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LEUR MORALE… et la nôtre un film de Florence Quentin

Lundi 22 septembre 2008

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topthomas.jpgLEUR MORALE… et la nôtre un film de Florence Quentin (2008) :

A l’heure actuelle, les bonnes comédies du cinéma français se font de plus en plus rares. Lorsque l’on veut aller au cinéma pour passer un bon moment de saine poilade, on nous propose uniquement des pochades de films à l’humour gras, potache et  vulgaire qui ne font que niveler par le bas le genre du cinéma populaire. Les plus beaux exemples de 2008 sont bien sûr « Bienvenue chez les chtis« et « Asterix aux jeux olympiques ».  Je pourrais  d’ailleurs en citer d’autres aussi connus tels que : « Disco« , « Brice de Nice« , « Camping« , « Les Bronzés III« , mais j’arrêterai là mon énumération! Je trouve déplorable que le cinéma français n’ai pas su renouer avec un genre qu’il maitrisait pourtant parfaitement il y a bien longtemps. Récemment, j’ai découvert le film de Marcel Carné « Drôle de drame« (1937) avec dans les rôles principaux Michel Simon, Louis Jouvet et Jean Louis Barrault sur des dialogues de Jacques Prévert et je dois dire que je n’avais pas passé un si bon moment devant un film français depuis belle lurette! Le cinéma de l’époque et celui qui l’a suivit quelques années plus tard privilégiaient: le vrai talent des acteurs, l’humour décalé, le burlesque et les dialogues fins et truculents. Et, si vous en doutez, revoyez donc ou découvrez les films de  Jean Girault, Jean-Pierre Mocky, George Lautner, Michel Audiard, Robert Dhéry, Yves Robert, Henri Verneuil, Patrice Leconte, Claude Zidi, Gérard Oury, et j’en passe…

Tout cela pour dire que les bonnes comédies mettant en avant les qualités citées plus haut ne sont pas légions; ce qui m’amène à vous parler du film de Florence Quentin « LEUR MORALE… et la nôtre » avec André Dussollier et Victoria Abril dans les rôles principaux.

L’histoire : Les Gustin sont un couple de « bon Français ». Combinards et radins, ils écument les supermarchés à la recherche des produits « satisfait ou remboursé » afin de les revendre en douce dans leur petit marché clandestin. En « bons voisins », ils s’occupent de la gentille petite vieille dame qui habite à côté et qui prévoit de leur laisser son héritage. Tandis qu’ elle décède des suites de l’indigestion d’une paëlla avariée vendue par les Gustin, ces derniers vont avoir la mauvaise surprise de ne pas toucher un kopec de l’héritage et de découvrir que leur nouveau voisin, seul héritier, est un arabe… N’acceptant pas cette situation les Gustin vont se lancer dans une enquête impitoyable pour confondre cet usurpateur. A partir de là, tous les coups sont permis!

Habituée de la satire sociale, de la caricature et des travers de la famille française, Florence Quentin (la scénariste de « La vie est un long fleuve tranquille« , « Tatie Danielle » ou encore de l’excellent « Le Bonheur est dans le pré« , tous réalisé par  le trop rare Etienne Chatiliez) nous gratifie de nouveau d’une de ses spécialités. Cette fois-ci, elle s’attaque à un couple de Français moyens, pingres, racistes, profiteurs, poujadistes et  veuls, derniers représentants d’une France pétainiste. L’interprétation cinglante de Victoria Abril et d’André Dussollier est particulièrement convaincante et on sent bien que les deux acteurs s’en sont donnés à coeur joie. Leur jeu est d’ailleurs la qualité principale de ce film. En effet, il ne faut pas s’attendre à une mise en scène trop léchée ou ingénieuse, elle reste dans l’ensemble assez académique. Florence Quentin reste une plus grande scénariste que réalisatrice. Toutefois, je serais un peu plus indulgent en disant que dans ce type de comédie, on n’attend pas forcément des trouvailles de réalisation (nous ne sommes pas dans un film d’Albert Dupontel!) Au-delà de cet aspect, « LEUR MORALE… et la nôtre » est un film familial bien réussi qui en amusera sûrement beaucoup pour les thèmes très actuels qu’il aborde (le pouvoir d’achat, le voyeurisme, la paranoïa, …)  et par son tableau acerbe d’une France populaire rétrograde à souhait.

En guise de séance de rattrapage, pour tous ceux qui aiment les bonnes comédies et qui les ont ratées  en 2008 au cinéma, je recommande à leur sortie DVD : « La personne aux deux personnes » de  Nicolas & Bruno, « Eldorado » de Bouli Lanners, « JCVD » de Mabrouk el Mechri (voir notre article sur ce film dans la catégorie cinéma), ou encore « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » de Samuel Benchetrit.

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On est tous des martyrs!

Dimanche 14 septembre 2008

Je viens d’aller voir Martyrs, film maintes et maintes fois critiqué bien avant sa sortie et qui a bien failli ne jamais passer dans les salles obscures.

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Quand je suis sortie du cinéma, j’avoue que je ne me sentais pas très bien. Je ne suis pourtant pas une âme trop sensible et au niveau cinéma, je suis suffisamment éclectique pour accepter tous les genres et toutes les histoires. En plus, je suis plutôt bon public, je trouve toujours de bons côtés à une création, là où ma moitié se montre parfois plus catégorique (et vice et versa.) D’ailleurs, en parlant de ma moitié, il n’a pas voulu s’exprimer – c’est dire!- tant il s’est senti floué.

Vous savez, je suis comme pas mal de personnes: quand on m’interdit quelque chose, je m’empresse de le faire en y mettant tout mon coeur. Pire, de mauvaise foi, même si l’expérience s’avère être un échec cuisant, je sais comment ne pas perdre la face. Donc, forte de mes convictions et drapée dans mon ouverture d’esprit de cinéphile enthousiaste, je vais voir le dernier film de Pascal Laugier, produit par Richard GrandPierre à qui on doit notamment Meurtrières (Coeurs sensibles, réfléchissez bien avant de vous compromettre!)

Mais là, je dois admettre que je suis très mal. J’ai horreur en effet de donner raison aux autres, les comités de censure, la critique sous toutes ses formes…

Bon, j’ai assez fait durer le suspense. Pourquoi Martyrs passe mal, alors que j’ai, par exemple, apprécié même à rebours Calvaire de Fabrice de Weltz et trouvé intéressant A l’intérieur d’ Alexandre Bustillo ? Martyrs part d’une idée comme une autre, la définition du terme « martyr(e) » en lui même: « Martyr(e) » veut dire « témoin. Autour de cela, se développe une intrigue qui tourne autour de deux jeunes femmes interprétées brillamment par Morjane Alaoui (Anna) et Mylène Jampanoi (Lucie.) Lucie est placée dans une sorte de foyer pour enfants à problèmes après avoir subi violences et séquestration. Asociale et violente, elle est solitaire, jusqu’à ce qu’ Anna la prenne en amitié. Lucie semble guérir en taisant ses supplices passés. Mais, une bête hurlante vient la mutiler pendant la nuit. 15 ans plus tard, Lucie, le visage et le corps couverts de multiples cicatrices, la haine, la colère et l’incompréhension dans les yeux vient régler ses comptes. Elle connait l’identité de ses tortionnaires. La manière est radicale, brutale, sans merci. Elle est bientôt rejointe par sa seule amie qui découvre l’horreur de la scène. Jusque là tout va bien. L’image est maîtrisée, l’introduction met l’eau à la bouche, les comédiennes sont stupéfiantes.

Je me cale dans mon fauteuil, et j’attends la suite… un peu mal à l’aise… Car la violence du règlement de compte me saute au visage et claque dans mes oreilles encore longtemps après.

Le film se poursuit, la violence s’intensifie. Mais l’image persiste à être belle… Et à un moment, (je ne vous dirai pas lequel, pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui voudront aller voir le film) le scénario dérape. Les fondus au noir rendent interminable une violence répétitive et cruelle: comme la comédienne, je suis couverte de sang, j’ai des bleus innombrables, je ne peux plus parler, je n’ai plus aucun espoir de survie… Les scènes de tortures s’éternisent. J’ai la conviction que toute cette violence mène quand même quelque part, alors je m’accroche et regrette toutefois de n’avoir pas picolé un peu avant la séance. J’ai mal au ventre, j’ai des plaies béantes sur les bras, une tête de femme battue à mort par son mari, assise honteuse devant l’oeil froid d’un fonctionnaire de Police. Je suis la petite fille ramenée d’urgence à l’hôpital pour une chute dans l’escalier. Vous me suivez?

Enfin, viennent quelques explications. On comprend mieux mais pas tellement. Les 50 premières minutes m’ont conditionnée. Je m’attendais à autre chose, de plus fantastique, de plus viscérale, et surtout de plus finement amené. Comment faire passer un message fort, crédible, pertinent après de telles images? Y en a-t-il un au fait, de message? Mais pourquoi chercher un message quand il n’y en a pas ?!…Et cette photographie qui s’obstine à être magnifique! Les motivations restent ignobles car Pascal Laugier a oublié de les aborder avec la force qu’il a utilisée pour évoquer les moyens.

Un peu déçue…  J’ai assisté à quoi en fait?

Du coup, je ne peux m’empêcher de penser au cinéma de genre (français mais pas seulement) et au cinéma d’une manière générale. Peut-il tout se permettre? La violence à outrance, l’exacerbation de la rétine du spectateur compatissant, par un choc visuel qui devient forcément mental… Alors que nous vivons une période où conditionnés par les médias nous sommes devenus « indifférents » à la violence quotidienne, aurions-nous besoin que l’art reproduise des chocs émotionnels par l’image et le son, seuls capables de nous faire prendre du recul sur la réalité? Le cinéma devrait avoir le bénéfice de sa propre nature, n’être qu’une transcription d’un genre de réalité, déformée par l’écran, les cadrages, mis en scène par les « névroses » de chaque réalisateur, donc forcément partial ? Le cinéma de genre doit-il faire son lit sur la banalisation de la violence et le reality show?… Quel recul prendre sur les images filmées par Laugier alors que tout parait si réel? Quel discours mettre en place? S’agissait-il d’un « divertissement pervers »? Sommes-nous devenus des spectateurs « pervers »? Je vais loin , là…

Plus brièvement, le cinéma contemporain, avec ses effets spéciaux, excuse-t-il le manque de scénario? Nous sommes habitués à la violence au cinéma. Je citerai par exemple Rec de Jaume Balaguero, Hostel d’Eli Roth, La Colline à des yeux d’Alexandre Aja, Devil’s Rejects de Rob Zombie, Saw de James Wan, Old Boy de Park Chan Wook, Audition de Takahashi Miike,Trouble Every Day de Claire Denis, Requiem for a dream de Darren Aronofsky…) Il me semble qu’ici la violence sert un dessein clair, justifié ou non, là n’est pas la question.

Nous sommes aussi habitués à des scénarios qui se tiennent, quelque soit le genre cinématographique. J’ai particulièrement aimé pour cela Dante01 de Marc Caro, Juno de Jason Reitman, La sciences des rêves de Michel Gondry, Le labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, The Fountain de Darren Aronofsky, 36 Quai des orfèvres d’Oliver Marchal, Shutter de P. Wongpoom et B. Pisanthanakun, Les neuf reines de Fabian Bielinsky, Mullholland Drive de David Lynch, Memento de Christopher Nolan, Usual Suspects de Brian Singer, La leçon de Piano de Jane Campion … Chacun attend, je crois, que chaque film soit une expérience intime, drôle, éprouvante, moralisante, singulière…

Devant Martyrs, j’ai ressenti une peur viscérale puis un grand vide. Comme une difficulté à me situer… De vous à moi, ce n’est pas franchement bon signe.

Alors après ce petit commentaire gentillet mais qui donne le ton, si vous souhaitez voir ce film, buvez un coup avant! Parce que si le but de Pascal Laugier était de faire un film de violences, c’est réussi, mais quel dommage!

Ma moitié s’en mêle finalement et vous dit : « si vous voulez voir un film un peu glauque mais vraiment réussi, préférez plutôt Surveillance de Jennifer Chambers Lynch.

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4 mains et 2 bouches autour du film JCVD

Dimanche 29 juin 2008

Et pour commencer un petit FanArt de l’affiche de ce film par Thomas :

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Discussion entre Emma & Thomas autour de JCVD le film de Mabrouk El Mechri sorti le 04 juin 2008 :

topthomas.jpg Alors?

topemma.jpg Eh bien, C’est une belle surprise.

topthomas.jpgPourquoi ? Qu’est-ce qui t’a surprise?

topemma.jpgC’est le personnage de Jean-Claude Van Damme jouant JCVD. J’étais habituée à voir Van Damme dans un tout autre registre, tu sais, les films de gros bras, castagne et cie. Et là, bah…

topthomas.jpgSortie de la performance de l’acteur, qu’est-ce que tu penses du film ?

topemma.jpg J’ai aimé plein de choses.

topthomas.jpg Ah oui, lesquelles?

topemma.jpgL’ambiance générale, les couleurs un peu tristes, la dégaine de l’acteur Zinedine Soualem par exemple… Il m’a bien faite marrer avec ses cheveux longs et ses airs de méchant prêt à tout. Et puis, il y a des moments vraiment chouettes, comme la discussion décalée avec la chauffeuse de taxi ou le monologue de JCVD. Ce moment était particulièrement touchant, parce que j’y ai vu un Van Damme généreux et vrai… Et toi, qu’as-tu pensé du film?

topthomas.jpg Un peu comme toi! Il y a pas mal de choses qui m’ont touché : Je trouve extraordinaire qu’ un acteur comme Van Damme (avec son passif et ses problèmes personnels) ait le courage de se mettre en danger dans un tel film. A mon sens, on ne sait plus où est la réalité et où est la fiction. Ca tient du tour de force. De plus, pour un acteur vieillissant spécialiste des films de karaté et malgré le fait d’avoir fait des apparitions dans d’autres films (comédies, ex: Narco), c’est assez surprenant de voir un film avec Van Damme sans karaté. D’ailleurs, il me semble que les « puristes intégristes » de l’acteur n’adhèreront pas à ce film. Je pense que c’est un film dirigé vers un public qui aime le cinéma de genre, car c’est une vraie oeuvre intimiste que nous offre le réalisateur. Cette collaboration est d’autant plus intéressante que Van Damme n’est en rien l’instigateur du projet. On sent une belle osmose entre le réalisateur et l’acteur. Van Damme nous a montré un jeu inédit dans son ciné, une vraie performance humaine, pleine de sensibilité et de fragilité.

topemma.jpg La mise en scène est riche de petites trouvailles, n’est-ce pas?
topthomas.jpgTout à fait, ce film fait preuve de beaucoup d’ingéniosité dans sa réalisation. Tout d’abord, en chapitrant le film avec des phrases typiquement aware. Ou encore, en faisant sauter volontairement le film, ou en brouillant l’image au moment du dénouement de l’histoire, comme une vieille bobine nous en offrant deux fins possibles… On pourrait également parler de la photo du film qui renvoie à un cinéma américain typique des années 70. D’ailleurs, ce film est pratiquement dénoué de couleurs (sans être un film noir et blanc.) Mais, une des idées les plus fortes et les plus ingénieuses est le moment où la caméra fait sortir du cadre du décor l’acteur en l’élevant dans la lumière des projecteurs, pour un monologue poignant de vérité (un peu comme si Van Damme faisait une parenthèse dans le film.)

topemma.jpgQuelque chose me vient, c’est le côté très humain de ce film, je veux dire qu’il met en scène des gens ordinaires se sentant très proches de JCVD. Quant à lui, il se comporte très naturellement avec les personnes qu’il rencontre, alors qu’il est reçu comme un véritable héros national. On découvre une star, qui accepte spontanément d’être photographiée par ses fans, ou qui, comme Monsieur tout le monde, se rend à la poste pour tirer du cash, qui s’excuse, qui est fatigué, dépassé par les évènements, inquiet… Il m’a fait l’impression d’être un homme simple, loin de l’image lisse et dorée de la star hollywoodienne… En fait, dans le film, JCVD est la star qu’on inviterait volontiers à sa table pour déjeuner et qui l’accepterait très probablement.

topthomas.jpgC’est vrai. Cet aspect est renforcé par le jeu de certains acteurs comme François Damiens (un acteur très présent dans les cinés belge et français en ce moment) dans le rôle du commissaire; quand il découvre que le preneur d’otages de la poste n’est autre que JCVD, il fait preuve de beaucoup de sympathie, n’hésitant pas à le tutoyer (ce qui est totalement surréaliste de la part d’un policier dans une situation de crise comme une prise d’otages); ou encore l’attitude du faux gardien de banque, fan jusque-boutiste de JCVD et qui, par l’intermédiaire de ce personnage interprété par l’excellent Karim Belkhadra, procure quelques moments très drôles du film, telle la scène où il essaie d’imiter son idole… Et le mot de la fin?

topemma.jpgJustement! La fin est un peu raide mais ne me surprend pas trop. Pas de happy end, quand la fiction rejoint la réalité… Espérons que ce film donnera l’envie à Van Damme de se tourner vers des films plus intimistes ou des comédies typiques du cinéma belge.

topthomas.jpgEt en parlant de cinéma belge, nous vous recommandons d’aller voir de toute urgence le dernier film de Bouli Lanners : Eldorado.

 

http://www.dailymotion.com/video/x56xo0

Cinémal-barré

Lundi 20 août 2007

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Voila un p’tit moment que je n’ai pas pris la souris et le clavier pour pousser mon coup d’gueule. Et bien me voilà de retour avec mon coup d’boule à la face des dirigeants de l’industrie du cinéma et plus particulièrement des distributeurs!

1er Coup de gueule : Habitué régulier des salles obscures (je vois à peu près 15 à 20 films dans le mois, enfin selon les sorties!) et lecteur assidu du mag-ciné Mad Movies, il m’arrive très souvent d’attendre la sortie en salle de certains films repérés longtemps à l’avance. Alors imaginez ma déception lorsque j’apprends que le film tant attendu n’est pas distribué dans les salles de ma région! Cette année, le phénomène s’est produit avec le film de idiocracy.jpgMike Judge (créateur de la série animé Beavis et Butt-Head) Idiocracy, une histoire d’anticipation cinglante: après une expérience de sommeil cryogénique qui a dérapé, un type moyen se réveille 500 ans plus tard dans un monde où l’humanité a régressé au stade de débile profond. Il devient l’homme le plus intelligent de la planète. Plus récemment pathfinder.jpgPathfinder, un film évoquant la rencontre historique entre les vikings et les amérindiens de Marcus Nispel (réalisateur du remake de The Texas Chainsaw Massacre version 2003) a connu le même sort. Mais il faut savoir que ces 2 films ne sont pas les pires cas de sorties scandaleuses. pusher.jpgEn 2006 la trilogie Pusher du réalisateur danois Nicolas Winding Refn n’est sortie que dans une seule salle dans toute la France, H-O-N-T-E-U-X! En somme et comme toujours, le public doit subir le joug des gens-qui-savent-mieux-que-tout-le-monde pourquoi, comment et quand un film doit sortir ou pas, j’ai nommé LES DISTRIBUTEURS! Tout comme certains critiques cinéma… On se demande s’ ils prennent le temps de voir les films qu’ils saquent. Je pense qu’ils se fient plus à la réputation du film qu’au travail des réalisateurs, des scénaristes ou des acteurs. La preuve, il suffit de regarder les programmations des salles et le temps que certains films restent en salles par rapport à d’autres. Exemple : à l’époque où est sorti ce gros étron qu’est Schrek le troisième, est sorti très discrètement La Traversée du Temps, un magnifique film d’animation japonais du réalisateur Mamoru Hosoda adapté d’un roman de Yasutaka Tsuitsui (l’auteur de Paprika.) Le premier a dû rester à peu près 3 mois en salle tandis que l’autre n’a bénéficié que d’une durée de 2/3 semaines, éloquent n’est-il pas? Mais la dictature des dirigeants du cinéma ne s’arrête pas là, ce qui m’amène à mon deuxième coup de gueule!

2ème Coup de gueule : ecranpleinair.jpgPendant les vacances d’été, vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques années, pas mal de communes proposent à leurs habitants des projections de cinéma en plein air gratuit. Le concept est plutôt sympa et original et il plait énormément. C’est aussi un très bon moyen pour offrir la culture pour tous et de promouvoir certains vieux films peu connus ou de revoir des block-busters qui ne passent plus dans les salles. Et bien, à plus ou moins long terme, cette idée pourrait bien disparaitre sous la pression de plus en plus pressante des professionnelles du cinéma. Je m’explique : comment s’organise une séance en plein air dans une ville? Tout d’abord, pour la plupart du temps ce sont les institutions de la ville ou de la région qui mettent en place la manifestation auprès de prestataires de services spécialisés dans la projection de films en plein air. Ensuite, une demande d’autorisation est faite auprès du CNC (Centre National de la Cinématographie) par l’intermédiaire de la DRAC (Direction Régionale des Actions Culturels). Ce système fut mis en place suite à des pressions des exploitants de salles et pour une règlementation sévère des projections publiques non commerciales (à noter que les films proposés pour le plein air sont soit des films classiques, soit des films qui ont plus d’un an d’exploitation en salle et vidéo, ce qui n’est pas une réelle concurrence pour les salles quand on y pense!) Quand la demande d’autorisation est validée, le programme des projections est mis en place. Les films sont commandés par le prestataire de services directement aux distributeurs. Oui, oui, les mêmes distributeurs nommés un peu plus haut dans cet article! Et que font-ils nos chers distributeurs pour promouvoir la culture pour tous? Et bien pour les plus gros comme WARNER , ils facturent 1500€ le prêt de la bobine pour toutes les projections à but non commercial! C’est t’y pas sympa tout ça? Sachant que le catalogue WARNER est un des plus demandés, vous imaginez les possibilités pour les organisateurs? Soient ils paient, soient ils revoient leur programme à la baisse, soient ils changent leur choix de film, pour des films à moins de succès mais aussi moins chers. Si on ne se méfie pas, les petits festivals cinéma de l’été ouvert au public ainsi que les prestataires de projection en plein air pourraient bien être obligés d’arrêter faute de subventions ou sous la pression des industriels du cinéma.

3 ème Coup de gueule : etrangefestivale.jpgL’étrange festival est une manifestation cinéma qui existe maintenant depuis 14 ans sur la ville de Paris et plus récemment sur la ville de Strasbourg. Le but de ce festival est de faire découvrir un cinéma marginal en proposant des films décalés, excentriques, ou bien barrés et des rencontres avec ceux qui les font ou qui les interprètent. C’est ainsi que la plupart des passionnés de cinéma-bis ont découvert entre autres, le réalisateur japonais Takashi Miike (la trilogie Dead or Alive, Ichi the Killer, ou plus récemment The Great Yokai War) un des réalisateurs favoris du festival. Le rendez-vous avec l’étrange a lieu vers la fin août/ début septembre au Forum des Images (sauf l’année dernière où le festival a été déplacé sur le grand REX et le Cinéma du Monde.) Vous imaginez bien qu’une manifestation telle que celle-ci est attendue par une belle brochette d’amateurs capables de venir de loin pour y assister. Or, vous comprendrez donc mon amertume et ma déception lorsqu’en me rendant sur le site du festival, j’ai appris que le rendez-vous de 2007 était annulé (sur Paris) faute de financement. Je trouve lamentable que le service culturel de la ville de Paris ne fasse rien pour aider à maintenir une telle manifestation unique et originale. Alors, laissez-moi vous poser la question, comment fait-on pour découvrir des films un peu différents lorsque les festivals qui leur étaient dédiés disparaissent?

4 ème Coup de gueule : sallecinema.jpgDans le courant des années 70 jusqu’à la fin des années 80, on trouvait beaucoup de salles spécialisées dans le cinéma d’exploitation. A cette époque, on pouvait pour 8 ou 10 francs (soit 1,50€) assister à des doubles programmation. Les films projetés mettaient en scène pour la plupart du sexe, de la violence, de l’horreur et n’avaient qu’un seul but, faire du pognon avec des sujets racoleurs. Lorsque les salles ont commencé à disparaitre, bouffées par la concurrence de la télé et de la vidéo, ces films (reniés et dénigrés par la critique) ont pratiquement disparu également. Toutefois ce genre de cinéma survit encore un peu maintenant grâce à des réalisateurs qui sortent leurs films directement en vidéo sans passer par les salles obscures. Grâce à l’étrange festival, le site Nanarland, la revue Mad Movies et les conseils avisés de certains passionnés, je m’intéresse depuis quelques années à plusieurs genres du cinéma d’exploitation (la Blaxploitation, la Kungfuxploitation, la Sexploitation, le Sukeban, la Nukesploitation et plusieurs genres de films d’horreur, gore et violent.) Pour tous ceux que ces genres intéressent d’ailleurs, je recommande la lecture du Hors-Série n° 11 de la revue Mad Movies de juin 2007 consacré à Grindhouse et au cinéma d’exploitation! Alors maintenant une question se pose, comment fait-on pour voir ces films? Il est rare et même impossible de les voir à la télé pour la plupart (hormis Arte avec son cycle Russ Meyer.) Bac Films mis à part, très peu d’éditeurs vidéo se sont risqués à les sortir et ils ne passent que très rarement en salles. Alors quelles sont les alternatives? Soit vous connaissez un super vidéo-club de la mort ou une médiathèque ciné richement garnie, soit vous possédez une super collection vidéo rare et imposante, ou bien en dernier recours, vous recherchez ces films sur le réseau internet. J’en entends déjà certains qui hurlent à la mort en prétendant, « BOUH que c’est vilain! Faut pas télécharger les films sur internet! C’est pas bien et c’est illégal! Ca tue le cinéma, ce genre de comportement » Et à ça je vous réponds : Qu’est-ce que le principe du peer to peer, si ce n’est un système d’échange entre particuliers de fichiers vidéo! Il faudrait qu’on m’explique la différence entre ce procédé et celui utilisé il y a des années auparavant consistant en des échanges de cassettes vidéo enregistrées entre particuliers. Car moi je n’en vois pas! Bon, je suis tout à fait d’accord pour pénaliser ceux qui s’en servent pour en faire commerce, ça c’est faire du tort aux ayants droit des films. Mais les gens honnêtes qui ne souhaitent qu’enrichir leurs passions cinéphages ne devraient pas être mis dans le même panier! De plus, je trouve qu’ internet permet de rétablir l’équilibre de l’expression « LA CULTURE POUR TOUS« ! Tout le monde n’a pas les moyens de se payer le cinéma (9€ la place sans abonnement), de s’acheter des DVD (souvent à partir de 15€, hormis le marché de la solde) ou d’habiter près d’un ciné-club (5€ la location). Je trouve honteux que les majors et les industriels du cinéma culpabilisent les gens sur le téléchargement à cause du manque à gagner. Comme si j’allais plaindre Disney, Dreamworks, etc… avec le fric gagné en produits dérivés et autres… Je pense qu’ils ont largement assez d’argent pour produire de nouveaux films! Evidemment, ce sont toujours ceux qui font le plus de pognon qui se plaignent. Alors, arrêtons le cirque des majors qui pleurent pour les pécadilles perdues sur internet et assouplissons les lois sur le téléchargement et ses règlementations!

5 ème Coup de gueule : davidsarrio.jpgRécemment, j’ai assisté à la projection des courts-métrages des jeunes réalisateurs David Sarrio (Projet Gamma, Daredevil, Punisher II), Aurélien Poitrimoult (Le Frelon Vert), Fabrice Blin (Lobotoman) et de Grégory Morin (Le dernier cri) sur la Péniche Cinéma (65 quai de seine Paris 19ème.) Après la projection, chaque réalisateur a pu parler de son travail et du budget pour le réaliser. Quand on voit ce que ces mecs sont capables de faire avec trois fois rien comme budget, ça me rend plutôt optimiste pour l’avenir, il n’est pas nécessaire d’avoir un budget colossal pour faire un bon film. Malheureusement à l’heure actuelle, les producteurs français sont incapables de prendre le pari de s’engager sur ces réalisateurs de talent. L’effet pervers provoqué est l’exil de ces réalisateurs pour les Etats-Unis ou le Japon. Un des cas les plus récents de cette fuite en avant est le film The Hills have Eyes des 2 français Alexandre Aja et Grégory Levasseur. Dans ces circonstances, il faudrait arrêter de dire que le cinéma français va mal alors que les producteurs/distributeurs français ne sont pas capables de financer/distribuer des projets audacieux de films un peu différents de ce qui se fait.

En conclusion : La gueule du cinéma du 21 ème siècle fait bien peine à voir. On se demande ce que deviendra cette grande industrie dans le futur. Tiraillé par les affaires des gros sous, il me semble que ceux qui le font ont oublié le but premier du cinéma, soit divertir le public et non pas le prendre pour une grosse vache à lait. Le cas du dernier concept de Tarantino & Rodriguez est un exemple éloquent de cet état de fait. A l’origine Grindhouse : Planet Terror et Death Proof (Le Boulevard de la Mort) a été réalisé à la manière des doubles programmations des années 70/80 des cinémas de quartier. Aux Etats-Unis, le film est sorti tel qu’il a été conçu, tandis que pour la France nos chers distributeurs ont fait le choix de scinder le film en 2 sorties pour ramasser plus d’oseille à l’entrée! On se demande où est passée l’intégrité artistique dans ces moments-là! Pour ma part, la seul réaction a avoir face à cette attitude c’est le boycott pur et simple de ce type de production. A ce propos d’ailleurs, il serait fort judicieux que les manifestations de plein air boycottent toutes en bloc le catalogue WARNER et tous ceux qui pratiquent des prix scandaleux pour le prêt des films! Ainsi nous pourrions sûrement voir des vieux classiques oubliés plutôt que des films sortis récemment. Cela pourrait réapprendre l’humilité à certains et les aider à se souvenir de qui les fait vivre. Pour le cas d’internet et du téléchargement, le jour ou les éditeurs DVD proposeront des classiques, des films étrangers rares et des films d’exploitations à prix modiques (- de 6€) je pense que le problème se dissipera. En attendant les jours heureux, il faudrait peut être prendre conscience que le net est en perpétuelle évolution et que tout le monde le fait évoluer. S’il n’y avait pas de piratage, certaines mesures utiles à la vie de l’internaute n’auraient jamais vu le jour! C’est un mal pour un bien! De toute façon, je le répète, la perte engendrée par le net doit être dérisoire au vu des tirages de certains DVD ou du nombre d’entrées en salles pour les producteurs/diffuseurs/éditeurs.

De vous à moi, ne pensez-vous pas que les lois sur le téléchargements sont de totales aberrations qui n’empêcheront jamais les gens de télécharger? Internet est un très bon moyen de découverte et d’ouverture à la Culture et je trouve dommage que d’excellents sites réalisés par des particuliers passionnés, ferment les uns après les autres à cause de la loi sur le téléchargement. Il suffirait de pas grand chose au niveau du contrôle pour que tout le monde soit satisfait. Mais bon, cela voudrait dire que les lois sont faites par des gens intelligents et compétents! En bref, on peux toujours rêver…

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Cavaliers Faciles de Pascal Rabaté

Lundi 23 avril 2007

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En septembre 2006 a eu lieu le deuxième festival du film Grolandais à Quend. Malheureusement nous n’avions pu nous y rendre faute de moyens, de temps et de transport. Alors vous comprendrez ma joie non dissimulée lorsque la semaine dernière Jules-Edouard Moustic de l’émission « Une semaine au Groland » diffusée sur Canal+, a annoncé la programmation d’une partie des films du festival dans certains cinémas parisiens. Parmi la sélection proposée, j’ai eu la grande surprise de découvrir le film de Pascal Rabaté « Cavaliers Faciles« (certainement le film le plus grolandais du festival, d’après Benoit Delepine!).

Pascal Rabaté, ce nom ne vous évoque rien? MMHHH?… Mais si souvenez-vous, faites un effort, il s’agit évidemment d’un des meilleurs auteurs de BD en France. Pour preuve, lisez où relisez donc ses albums :

piedsdedans.jpg ibicus.jpg petitsruisseaux.jpg La série en 3 tomes « Les Pieds Dedans« , la série en 4 tomes « Ibicus« , ou encore plus récemment son one-shot « Les Petits Ruisseaux » (album que j’avais chroniqué à l’époque de sa sortie et que vous pourrez retrouver sur ce post).

Il faut savoir qu’entre le cinéma et la bande dessinée, c’est une grande histoire d’amour! Pour preuve, de temps à autres, certains auteurs de BD passent derrière la caméra. Je citerai donc en vrac, pour mémoire les films des auteurs-réalisateurs les plus connus:

lauzierbd.jpg filmlauzier.jpgGérard Lauzier : « Pt’it Con« , « Mon Père ce Héros« , « Le Fils du Français« , « Le plus beau métier du monde« .

bdcaro.jpg filmcaro.jpgMarc Caro : « Delicatessen (en collaboration avec Jean-Pierre Jeunet)« , « La Cité des Enfants Perdues(en collaboration avec Jean-Pierre Jeunet)« , et très prochainement « Dante 01« .

bdjodo.jpg filmjodo.jpgAlessandro Jodorowsky : « El Topo« , « Santa Sangre« , « La montagne Sacrée« .

bdbilal.jpg filmbilal.jpgEnki Bilal : « Immortel ad vitam« , « Bunker Palace Hôtel« , « Tykho Moon« .

bdtronchet.jpg filmtronchet.jpg Didier Tronchet : « Le Nouveau Jean-Claude« .

Mais revenons au sujet qui nous occupe « Cavaliers faciles » réalisé, écrit et interprété par Pascal Rabaté sur une idée de Phil Jean et Dick Rabaté.

lescavaliersfaciles.jpgL’histoire : Les frères Ducon (Pascal Rabaté et Philippe Jean) ont un rêve: Traverser les Etats-Unis d’est en ouest sur de gros choppers. Seulement voilà, les frères Ducon sont français, chômeurs, et roulent en mobylette et en voiture sans permis. Loin de se décourager, ils prennent la route du Pays de Loire pour un road-movie champêtre, atypique et parfois sauvage.

Bon mais pour en dire un peu plus : ATTENTION SPOILER SUR LES LIGNES QUI SUIVENT! Seulement, ça me fait plaisir de vous en dire davantage sur ce film, tellement j’suis enthousiate!

Au commencement étaient deux frères affublés de t-shirt de footeux ridicules de l’équipe de France aux noms de Zidane et Barthez. Accoudés au comptoir, au milieu de quelques habitués dans un rade moisi, Phil et Dick, « les frères Ducon« , soufflent alternativement dans un éthylomètre pour savoir lequel des deux est le plus bourré. Le jeux se termine lorsque les deux frères s’effondrent raides murgés sur le sol blafard du bistrot. Piteux lendemain d’cuite, tête d’enclume, ASPRO dans la bière, môme insupportable déguisé en Dark Vador braillant, plus qu’une chose à faire: s’préparer pour le grand départ!

Le Easy-Rider champêtre ou le « pétrolette-movie » peut commencer. L’un au volant d’une voiturette rouge sans permis et customisée d’autocollants Yacco pour lui donner l’air d’une voiture de course, l’autre au guidon d’une mobylette bleue, blanc, rouge et tirant une petite remorque. Sur un air de Steppenwolf reprit par Les Torves façon flonflon, accordéon, trompette et voix cassées, nos deux héros s’éloignent au jour pointant vers une aventure pleine de promesses et d’imprévus.

D’étape typique en étape vinicole, leur chemin s’arrête à une cinquantaine de kilomètres de leur point de départ sur les bords de la Loire. Le temps de planter la tente, les voilà repartis vers une baignade estivale en string homme et caleçon long dans un espèce de point d’eau plus que suspect. Quelques bières, deux trois bouteilles de pinard, des cannes à pêche, une grosse boîte d’asticots, l’appât pour attirer ces cons de poissons et voilà, la pêche peut commencer!

Un brin de toilette s’impose! Douche, rasage, coupe des ongles de pieds trop longs, blanc correcteur sur les chicots pour faire illusion, nos deux french-cow-boys sont prêts pour aller picoler et draguer à la Fête à la Grenouille de Neuillé. Un nombre impressionnant de bières et de verres de vins plus tard, Phil est à la ramasse et cuve effondré sur le sol tout l’alcool ingurgité, tandis que Dick emballe une pocharde locale. Dans un élan de romantisme incertain, les amants forniquent dans la tente tandis que Phil s’échoue on ne sait où. Au matin, Dick ramène sa dulcinée chez elle pour découvrir avec amertume que la gourgandine est mariée et pratique l’échangisme avec un mari poilu et bedonnant. L’amour n’est pas toujours facile à trouver pour un chômeur alcoolo et dégarni comme Dick. Après que ce dernier ait déchargé sa colère sur un poteaux électrique, les deux compères reprennent la route.

Après moult péripéties sur un air de « Hotel California » trompetté par Vincent Malone, ils arrivent à Saligny pour La Grande Fête de la Brouette. Course de brouettes, paris sur les courses de cochon, agilité à la pelleteuse et toujours picole à foison, la fête bat son plein à Saligny. Dans la foule, une femme se distingue. Elle porte une perruque frisée aux couleurs du drapeau français et le même t-shirt Zidane que Dick, chose qu’il remarque immédiatement. Trouvera-t-il enfin ce qu’il recherche avec elle? Seul l’avenir le dira. En attendant, les frères Ducon sirotent du pinard dans la cave de la belle, en compagnie de la maman affublée, d’un costume de Superman, au beau milieu d’une collection hallucinante de nains de jardin.

Mais le cow-boy est ainsi fait, à la manière de Lucky Luke qui s’éloigne dans le soleil couchant, il ne peut pas vraiment se poser et jouïr du bonheur d’une relation incertaine, malgré les moments d’extase suprême. Ainsi, on comprend mieux pourquoi les deux frères repartent sur la route encore (« on the road again »).

Néééé pour êtrre sauvaaaage hurle la chanteuse, tandis que les Ducon s’éloignent. Pendant que Dick s’arrête pour prendre un auto-stoppeur, Phil tombe en rade avec sa mobylette sur le bord de la route. Et là, c’est le drame! Dick redémarre sans ce rendre compte que son frère ne peut plus le suivre. Heureusement pour Phil, une bande de motards l’aide à réparer sa mob et à rattraper son frère. Mais au moment où ils arrivent à la hauteur de la voiturette, elle se fait renverser mollement par une voiture. Plus de peur que de mal; Dick et l’auto-stoppeur n’ont rien et la voiturette est vite redressée par les motards. Cependant l’automobiliste, qui se trouve être le monsieur météo de la chaîne locale, entend que l’on rédige un constat d’accident dans les règles sous le regard plein de reproches de Dick. Evidemment la situation s’envenime et le pauvre mec se retrouve submergé par la bande de motards, les frère Ducon et l’auto-stoppeur qui tous ensemble, lui atomisent sa voiture après lui avoir demander de faire la météo. L’incident clos, tout le monde reprend sa route vers de nouvelles aventures.

Le film ce termine quelques mois plus tard, sur une vision familiale des femmes de la maison avachies sur le canapé, une vision pour le moins Simpsonesque.

Réaliser durant deux étés en Anjou (au passage la région n’a pas voulu financer le film), Cavaliers Faciles est un vrai film de potes, drôle, touchant, burlesque et cocasse. Pascal Rabaté arrive à insuffler autant d’émotions dans « ce truc-fiction-documentaire » comme il dit, que dans ses albums. J’y est retrouvé son souci de la mise en scène, de la narration et surtout des situations et des personnages qui font la richesse de son univers. Il exploite également sa maitrise du cadrage pour créer des ambiances très BD (le plan de caméra au raz de l’eau qui permet de voir les poissons et les pêcheurs en est un bel exemple!). La bande-son est complètement raccord avec le décalage des images et du contexte. Bravo donc au groupe Les Torves, à Bienayme-Tchebitchev, à Vincent Malone « Le Roi de la Trompette » pour tous ces doux moments de rigolade musicale. Rare fait au cinéma, le film n’est pas étalonné, ce qui lui procure un aspect de film de vacances, fait à la maison assez rigolo.

Pour toi lecteur qui n’a pas vu ce film, je te recommande de faire un tour sur le site du distributeur Brut Productions, pour découvrir les trois magnifiques bandes annonces de Cavaliers Faciles!

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2006: Une année de Cinéma

Vendredi 12 janvier 2007

emma tom detective.jpgLe Bilan 2006 d’HEMATOME :

Adieu à 2006!… Bienvenue à 2007! Mais avant d’enterrer 2006 définitivement derrière nous, revenons sur une riche année de cinéma. Au total nous aurons été voir pas moins d’une centaine de films en salles. Des comédies, des drames, des polars, des films d’horreur, des films fantastiques ou d’anticipation, des dessins-animés, pas mal d’adaptations de la littérature et quelques étrangetés carrément inclassables! C’est pourquoi nous vous proposons un rapide tour d’horizon des films qui nous ont marqués tout au long de cette année. Pour commencer voici un top 10 de nos films préférés :

lordofwar.jpg1. Lord Of Wars - un film d’Andrew Niccol

Emma : Le commerce des armes est le commerce le plus lucratif, le plus sanglant et le mieux médiatisé au monde, pourquoi ne pas en profiter?

Thomas : Pour moi, la scène qui résume le plus l’esprit de Lord of War repose dans sa séquence d’ouverture où l’on suit le trajet mortifère d’une balle, de sa fabrication jusqu’à l’éclatement de la tête du gamin qu’elle avait pour cible, simplement incroyable!

hardcandy.jpg2. Hard Candy - un film de David Slade

Emma : Qui n’a pas rêvé de couper la fierté « brandie » des adorateurs cravatés qui se pourlèchent à la vue de ….

Thomas : Les débuts d’un jeune réalisateur très prometteur qui attaque son premier film par un huis-clos sombre et dérangeant! Vivement le suivant…

labyrinthedepan.jpg3. Le Labyrinthe de Pan - un film de Guillermo Del Toro

Emma : Un conte pour adultes où initiation et merveilleux se disputent à la violence de la dictature franquiste et du drame de l’enfance, le renoncement ou la perte de l’innocence.

Thomas : Après L’échine du diable qui se situe également dans l’Espagne franquiste , Del Toro revient dans une oeuvre de dark-fantasy intense où le fantastique se mèle au réel avec force et intelligence. LE chef d’Oeuvre d’un réalisateur de génie!

bittersweetlife.jpg4. A Bittersweet Life - un film de Kim Jee-Woon

Emma :Tuer est un acte cruel, froid et radical qui ne tolère aucun état d’âme, surtout pas la sensiblerie ou la compassion, encore moins l’amour… Un film beau, tout simplement.

Thomas : Pour les fans de la trilogie de Park Chan-Wook (Old Boy, Sympathy for Mister Vengeance, Lady Vengeance), voici A Bittersweet Life, un film coup de poing à la mise en scène nerveuse au gunfight délirant et au scénario implacable. Une nouvelle preuve de la très bonne santé du cinéma coréen!

taxidermie.jpg5. Taxidermie - un film de György Pàlfi

Emma : Un film carrément décomplexé sur la bidoche et les tares familiales. Des scènes qui se regardent « l’estomac au bord des lèvres. » Craintifs et vertueux s’abstenir.

Thomas : Radical, sans tabou, tourmenté, original, écoeurant, glauque, pervers, malsain, Taxidermie est une expérience éprouvante pour son spectateur mais tellement fascinante. aahhh!!! masochisme quand tu nous tiens…

prestige.jpg7. Le Prestige - un film de Christopher Nolan

Emma : Regardez-bien…. Regardez-mieux… Magie, entourloupe, coups bas et décharges électriques, du grand spectacle!

Thomas : C’est pas des tours à la Garcimore (hi!hi! où sont les p’tites souris?) ou à la Gérard Majax ça! Et c’est rien de l’dire! Avec ce cinquième film une fois de plus tortueux et hyper-maitrisé, Nolan continue son exploration de la psychologie de ses personnages. Grandiose!

lasciencedesreves.jpg8. La Science des Rêves - un film de Michel Gondry

Emma : Il y a beaucoup de poésie, de naïveté enfantine et de douceur dans les décors fabriqués comme des tableaux d’enfants, tableaux dans lesquels les héros de Gondry vont chercher réconfort, amour et fantaisie… et nous avec.

Thomas : La collaboration Kauffman/Gondry avait donné 2 ovnis cinématographiques (Human Nature et Eternal Sunshine of the Spotless mine). Pour son premier film en solo, Gondry nous livre un film intimiste, esthétique et poétique aussi envoûtant qu’un long clip de Björk.

shortbus.jpg9. Shortbus - un film de John Cameron Mitchell

Emma : Des scènes choc, une prestation d’acteurs insoupçonnable, des jeux de jambes, de fesses et autres confiseries en veux-tu en voilà, moeurs libertines et très ouvertement libérées exigées.

Thomas : Un film sur le sexe débridé complètement assumé, véritable orgasme cinématographique d’une sincérité déconcertante et d’une franchise crue. Une oeuvre profondément humaniste et intelligente!

borat.jpg10. Borat - un film de Larry Charles

Emma : Une belle idée honnête et sérieuse pour montrer, à son insu, la population américaine dans ce qu’elle a de mieux et de plus mystérieux: sa délicatesse de pensée, son ouverture d’esprit, sa tolérance, sa politesse… Bref, une vraie invitation au voyage..

Thomas : Il y avait longtemps que moi avoir vu film très drôle, cynique et débridé limite de Jackass être. Le film de lui désormais culte pour tous ceux qui les ricains emmerdent avec pseudo-culture patriotique, religieuse et réactionnaire de là-bas. « Je beaucoup aimé film à lui de Borat! »…

Le Top 10 de Thomas :

2006 a été une très grande année cinéma avec le retour de réalisateurs indépendants hors-normes comme Albert Dupontel, Darren Aronofsky, Christopher Nolan, Andrew Niccol, Michel Gondry, ou encore Guillermo Del Toro! Mais 2006 c’est aussi l’année du cinéma de genre avec des films signés par une nouvelle génération de réalisateurs très prometteuse (je pense notamment aux surprenantes créations de Rob Zombie, Alexandre Aja, David Slade, György Pàlfi, et Alfonso Cuaron). Retour donc sur mes petits chouchous de l’année…

enfermedehors.jpg1. Enfermés Dehorsun film d’Albert Dupontel

Ca vole, ça hurle, ça bondit, ça rebondit, ça se shoote à la colle, ça tabasse à coup de parpaing, ça séquestre parmi les clodos et ça joue vraiment bien la comédie. Voici enfin le troisième coup de pied au cul de Dupontel au cinéma français! Une de ses plus belles réussites !!!
filsdelhomme.jpg2. Les Fils de l’Hommeun film d’Alfonso Cuaron

Un film tellement beau, humaniste et à la mise en scène si maitrisée que j’en ai chialé pendant tout une partie du métrage! Sans conteste, Cuaron fait partie des révélations de l’année 2006!

thehost.jpg3. The Host - un film de Joon-Ho Bong

Bong revient au source du Kaiju Eiga (film de monstres japonais genre Godzilla) avec un film complètement chtarbé, à l’humour grinçant et au propos ravageur. Conséquence de cela un véritable plaidoyer contre la politique américaine et coréenne.

zefountain.jpg4. The Fountain - un film de Darren Aronofsky

Non seulement c’est un film rare par son traitement, son ton, son esthétique et l’audace de sa mise en scène, mais c’est aussi un des plus beaux hymnes à l’amour qu’un réalisateur puisse livrer. A tout point de vue, une belle leçon de cinéma!

zedevilsreject.jpg5. The Devil’s Rejects - un film de Rob Zombie

Quand il prend l’envie à un grand musicien du Hard-Rock de devenir réalisateur, cela donne House of 1000 corpes et The Devil’s Rejects, 2 folies déviantes, dérangeantes, glauques et sans concession. Quand en plus il s’entoure d’acteurs (Sid Haig, William Forsythe, Bill Moseley et Sheri Moon Zombie) carrément magistraux, dans leurs personnages, on atteint rapidement le sublime.

lacollineadesyeux.jpg6. La Colline a des yeux - un film d’Alexandre Aja

Incroyable mais vrai! Voila, enfin un remake qui surpasse et de loin le film original! Et que rajouter à cela si ce n’est qu’il confirme tout le talent du jeune réalisateur français Alexandre Aja (réalisateur du schizophrénique Haute Tension).

lamethode.jpg7. La Méthode - un film de Marcelo Pineyro

La méthode la plus effroyable pour recruter un employé à la façon d’un réal-TV genre Loft Story et la plus sordide pour faire ressortir toutes les bassesses dont l’homme est capable pour arriver à ses fins! Un film cynique sur une société qui part à la dérive.

goodnightandgoodluck.jpg8. Good Night and Good Luck - un film de George Clooney

Il faut croire que les collaborations répétées avec Steven Sodherberg ont dûes réellement inspirer le beau George en terme de réalisation. La preuve une fois de plus avec cette histoire vraie d’un journaliste aidant à la chute du sénateur Mc Carthy, responsable de la chasse aux communistes dans les années 50.

tsotsi.jpg9. Mon nom est Tsotsi - un film de Gavin Hood

Double découverte avec ce film, un acteur (Presley Chweneyagae) et un réalisateur (Gavin Hood). L’ambiance, les acteurs, et la musique font furieusement penser à La Cité de Dieu de Fernando Meirelles, mais la différence est que le personnage principal entame une vrai rédemption purificatrice. La claque d’un cinéma africain bien vivant!

wolfcreek.jpg10. Wolf Creek - un film de Greg McLean

Un survival sans pitié, terrorisant et sans moral dans le désert australien flippant à souhait. Wolf Creek disons le, c’est le Délivrance du cinéma australien, et oui, rien de moins…

Le Top 10 d’Emma :

J’ai voulu réunir dans cette sélection, des films qui m’ont émue pour leur histoire, leur fantaisie ou leur décalage, leur esthétique ou le message que j’ai cru ou voulu y voir. Seront du voyage notamment l’amour, l’orgueil, le rêve, la simplicité, les secrets de famille, les tourments de l’âme sans oublier le vulgaire, le drôle et le pathétique. Tous les ingrédients d’un 7ème art aux couleurs de la Vie, la vraie. L’année 2006 est morte, vive l’année 2007!

transylvania.jpg 1.Transylvania - un film de Tony Gatlif

Gatlif a ce grand quelque chose pour insuffler une furieuse envie de tout foutre en l’air au nom d’un amour violent et vrai, et se noyer dans une liberté débridée et inouïe. Magique.

lemaitredarmes.jpg2. Le Maître d’armes - un film de Ronny Yu

Ou comment l’orgueil et les rêves de grandeur d’un homme naissent, grandissent et pourrissent dans le sang d’autres hommes. Une belle fresque historique.
lechienjaunedemongolie.jpg3. Le Chien jaune de Mongolie - un film de Byambasuren Davaa

Pourquoi on n’en voit pas plus souvent de ce genre de fictions-documentaires qui vous dépaysent et vous font une démonstration magistrale du sublime d’une vie essentielle en pleine verdure? La claque.

volver.jpg4. Volver - un film de Pedro Almodovar

Des histoires de femmes, de filles, de mères, touchantes, drôles et authentiques, aux jupes et tricots aux couleurs fadasses et papiers peints d’un autre temps. Une esthétique de l’amour filial?

dikkenek.jpg 5. Dikkenek - un film de Olivier Van Hoofstadt

Un film pour les forts en gueule, vulgaires, un peu machos et obsédés sexuels sur les bords, parfois paumés limite zonards, et qui aiment les frites et la belle Blonde!

meurtrieres.jpg6. Meurtrières - un film de Patrick Grandperret

Comment arrêter cette course folle et obstinée du Destin… Rien à faire, le drame était écrit d’avance. Anatomie d’une génération mise aux rebuts…. ou hygiène des assassines?

littlemisssunshine.jpg7. Little Miss sunshine - un film de Jonathan Dayton & Valerie Farris

Une famille aux liens fragiles s’allie pour réaliser coûte que coûte, à bord d’un van poussif, le rêve de « Miss » de la petite dernière. Une véritable épopée de l’espoir qui fait grandir…

takeshis.jpg8. Takeshi’s - un film de Takeshi Kitano

Images décalées et personnages bizarres, situations incohérentes et ambiances inquiétantes pour une histoire un peu étrange: Kitano met en scène l’un de ses multiples doubles, le cinéma.

ascannerdarkly.jpg9. A Scanner Darkly - un film de Richard Linklater

A mon sens, une animation originale inspirée surtout par ce qui fit le génie de P. K. Dick: sa paranoïa. Une interprétation du film contaminée par ma lecture franchement partiale et admirative du romancier.

reeker.jpg10. Reeker - un film de Dave Payne

Les mécanismes du rêve – ou plutôt du travail du rêve- sont la condensation, le déplacement, la figuration et l’élaboration secondaire… (Freud, Le rêve et son interprétation.)

Le Top 5 des films d’animation :

paprika.jpg1. Paprika - Un film de Satoshi Kon

Emma : …Je fus pris d’une frayeur terrible devant les rêves qui prenaient le pas sur la réalité dans un grand mélange confus. Et je faillis défaillir en voyant se déployer une foule de poupées ébahies, bougeant leur tête ensemble dans un mouvement mécanique et fou…

Thomas : LE film d’animation de l’année! Des images dingues à l’animation impeccable où s’entremêlent rêve et quotidien grâce à une machine. Un vertige des sens rythmé par une musique magique…

nausicaa.jpg2. Nausicäa de la vallée du vent - un film de Hayao Miyazaki

Emma : Comme j’envie Nausicäa de pouvoir filer dans les airs sur son planeur, à une vitesse vertigineuse, au mépris de tous les dangers climatiques et les menaces ennemies!.. Une belle leçon de courage et de volonté.

Thomas : Que dire qui n’est déjà été dit sur ce classique des studios Ghibli?… Binh…encore une fois merci Monsieur Miyazaki pour cette oeuvre magnifique, humaniste et écologique!

pompoko.jpg3. Pompokoun film de Isao Takahata

Emma : Un film qui, mettent en scène des créatures de la mythologie japonaise des Yokaï, propose une réflexion non dénuée de pessimisme sur l’écologie. Un violent plaidoyer.

Thomas : Les Tanukis sont les grosses couilles du cinéma japonais, profitez-en bien car il est rare d’en voir d’aussi belles au cinéma!

azuretasmar.jpg4. Azur et Asmarun film de Michel Ocelot

Emma : Fraîcheur et sensibilité des personnages, décors somptueux tout en couleurs et en arabesques, musicalité et suavité de langue arabe, exotisme des paysages : un véritable conte des Mille et une nuits… Etriqués du coeur, passez votre chemin!

Thomas : Preuve éclatante que la France n’est pas en reste dans le milieu de l’animation, Voici venu le temps des légendes orientales réinventées par le Paul Grimaut des temps modernes : Michel Ocelot.

souriscity.jpg5. Souris Cityun film de David Bowers & Sam Fell

Emma :Quand une souris d’la haute rencontre une souris dezegoûts: incompréhension, tromperie, fautes de jugement, alliance et amour sont au-rendez-vous. Heureusement qu’on rit; on croirait une comédie humaine!

Thomas : Studios Aardman are back!… Bon c’est vrai c’est juste pour le look des personnages, mais en même temps quel plaisir de retrouver ces gros yeux globuleux et ces sourires à pleines dents dans l’animation! Mon seul regret, c’est la traduction du titre originale qu’était pourtant bien poilante : Flushed Away (que l’on peux traduire par « aspiré par les chiottes »). La France manque singulièrement de Tanukis à grosse couilles dans la production …

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HEMATOME vous fait l’topo!

Lundi 11 décembre 2006

top15hematome.jpgemma tom detective.jpg

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le mois de novembre a été très riche en sorties cinéma avec sa kyrielle de réalisateurs, d’acteurs et de scénaristes de grand talent.

Une occasion rêvée pour fêter le cinéma à la manière HEMATOME! C’est pourquoi je vous propose un TOP 15 des films (dans un ordre de préférence) vus ce mois-ci. Mais pour vous changer de mes critiques habituelles, je vous ai concocté une sélection des meilleurs séquences de films.

La plupart de ces films sont toujours visibles en salles pour ceux que cela intéresse; si ce n’est pas le cas, il n’y aura plus qu’a attendre patiemment la sortie DVD!

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 1

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Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro :

Espagne, 1944. Début de la dictature franquiste. Carmen (Ariadna Gil), récemment remariée, s’installe avec sa fille Ofélia (Ivana Baquero) chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal (Sergi Lopez), capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Tandis que la guerre entre soldats et les résistants fait rage dans la forêt, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l’a préparé à affronter afin de découvrir la vérité …(pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

chocs.jpgLes Scènes les plus Chocs :

Dans Le Labyrinthe de Pan : le capitaine Vidal (Sergi Lopez) fracasse le crane d’un paysan à coup de bouteille et torture à l’aide d’outils pas très chirurgicaux les résistants capturés. Dans Shortbus : au début du film James (Paul Dawson) se filme dans sa pratique de l’auto-fellation ; lors d’une séquence décomplexée de relation homosexuelle à 3, Caleb (Peter Stickles) se met à chanter l’hymne national américain dans le cul de Jamie (PJ DeBoy). Dans Saw 3 :les pièges imaginés par Jigsaw (Tobin Bell) et Amanda (Shawnee Smith) sont particulièrement atroces et sadiques (ex : l’homme obligé de s’arracher la peau pour se détacher des chaînes qui le retiennent.) Dans Borat : les victimes des interviews de Borat (Sacha Baron-Cohen) accordent un peu trop de crédit à ses allégations racistes et xénophobes.

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 2

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Les Fils de l’homme de Alfonso Cuaron :

En 2027, les femmes du monde entier sont devenues stériles. La planète est ravagée par les épidémies et les guerres de religion et l’Angleterre est devenue une nation totalitaire où les immigrés clandestins sont parqués dans des camps de regroupements avant d’être rejetés à la mer. Cela fait 20 ans qu’aucun bébé n’est venu au monde, pourtant une organisation terroriste-réactionnaire détient en secret une jeune femme enceinte de 8 mois qui devient par la même la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Théo (Clive Owens) un ancien militant désabusé après la mort de son fils de 2 ans est chargé de sa protection et doit l’aider à rejoindre une organisation appelée : Projet Humanité. (pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

droles.jpgLes Scènes les plus Drôles :

Dans Borat : lors d’une conférence dans un hôtel, Borat (Sacha Baron-Cohen) et son manager Azamat (Ken Davitian) déboulent complètement à poil et se tabassent mutuellement avec un gode en forme de poing ; l’arrivée de Borat à New Yor : il chie dans les plates bandes, se lave dans les toilettes, fait sa lessive dans le lac et tente d’embrasser plusieurs passants pour les saluer. Dans Prête moi ta main : afin de décourager sa mère de ses idées de mariage (Bernadette Laffont), