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Archive pour juillet 2009

Corps

Jeudi 30 juillet 2009

 

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Il faut qu’on vous arrache un membre que l’habitude a rendu anodin et évident

pour sentir toute la fragilité du reste de votre corps, espérer qu’on vous le rende

intact et jurer comme jamais vous ne l’avez fait qu’à l’avenir vous le respecterez,

ce membre anodin et évident.

 

Adaptation

Mardi 28 juillet 2009

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Tendres agneaux hier,

Chiens efflanqués aujourd’hui,

Hyènes riantes et loups en meute demain.

Interview de Balimurphy à l’Entrepôt (Paris 13/06/09)

Mardi 7 juillet 2009

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Thomas réalise sa toute première interview pour « Parlons Zen », le Journal du Festival « Terres du son » ; Emma exécute ses tout premiers dessins d’un groupe de musique  en direct. A quelques mètres de la scène où va  se  produire le groupe belge .Balimurphy, la tension chez nos apprentis journalistes monte.. Nous sommes le 13 juin 2009, à l’Entrepôt (Paris), il est 18h.

Balimurphy est représenté par Cedric Van Caillie (chant) et Mathieu Catala (batterie)

Thomas : Pourquoi le nom « Balimurphy »?

Mathieu Catala : C’est une question qu’on nous pose très souvent. Il faut d’abord savoir que ce choix date de dix ans. On a choisi ce nom au départ parce qu’on avait une musique  fort métissée. A l’époque, on avait un violoniste très influencé par la musique irlandaise et qui  revenait de Belfast. « Balimurphy » est le nom d’un quartier très connu de Belfast, un quartier historique très important dans la résistance irlandaise. On a trouvé que le nom sonnait bien, on l’a donc adopté.

Thomas :  Au départ de Marie Warnant (ex-chanteuse du groupe partie en 2004), vous avez tout de même décidé de garder ce nom?

Cédric Van Caille :  La plupart des groupes changent de nom à des moments charnières de leur existence. Certains groupes existent ainsi depuis très longtemps, sous des noms différents. Nous n’avons jamais trouvé l’occasion d’en changer,  ou éprouver  l’envie nécessaire de le faire. Finalement, ce nom-là a été gardé depuis le début et  on s’y est  fait.

Mathieu : Dans un certain sens, c’est une question un peu à tiroirs parce qu’une des particularités de Balimurphy est de ne jamais s’arrêter. Comme disait Cédric, on n’a jamais trouvé l’opportunité de changer de nom tout simplement parce qu’on ne s’est jamais arrêté. Quand on s’est séparé de Marie, qui est partie un jeudi, le samedi suivant  il y avait un concert, Cédric a repris le chant  au pied levé.

Thomas : Ce changement a-t-il été difficile?

Cédric : Moi, j’ai toujours chanté. D’ailleurs, ça fait 22 ans que nous nous connaissons, Mathieu et moi. On s’est rencontrés dans une chorale. J’ ai fait mon premier groupe de rock avec Mathieu où je chantais. Quand on a créé Balimurphy, j’avais juste envie de m’appliquer à la guitare. Et quand Marie est partie, j’étais d’accord pour reprendre le chant. On s’est pas vraiment posé la question. Donc non, ce changement n’a pas été trop difficile.

Mathieu : Ca s’est fait naturellement. Il a surtout fallu réécrire un répertoire adapté sans s’arrêter. Tout le répertoire fait avec Marie a été évacué (même si on en joue une de temps en temps.) On a créé  un répertoire beaucoup plus adapté tant au niveau des tonalités, des mélodies que surtout du point de vue des paroles.

Thomas : Pouvez-vous nous parler de votre manière de composer vos textes et les musiques?

Cédric: Je vais pouvoir vous parler des textes car ce n’est pas moi qui les écrit.  Donc, c’est beaucoup plus facile. On a la chance d’avoir deux super auteurs, Mathieu et François, qui font des textes magnifiques. En général, ils m’apportent une série  de textes que je lis et que je mets dans un tiroir. De temps en temps, je les relis et j’en trouve un qui me plaît; j’ai une mélodie qui vient dessus et j’amène la « base » c’est-à-dire un chant voix et quelques accords guitare dessus. A partir de là, tout  est possible et on le retravaille tous ensemble. C’est ce qui se passe le plus souvent. Mais, ce n’est pas codifié, ce n’est pas toujours comme ça.  Il arrive que Mathieu vienne avec une idée de chant, que François vienne avec une mélodie…. Mais ce qu’il faut surtout retenir c’est que tous les arrangements se font quasi exclusivement ensemble. C’est un travail en commun pour avoir vraiment cette identité Balimurphy.

