous reflétez exactement le type d’individus dévoyés et sans scrupule que je dénonce dans mon article. Vous êtes une vraie caricature haineuse et vociférante incapable du moindre dialogue! Contrairement à vous, je réfléchis quand j’écris. Je trouve facile de se poser en victime comme vous le faites systématiquement! Alors oui, c’est à cause de qui si vous êtes comme ça pour reprendre votre propos? Et bien, de vous-mêmes. Vous êtes sensé être un être humain doué de réflexion, non? A moins que je ne me trompe et que je ne m’adresse à un singe du zoo de Vincennes. Dans ce cas-là, désolé pour ce mail ami macaque! Reprenons donc le dialogue après cette digression! Si vous faisiez un effort pour réfléchir un brin (mais attention à la rupture d’anévrisme!), vous vous rendriez compte que vous n’êtes certainement pas le seul à souffrir d’un système inégal et que si vous vous sentiez un petit peu plus concerné (au lieu de penser à votre petite personne égoïste) vous agiriez en conséquence pour aider à changer les choses plutôt qu’a les empirer. Tous les jeunes de banlieue ne sont heureusement pas tous des caricatures comme vous me semblez l’être! J’en connais quelques-uns qui se bougent pour la cité et qui ont des actions vraiment constructives! Au lieu de vous en prendre aux gens qui habitent la cité (qui se trouvent dans la même situation que vous la plupart du temps!), prenez vos couilles en bandoulière et partez manifester devant l’Elysée, incendiez des voitures de ministres pour vous défouler, car eux, auront les moyens de s’en racheter une! Au lieu d’agresser des gens paisibles qui ne vous dérangent en rien, osez vous en prendre à ceux qui font les lois si vous en êtes capable! Quand on se fait appeler leglocketmagnum, il faut assumer jusqu’au bout son statut de Tony Montana du pauvre! J’espère que mes propos ne vous auront pas choqué et vous feront mieux prendre conscience de l’énervement de mon article sur la banlieue! Je ne me fais aucune illusion quand à une éventuelle réponse construite et développée de votre part et laissez-moi vous dire que je ne vous salue pas!

Et maintenant la réponse d’Emma :

- Je me joins à mon ami d’écriture pour m’adresser à toi car je suis perplexe, tu permets que je te tutoies. Laisse-moi d’abord pleurer gentiment sur ton épaule: Mais, qui es-tu? Tu vis où? Tu fais quoi de ta vie? Désolée pour ces indiscrétions mais ta réaction à cet article me fait me poser certaines questions sur toi et ton rapport au monde. Pire, je me demande si tu fais exprès d’avoir l’air d’un gros nase. Tu te forces, là?! Tu sais que des milliers de gens vont te lire, tu aurais pu faire un effort d’écriture! J’ai dû te reprendre à trois fois pour comprendre ce que tu as voulu dire. En fait, tu cries car tu es choqué par l’article, tu vocifères parce que t’as la rage d’être ce que tu es, tu hurles pour quoi en fait? J’ai pas vraiment saisi. Du coup, au lieu de t’accorder un quelconque crédit et d’essayer de te comprendre, je te prends pour un sale roquet. Dommage. Si tu as réagi, c’est que tu voulais t’exprimer, être entendu… Mais, on n’y comprend que dalle à tes borborygmes. Apprends d’abord à aligner deux mots sans faire de fautes et à poser des vrais arguments personnels et percutants, quitte à avoir l’air d’un naïf, d’une fleur bleue, d’un psychopathe… on pourra enfin parler d’homme à homme. Vraiment ton propos, camarade, a failli m’intéresser. Toutefois, pour l’instant, je n’y entends que jérémiades. Ce qu’on écrit nous, on le fait avec nos tripes. Et toi, les tiennes, elles sont passées où? Alors arrête de te donner un genre, mec de banlieue rebelle, bla, bla,bla… t’es plus à la mode. La mode est à l’insurrection intellectuelle. A bientôt.

Ceci étant dit, vous conviendrez avec moi que ce genre de commentaire pousse à ce genre de réponse, non? En tout cas, cet été le bordel nocturne continue, un ramassis de parasites en survet’ pollue la quiétude de nos nuits par sa musique douteuse et merdique. Comme toujours, ce sont les roquets et la racaille qui emmerdent le monde en nous tyrannisant et comme toujours les flics ne peuvent rien faire. Rien ne change ici dans la ville de S(93), c’est déjà pas la panacée d’habiter en HLM, mais quand vous vivez ça à l’année, ça devient carrément l’enfer. Je ne souhaite ça qu’à mon pire ennemi! La petite nouveauté cette année, c’est l’installation d’une caravane en bas de notre immeuble, habitée par cette saleté de racaille. Je vous laisse imaginer le cirque. C’est bien simple, l’entrée de l’immeuble ressemble à une déchetterie. Mais qui paie les charges de l’immeuble? Ce sont des locataires comme nous! Nous payons donc pour les conneries (incendies de poubelle) et le ménage (les ordures répandues systématiquement au bas de l’immeuble, ces mecs n’ont aucune notion d’hygiène en plus!) Nous devons, de surcroît, subir leur présence toute la journée et toute la nuit. Honnêtement, trouvez-vous cela normal de devoir payer pour ces gens? Moi vraiment pas, surtout que la plupart des parasites en question n’habitent même pas l’immeuble! Le comble est que si vous osez vous rebeller, vous êtes harcelé par des insultes en rentrant ou en sortant de chez vous, classe, non? Des vrais rebelles quoi, qui n’ont peur de rien croyez-vous? Que nenni des vraies lopettes. Dès que les flics déboulent, c’est une vrai volée de moineaux! En résumé, voilà des gens qui gagnent leur vie en vendant de la drogue au bas de l’immeuble -sans être inquiétés par les flics au passage! quand ils en chopent un, il ressort 2 jours après. Ils font chier les locataires avec une réelle volonté de nuire, squattent à longueur d’année les halls de HLM et n’ayant pas de nana, doivent se sodomiser sauvagement dans leurs bagnoles (ce qui expliquerait pourquoi ils passent leur temps à brailler!) Le fascisme de ces individus m’amène à des idées de torture et de meurtre!

ATTENTION SEQUENCE DEFOULOIR GRATUIT (âmes sensible s’abstenir) :

J’aimerais vraiment, mais vraiment : Tous les enfermés dans leur caravane et coulé du lisier par le toit pour les étouffer dans la merde. Les énucléer à la p’tite cuillère, passer leurs yeux au mixer et les leur faire bouffer histoire qu’ils fassent une introspection au sens propre du terme. Les obliger à prendre une douche, mais remplacer l’eau par de l’acide, comme ça, je suis sûr qu’ils seraient décrassés. Leur coincer la tête dans des pièges à loup et les laisser s’arracher la face. Leur attacher les tripes, les accrocher à l’arrière de leurs scooters, rouler très vite et lâcher leurs pittbulls après eux! Les enfermer dans leurs bagnoles, souder les portières et les laisser devenir sourds en les forçant à écouter l’intégrale de Céline Dion. Remplacer leur joint par du maïs transgénique pour qu’ils crèvent à petit feu, flippés comme des tarés. Leur couper les couilles, les coller au micro-ondes et leur faire voir quand elles explosent. Les obliger à manger du porc, des saucisses et du pâté et faire péter leur foi et leur foie.

Voila pour cette fois! Mais je pense que tant que nous habiterons dans l’coin, les coups d’gueule se répèteront! Alors à bientôt, pour une prochaine séance de défoulement!

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Cinémal-barré

Lundi 20 août 2007

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Voila un p’tit moment que je n’ai pas pris la souris et le clavier pour pousser mon coup d’gueule. Et bien me voilà de retour avec mon coup d’boule à la face des dirigeants de l’industrie du cinéma et plus particulièrement des distributeurs!

1er Coup de gueule : Habitué régulier des salles obscures (je vois à peu près 15 à 20 films dans le mois, enfin selon les sorties!) et lecteur assidu du mag-ciné Mad Movies, il m’arrive très souvent d’attendre la sortie en salle de certains films repérés longtemps à l’avance. Alors imaginez ma déception lorsque j’apprends que le film tant attendu n’est pas distribué dans les salles de ma région! Cette année, le phénomène s’est produit avec le film de idiocracy.jpgMike Judge (créateur de la série animé Beavis et Butt-Head) Idiocracy, une histoire d’anticipation cinglante: après une expérience de sommeil cryogénique qui a dérapé, un type moyen se réveille 500 ans plus tard dans un monde où l’humanité a régressé au stade de débile profond. Il devient l’homme le plus intelligent de la planète. Plus récemment pathfinder.jpgPathfinder, un film évoquant la rencontre historique entre les vikings et les amérindiens de Marcus Nispel (réalisateur du remake de The Texas Chainsaw Massacre version 2003) a connu le même sort. Mais il faut savoir que ces 2 films ne sont pas les pires cas de sorties scandaleuses. pusher.jpgEn 2006 la trilogie Pusher du réalisateur danois Nicolas Winding Refn n’est sortie que dans une seule salle dans toute la France, H-O-N-T-E-U-X! En somme et comme toujours, le public doit subir le joug des gens-qui-savent-mieux-que-tout-le-monde pourquoi, comment et quand un film doit sortir ou pas, j’ai nommé LES DISTRIBUTEURS! Tout comme certains critiques cinéma… On se demande s’ ils prennent le temps de voir les films qu’ils saquent. Je pense qu’ils se fient plus à la réputation du film qu’au travail des réalisateurs, des scénaristes ou des acteurs. La preuve, il suffit de regarder les programmations des salles et le temps que certains films restent en salles par rapport à d’autres. Exemple : à l’époque où est sorti ce gros étron qu’est Schrek le troisième, est sorti très discrètement La Traversée du Temps, un magnifique film d’animation japonais du réalisateur Mamoru Hosoda adapté d’un roman de Yasutaka Tsuitsui (l’auteur de Paprika.) Le premier a dû rester à peu près 3 mois en salle tandis que l’autre n’a bénéficié que d’une durée de 2/3 semaines, éloquent n’est-il pas? Mais la dictature des dirigeants du cinéma ne s’arrête pas là, ce qui m’amène à mon deuxième coup de gueule!

2ème Coup de gueule : ecranpleinair.jpgPendant les vacances d’été, vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques années, pas mal de communes proposent à leurs habitants des projections de cinéma en plein air gratuit. Le concept est plutôt sympa et original et il plait énormément. C’est aussi un très bon moyen pour offrir la culture pour tous et de promouvoir certains vieux films peu connus ou de revoir des block-busters qui ne passent plus dans les salles. Et bien, à plus ou moins long terme, cette idée pourrait bien disparaitre sous la pression de plus en plus pressante des professionnelles du cinéma. Je m’explique : comment s’organise une séance en plein air dans une ville? Tout d’abord, pour la plupart du temps ce sont les institutions de la ville ou de la région qui mettent en place la manifestation auprès de prestataires de services spécialisés dans la projection de films en plein air. Ensuite, une demande d’autorisation est faite auprès du CNC (Centre National de la Cinématographie) par l’intermédiaire de la DRAC (Direction Régionale des Actions Culturels). Ce système fut mis en place suite à des pressions des exploitants de salles et pour une règlementation sévère des projections publiques non commerciales (à noter que les films proposés pour le plein air sont soit des films classiques, soit des films qui ont plus d’un an d’exploitation en salle et vidéo, ce qui n’est pas une réelle concurrence pour les salles quand on y pense!) Quand la demande d’autorisation est validée, le programme des projections est mis en place. Les films sont commandés par le prestataire de services directement aux distributeurs. Oui, oui, les mêmes distributeurs nommés un peu plus haut dans cet article! Et que font-ils nos chers distributeurs pour promouvoir la culture pour tous? Et bien pour les plus gros comme WARNER , ils facturent 1500€ le prêt de la bobine pour toutes les projections à but non commercial! C’est t’y pas sympa tout ça? Sachant que le catalogue WARNER est un des plus demandés, vous imaginez les possibilités pour les organisateurs? Soient ils paient, soient ils revoient leur programme à la baisse, soient ils changent leur choix de film, pour des films à moins de succès mais aussi moins chers. Si on ne se méfie pas, les petits festivals cinéma de l’été ouvert au public ainsi que les prestataires de projection en plein air pourraient bien être obligés d’arrêter faute de subventions ou sous la pression des industriels du cinéma.

3 ème Coup de gueule : etrangefestivale.jpgL’étrange festival est une manifestation cinéma qui existe maintenant depuis 14 ans sur la ville de Paris et plus récemment sur la ville de Strasbourg. Le but de ce festival est de faire découvrir un cinéma marginal en proposant des films décalés, excentriques, ou bien barrés et des rencontres avec ceux qui les font ou qui les interprètent. C’est ainsi que la plupart des passionnés de cinéma-bis ont découvert entre autres, le réalisateur japonais Takashi Miike (la trilogie Dead or Alive, Ichi the Killer, ou plus récemment The Great Yokai War) un des réalisateurs favoris du festival. Le rendez-vous avec l’étrange a lieu vers la fin août/ début septembre au Forum des Images (sauf l’année dernière où le festival a été déplacé sur le grand REX et le Cinéma du Monde.) Vous imaginez bien qu’une manifestation telle que celle-ci est attendue par une belle brochette d’amateurs capables de venir de loin pour y assister. Or, vous comprendrez donc mon amertume et ma déception lorsqu’en me rendant sur le site du festival, j’ai appris que le rendez-vous de 2007 était annulé (sur Paris) faute de financement. Je trouve lamentable que le service culturel de la ville de Paris ne fasse rien pour aider à maintenir une telle manifestation unique et originale. Alors, laissez-moi vous poser la question, comment fait-on pour découvrir des films un peu différents lorsque les festivals qui leur étaient dédiés disparaissent?

4 ème Coup de gueule : sallecinema.jpgDans le courant des années 70 jusqu’à la fin des années 80, on trouvait beaucoup de salles spécialisées dans le cinéma d’exploitation. A cette époque, on pouvait pour 8 ou 10 francs (soit 1,50€) assister à des doubles programmation. Les films projetés mettaient en scène pour la plupart du sexe, de la violence, de l’horreur et n’avaient qu’un seul but, faire du pognon avec des sujets racoleurs. Lorsque les salles ont commencé à disparaitre, bouffées par la concurrence de la télé et de la vidéo, ces films (reniés et dénigrés par la critique) ont pratiquement disparu également. Toutefois ce genre de cinéma survit encore un peu maintenant grâce à des réalisateurs qui sortent leurs films directement en vidéo sans passer par les salles obscures. Grâce à l’étrange festival, le site Nanarland, la revue Mad Movies et les conseils avisés de certains passionnés, je m’intéresse depuis quelques années à plusieurs genres du cinéma d’exploitation (la Blaxploitation, la Kungfuxploitation, la Sexploitation, le Sukeban, la Nukesploitation et plusieurs genres de films d’horreur, gore et violent.) Pour tous ceux que ces genres intéressent d’ailleurs, je recommande la lecture du Hors-Série n° 11 de la revue Mad Movies de juin 2007 consacré à Grindhouse et au cinéma d’exploitation! Alors maintenant une question se pose, comment fait-on pour voir ces films? Il est rare et même impossible de les voir à la télé pour la plupart (hormis Arte avec son cycle Russ Meyer.) Bac Films mis à part, très peu d’éditeurs vidéo se sont risqués à les sortir et ils ne passent que très rarement en salles. Alors quelles sont les alternatives? Soit vous connaissez un super vidéo-club de la mort ou une médiathèque ciné richement garnie, soit vous possédez une super collection vidéo rare et imposante, ou bien en dernier recours, vous recherchez ces films sur le réseau internet. J’en entends déjà certains qui hurlent à la mort en prétendant, « BOUH que c’est vilain! Faut pas télécharger les films sur internet! C’est pas bien et c’est illégal! Ca tue le cinéma, ce genre de comportement » Et à ça je vous réponds : Qu’est-ce que le principe du peer to peer, si ce n’est un système d’échange entre particuliers de fichiers vidéo! Il faudrait qu’on m’explique la différence entre ce procédé et celui utilisé il y a des années auparavant consistant en des échanges de cassettes vidéo enregistrées entre particuliers. Car moi je n’en vois pas! Bon, je suis tout à fait d’accord pour pénaliser ceux qui s’en servent pour en faire commerce, ça c’est faire du tort aux ayants droit des films. Mais les gens honnêtes qui ne souhaitent qu’enrichir leurs passions cinéphages ne devraient pas être mis dans le même panier! De plus, je trouve qu’ internet permet de rétablir l’équilibre de l’expression « LA CULTURE POUR TOUS« ! Tout le monde n’a pas les moyens de se payer le cinéma (9€ la place sans abonnement), de s’acheter des DVD (souvent à partir de 15€, hormis le marché de la solde) ou d’habiter près d’un ciné-club (5€ la location). Je trouve honteux que les majors et les industriels du cinéma culpabilisent les gens sur le téléchargement à cause du manque à gagner. Comme si j’allais plaindre Disney, Dreamworks, etc… avec le fric gagné en produits dérivés et autres… Je pense qu’ils ont largement assez d’argent pour produire de nouveaux films! Evidemment, ce sont toujours ceux qui font le plus de pognon qui se plaignent. Alors, arrêtons le cirque des majors qui pleurent pour les pécadilles perdues sur internet et assouplissons les lois sur le téléchargement et ses règlementations!

5 ème Coup de gueule : davidsarrio.jpgRécemment, j’ai assisté à la projection des courts-métrages des jeunes réalisateurs David Sarrio (Projet Gamma, Daredevil, Punisher II), Aurélien Poitrimoult (Le Frelon Vert), Fabrice Blin (Lobotoman) et de Grégory Morin (Le dernier cri) sur la Péniche Cinéma (65 quai de seine Paris 19ème.) Après la projection, chaque réalisateur a pu parler de son travail et du budget pour le réaliser. Quand on voit ce que ces mecs sont capables de faire avec trois fois rien comme budget, ça me rend plutôt optimiste pour l’avenir, il n’est pas nécessaire d’avoir un budget colossal pour faire un bon film. Malheureusement à l’heure actuelle, les producteurs français sont incapables de prendre le pari de s’engager sur ces réalisateurs de talent. L’effet pervers provoqué est l’exil de ces réalisateurs pour les Etats-Unis ou le Japon. Un des cas les plus récents de cette fuite en avant est le film The Hills have Eyes des 2 français Alexandre Aja et Grégory Levasseur. Dans ces circonstances, il faudrait arrêter de dire que le cinéma français va mal alors que les producteurs/distributeurs français ne sont pas capables de financer/distribuer des projets audacieux de films un peu différents de ce qui se fait.

En conclusion : La gueule du cinéma du 21 ème siècle fait bien peine à voir. On se demande ce que deviendra cette grande industrie dans le futur. Tiraillé par les affaires des gros sous, il me semble que ceux qui le font ont oublié le but premier du cinéma, soit divertir le public et non pas le prendre pour une grosse vache à lait. Le cas du dernier concept de Tarantino & Rodriguez est un exemple éloquent de cet état de fait. A l’origine Grindhouse : Planet Terror et Death Proof (Le Boulevard de la Mort) a été réalisé à la manière des doubles programmations des années 70/80 des cinémas de quartier. Aux Etats-Unis, le film est sorti tel qu’il a été conçu, tandis que pour la France nos chers distributeurs ont fait le choix de scinder le film en 2 sorties pour ramasser plus d’oseille à l’entrée! On se demande où est passée l’intégrité artistique dans ces moments-là! Pour ma part, la seul réaction a avoir face à cette attitude c’est le boycott pur et simple de ce type de production. A ce propos d’ailleurs, il serait fort judicieux que les manifestations de plein air boycottent toutes en bloc le catalogue WARNER et tous ceux qui pratiquent des prix scandaleux pour le prêt des films! Ainsi nous pourrions sûrement voir des vieux classiques oubliés plutôt que des films sortis récemment. Cela pourrait réapprendre l’humilité à certains et les aider à se souvenir de qui les fait vivre. Pour le cas d’internet et du téléchargement, le jour ou les éditeurs DVD proposeront des classiques, des films étrangers rares et des films d’exploitations à prix modiques (- de 6€) je pense que le problème se dissipera. En attendant les jours heureux, il faudrait peut être prendre conscience que le net est en perpétuelle évolution et que tout le monde le fait évoluer. S’il n’y avait pas de piratage, certaines mesures utiles à la vie de l’internaute n’auraient jamais vu le jour! C’est un mal pour un bien! De toute façon, je le répète, la perte engendrée par le net doit être dérisoire au vu des tirages de certains DVD ou du nombre d’entrées en salles pour les producteurs/diffuseurs/éditeurs.

De vous à moi, ne pensez-vous pas que les lois sur le téléchargements sont de totales aberrations qui n’empêcheront jamais les gens de télécharger? Internet est un très bon moyen de découverte et d’ouverture à la Culture et je trouve dommage que d’excellents sites réalisés par des particuliers passionnés, ferment les uns après les autres à cause de la loi sur le téléchargement. Il suffirait de pas grand chose au niveau du contrôle pour que tout le monde soit satisfait. Mais bon, cela voudrait dire que les lois sont faites par des gens intelligents et compétents! En bref, on peux toujours rêver…

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Réécriture de l’Histoire américaine par Kara Walker

Mercredi 15 août 2007

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Intriguée par l’ affiche vue dans le magazine gratuit « Métro » présentant l’exposition de la plasticienne Kara Walker, je me rends au musée d’art moderne de la ville de Paris, situé dans le 16ème arrondissement.

Je ne connais pas cette artiste, à part qu’elle est afro-américaine, née en 1969 en Californie et qu’elle se livre à des singuliers photomontages. Je ne me renseigne pas vraiment dessus. Je préfère l’inattendu.. « Mon Ennemi, mon Frère, mon Bourreau, mon Amour »… tout un programme.

Rien ne me préparait à ce que j’allais voir: l’artiste a investi les murs immaculés du musée pour étaler ses compositions de longues silhouettes noires découpées, entre fresques historiques et théâtre d’ombres immobiles.

La finesse et la grâce de certains personnages me séduit en même temps que je ressens déjà devant cette première scène représentée une fascination morbide…Ici, sont rassemblés les principaux protagonistes d’une histoire qu’elle se propose de raconter: celle de l’esclavage. Le maître, la belle, le soldat, la servante, des enfants qui sortent de partout et nulle part… Entre « primitivisme » et référence à la colonne sans fin de Brancusi, c’est « Endless Conundrum, An African Anonymous Adventures ».

Plus loin, dans de petites salles rectangulaires, sont exposés esquisses, notes, dessins à l’encre, à l’aquarelle et la craie. Tour à tour exutoires, traces autobiographiques, réponses à ses détracteurs, provocations lancées envers les Blancs comme les Noirs? Son oeuvre dérange et reste contreversée.

Au travers de sa « négresse », l’artiste évoque la violence et l’ambiguïté des relations maitres – esclaves. Non pour parler d’un passé révolu mais pour réécrire, ajouter une touche personnelle, lever le voile de la honte, dépoussiérer, bousculer, malmener les idées toutes faites véhiculées par certains films.

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Sans concession, elle livre une vision obscène faite de défection, de suicide, de viols… Son oeuvre me gêne par sa sexualité… D’ailleurs me voilà devant sa seconde réalisation en Wall over: maîtres, esclaves, enfants se mêlent curieusement… Je fuis. Encore…

Plus loin, des paysages abstraits projetés au mur et des silhouettes collées ouvrent sur un autre type de création plastique: les films d’animation. Là, elle conte et manipule par des baguettes les mêmes personnages, les mêmes silhouettes noires sur fond blanc. Ici encore, le regard n’est pas épargné: violence, cruauté, sensualité exacerbée… J’ai été surprise par la très grand simplicité de ces réalisations: le drap faisant habituellement écran entre le manipulateur et les personnages est ici si fin que l’on peut voir l’artiste parler et bouger. Comme si K. Walker affirmait sa tout « puissance » de créatrice mais en même temps son impossible retrait de la scène, son impossible anonymat?

D’autres salles présentent son travail d’écriture de poèmes étranges, tels des rages en proses, de textes de « slam » protestataires, milliers de mots lancés comme de multiples poignards. Vers qui?

J’avoue n’avoir pas pu suivre la totalité des films d’animations qui, pour moi, n’étaient que des variations sur les mêmes thèmes: la sexualité forcée, la perversion, l’impunité de l’esclavage ainsi que le jeu de pouvoir. Partout des enfants: fruits de multiples incestes, d’adultères, de viols…

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Je m’attendais naïvement à des photomontages façon Heartfield -que je ne dénigre pas entendons-nous bien! Et, je me suis retrouvée devant une oeuvre dépouillée, extrêmement connotée, engagée, parfois drôle, souvent cynique…

Si cette exposition rend hommage au travail de l’artiste afro-américaine Kara Walker (collages, dessins, peintures, films d’animations, textes), elle actualise la question de l’esclavage, celle des femmes et des enfants et relance le débat sur les liens Blancs-Noirs et Noirs-Blancs… peut-être?

En tout cas, il faut remarquer l’excellent travail de scénographie, les salles successives respectant la force des travaux de l’artiste. Egalement, on ne peut être insensible à la précision du détail , la maitrise du découpage et le savoir-faire graphique.

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Sur l’influence de son oeuvre

Sur l’exposition

L’exposition dure jusqu’au 9 septembre!

Bonne visite

Un mois d’Août flippant avec David Slade

Mercredi 1 août 2007

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Pour ceux qui ne le connaissent pas David Slade est le réalisateur de l’excellent Hard Candy sorti en 2006. Si vous n’avez pas vu ce film, précipitez-vous sur le DVD! Nous recommandons ce film tout particulièrement aux fans de huis clos et de règlement de compte avec des salauds! Si vous êtes amateur de ciné fantastique et plus précisément de vampires, David Slade prépare l’adaptation du comics de Niles et Templesmith « 30 days of nignt«  pour une sortie en 2008. Pour les plus curieux, voici la bande annonce de la bête!