Mathieu : Balimurphy est une espèce de machine, de moulinette. On y met un texte ou une mélodie, soit ça prend, et alors en général, ça va relativement vite, en tout cas la première ébauche, parce que des accords de guitare nous plaisent, ou parce qu’un texte nous parle, à Cédric, à tout le monde. Puis, une fois que la machine est lancée, il y une synergie qui se crée. Mais parfois, il peut arriver que ça bloque complètement, qu’on n’ y arrive pas, soit parce simplement ce n’est pas le moment, soit parce que cette synergie ne se crée pas, alors qu’au départ, on a quelque chose de très valable, soit un texte soit une musique.

Cédric : Le morceau qu’on a essayé avec le trombone et la guitare électrique pendant que vous étiez là, le morceau « J’hésite » par exemple, nous a mis quatre ans… J’avais le texte chez moi depuis quatre ans..

Mathieu : … On l’avait essayé avec différents arrangements derrière, on avait essayé une chanson plus calme, une chanson plus énergique et puis ça n’avait jamais pris. Et, du jour au lendemain, les bons accords sont tombés sur les bons mots…

Cédric : Là, ça a été composé en un quart d’heure… Ca aura mis quatre ans et un quart d’heures.
(Rires)

Thomas : Différentes influences musicales comme du fado, du gipsy, de la chanson française… semblent coexister dans votre musique  Est-ce que chacun apporte ses influences?

Cédric : Non seulement,  on a tous nos influences musicales mais aussi  nos façons de jouer. Par exemple, moi je viens du classique. J’ai fait de la guitare classique très longtemps, ça se ressent très très fort dans mon jeu. François est complètement autodidacte et lui apporte des mélodies que moi, je ne pourrai jamais trouvé parce que ça ne me viendrait même pas à l’esprit. Du point de vue du jeu, on se complète assez en tout cas. En ce qui concerne les influences, on a en a beaucoup, de très différentes et on est pas du tout fermés. On écoute autant du rap, que du pop rock ou  que de la chanson française.

Mathieu
: Au début du groupe, on avait tous des influences différentes; il y en a un qui venait du heavy métal, l’autre de la pop… Après dix ans passés ensemble et d’innombrables soirées à se faire écouter des trucs en buvant des coups, à aller aux mêmes concerts,  les influences des uns sont devenues celles des autres. Aujourd’hui, on flashe sur les mêmes choses, dans les concerts, on a les mêmes coups de coeur au même moment. Alors inévitablement, quand on se retrouve à quatre et qu’on compose, on se souvient de certains arrangements dont on s’inspire… clairement.

Thomas : Chaque membre du groupe a l’air d’avoir un rôle bien défini, est-ce une recette de l’équilibre pour vous?

Mathieu : Le groupe, c’est quatre personnes à la base.

Cédric : Ceux qui sont là depuis dix ans!

Mathieu : Cédric au chant (Cédric Van Caillie : chant, guitares), Francois à la guitare (Francois Delvoye : guitares), Rodolphe à la contrebasse (Rodolphe Maquet : basse) et moi à la batterie (Mathieu Catala : batterie, cajon). Chacun a vraiment un rôle à jouer, cependant  tous le monde se mêle de tout. Ce n »est pas cloisonné. Cédric est évidement la figure de proue du groupe, c’est le chanteur, le leader en tout cas sur scène.  Pour le reste, toutes les décisions sont prises ensemble.

Cédric : C’est vraiment un groupe qui tourne exclusivement à quatre. Toutes les décisions, les directions artistiques sont prises à quatre. Les musiciens qu’il y a autour de nous et qui jouent de temps en temps avec nous – ce soir il y en a deux -  sont des musiciens qu’on a croisés par ci par là  et avec qui il y a eu un coup de foudre…

Mathieu : … Qui viennent avec leurs univers. Ca nous influence aussi, c’est sûr.

Cédric : Par exemple, le violoniste de ce soir est un violoniste de remplacement. C’est un violoniste qu’on n’a pas encore commencé à formater sur « c’est cela qu’il faut faire ».  On lui a  donné  la structure des morceaux, il voit où il doit rentrer et sortir. Entre les deux, il s’ amuse….

Mathieu : On aime sa manière de jouer et son univers.

Cédric : On apprécie sa façon de jouer bien entendu,…

Thomas : Il vous arrive de jouer sur des scènes intimistes comme ce soir et de présenter des concerts presque « symphonique » avec de nombreux invités…

Cédric : On a plein de formules différentes. En fait , j’aime bien dire qu’un groupe, c’ est comme n’importe quelle association, il faut des projets, des objectifs tout le temps, pour éviter de s’ennuyer, pour avancer. Donc, on essaie de se mettre  plusieurs objectifs par an, de créer plusieurs spectacles avec plein de formules différentes qu’on s’amuse à jouer en fonction des lieux et des demandes aussi. Par exemple, quand nous avons joué à Nevers, nous sommes venus avec toute la formules, les cuivres, etc… parce que c’était une demande.
Mais, on peut tout-à-fait jouer à quatre, de façon super intimiste. Et, c’est cela qui est très très gai et enrichissant. C’est pour cela  que ça varie énormément et qu’on s’ennuie  jamais.

Thomas : Comment votre musique est-elle perçue par vos compatriotes flamands?

Cédric : En Belgique, la culture est matière communautaire:  chaque communauté  s’occupe de son rayon culturel et finalement, il y a quand même un cloisonnement entre les deux malheureusement. Les moyens  sont différents et les salles sont gérées de cette façon-là. Les partenariats entre les flamands et les Flandres ne sont pas une choses naturelle. On a très peu tourné en Flandres. Depuis que le groupe existe, on a joué à Gent, à Bruxelles dans le plus gros centre culturel flamand le VK (De Vaartkapoen.) A chaque fois qu’on joue pour les flamands ou en Flandre, ça se passe très bien. Ce ne sont pas les gens qui font qu’il y a ce cloisonnement…Tourner davantage en Flandres fait partie de nos objectifs. Parce évidemment les Flamands parlent tous très bien français.  Beaucoup sont très attachés à cette langue et apprécient notamment  la chanson française festive. Il y a un tas de groupes flamands d’ailleurs qui chantent en français comme  « Zita Swoon », « Arno », ou « Vive la Fête! »… Bref, ce sont surtout des groupes flamands qui s’amusent avec le français, en passant par l’anglais, ou le flamand. C’est un joyeux mélange.

Thomas: Dans la chanson française, il y a de nombreux groupes « typiques » des villes qui les ont vu naître (Pigalle à Paris, Zebda à Toulouse, etc…). Etant natifs de Bruxelles ou de Wallonie, pensez-vous avoir une identité très belge (au travers  de vos chansons) ou au contraire une identité plus internationale?

Mathieu : Balimurphy a choisi de chanter en français, donc de restreindre son public à la langue française, quoique je dis cela mais ce n’est pas vrai, il y a plein de gens qui apprécient la chanson française sans le parler.  On est ravis d’être belges et je remarque qu’en France, les Belges ont la côte, mais nous ne le revendiquons pas dans notre musique. Bruxelles est une ville métissée. Comme tous les grandes villes, même si c’est une petite ville, il y a un quartier arabe, un quartier chinois, un quartier africain… Inévitablement,  ça influence notre musique.

Thomas : On sent un engouement certain du public pour votre musique sur scène,  prévoyez- vous une sortie en France prochainement?

Cédric : Ca ne saurait tarder. Florence Jeux qui travaille notamment pour le Festival « Terres du son »  assure notre publicité sur Tours et sa région. Des négociation sont en cours avec des distributeurs potentiels. Des gens  viennent nous voir aujourd’hui comme par exemple Zamora, maison de production et tourneur assez connu. Il y a également L’Autre Distribution qui est intéressée puis des distributeurs un petit plus  locaux.

Thomas: Oui, parce que quand même au bout de dix ans, il y a des ouvertures…

Mathieu : Il faut savoir qu’on existe depuis dix ans, mais c’est réellement la première fois qu’on fait un album vraiment personnel. Il y a eu les albums avec Marie, puis une longue période de transition. On a beaucoup changé de formules et avec cet album-ci, c’est la première fois qu’on est signé.

Cédric : En fait,  ça fait deux ans qu’on a vraiment une structure derrière nous, qui s’occupe de nous,  gère les concerts, les contrats, les tournées,  la vente du disque et produit l’album. Forcément, ça change énormément la vie et ça fait bien avancer les choses. Parce qu’il n’y a rien à faire, c’est très difficile quand on est un groupe de se vendre. C’est très délicat pour nous, on n’ose pas trop le faire….

Mathieu : Comme disait Cédric, on n’a pas changé de nom. On aurait pu sortir cet album-ci sous un autre nom; on y a d’ailleurs de nombreuses fois pensé. Cet album est en effet presque une renaissance !

Cédric : Il y a beaucoup de groupes que tout le monde connait. Les gens se disent que ce sontde nouveaux groupes.  D’une certaine façon, c’est vrai parce qu’ ils ont changé de nom. Mais la plupart du temps, ce sont des groupes qui existent depuis dix ans aussi, qui ont fait mille choses différentes.

Thomas : Pourquoi avoir choisi « Terres du son » comme Festival?

Cédric : On n’a pas vraiment choisi, c’est Florence qui nous l’a proposé. Elle nous a contactés pour ce festival et nous avons accepté avec grand plaisir bien sûr. On est ravi, c’est un beau festival.

Thomas : Vous le connaissiez déjà un peu?

Cédric : La région oui, parce qu’on a été jouer à Bourges. Florence est de cette région et elle nous fait tourner. Mais, on ne connaissait pas ce festival. On s’est un peu renseigné: c’est un sacré truc. Il y a énormément de groupes, même de très gros groupes. On est très contents de partager l’affiche avec Abd Al Malik, Emilie Loizeau, Thomas Fersen…Il y a en France,  un vivier de chansons françaises, de très bons musiciens, de très bons paroliers, avec énormément d’énergie. Dans les groupes, c’est la fête. Je m’incline et je salue les artistes.

Thomas : En Belgique, il y a des groupes qui ont choisi de chanter en anglais et qui ont réussi à s’exporter en France. On  pense à Ghinzu, dEUS, Venus. Qu’est-ce qui vous a fait opter pour la langue française? L’amour de la langue française, de la littérature…?

Mathieu : Nous sommes francophones. Et même si certains groupes parlent en anglais, pour nous, c’était une certitude, nous  voulions chanter en français, s’exprimer dans notre langue maternelle tout simplement. Après à côté on fait tous d’autres projets, Cédric et Moi par exemple, on est musiciens dans un groupe qui chante en anglais. Comme disait Cédric, je ne pense pas que la langue soit un obstacle ou qu’on s’exporte plus facilement parce qu’on chante dans une langue ou dans une autre. J’ai été faire un petit tour en Europe de l’Est, il y a quelques semaines. Il y a Partout des affiches du groupe Zita Swoon ou d’autres groupes  francophones. Louise Attaque, Tarmac ou encore Noir Désir ont énormément tourné en Europe de l’Est. Nous avons été jouer à Berlin où la musique française est appréciée tant par les berlinois germanophones que par la communauté française installée là-bas.

Emma : Sur la scène internationale, de nombreux groupes intéressants semblent disparaître aussi vite qu’ils sont apparus. Quand on est un groupe de musique existe-t-il finalement une «recette » pour durer? 

Cédric : Il faut pas lâcher, c’est tout.. Ca fait dix ans qu’on n’existe et des coups durs , des creux, on en a eus beaucoup….

Mathieu : Et des traversées du désert… On ne sait jamais retrouvé autour d’une table en se demandant si on devait continuer ou pas, dans des moments où personne ne s’intéressait à nous. On a toujours tout fait à fond qu’il s’agisse d’un vrai concert ou de se produire à la buvette du coin devant trois pelés et deux tondus…

Cédric :  Honnêtement, il existe des millions de groupes…

Mathieu :  Beaucoup de groupes qui n’existaient pas vraiment,  montent  d’un coup, se retrouvant ultra plébiscités. Ces groupes sont portés par cet engouement, mais une fois cette euphorie passée, je pense qu’alors c’est la chute…

Cédric : Il y’ en n’a beaucoup mais ce n’est pas une généralité.

Mathieu : Nous, on a eu à la fois la malchance et la chance d’avoir une trajectoire très progressive. Les choses se font vraiment petit à petit : on eu d’abord un premier concert en France, puis on en a eu deux, puis  quatre, ensuite on a fait un festival. On a joué d’abord à 16h, puis le festival suivant, à 19h.  Il n’y a pas eu un buzz ou tout d’un coup un single que tous le monde sait siffler, non. Tout se fait progressivement, c’est pour ça aussi que je pense que le groupe va durer.

Thomas :  Et d’ailleurs comment voyez-vous l’avenir pour Balimurphy?

Mathieu : Long!…

Cédric : Pour l’instant en tout cas, on se ne plaint pas car ça marche plutôt bien. On a beaucoup de chouettes dates…

Mathieu : Les possibilités sont nombreuses…

Cédric : Des professionnels s’intéressent de plus en plus à ce que nous faisons…Nous sommes ravis… tant qu’on s’amuse en tout cas…

Mathieu : On ne voit pas le temps passer.  On fera peut être d’autres projets à coté, mais je pense que Balimurphy est appelé à durer encore très longtemps.

Pour clore l’interview nous avons proposé de faire un petit portait chinois de Cédric et Matthieu qui ce sont plutôt bien prêté au jeu :

Si vous étiez une BD ?

Cédric :                                                              Mathieu :

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Si vous étiez un personnage célèbre ?

Cédric :                                                              Mathieu :

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Si vous étiez un instrument de musique ?

Cédric :                                                              Mathieu :

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Si vous étiez un souvenir ?

Cédric : Le concert à Villers-la-Ville (Belgique) un concert magique qui nous à fait décollé auprès de 3000 personnes, du délire, des instants incroyable qui se sont passé à ce moment là, un concert qui nous à permis d’arriver ou nous sommes maintenant!

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                                                                                                                      Mathieu : Une tournée qu’on n’a fait à La Rochelle, très déterminante pour un moment clé de notre carrière.

Si vous étiez un plat régional ?

Cédric : Un Stoemp Saucisse (une spécialité bruxelloise)             Mathieu : Une Fondue Savoyarde

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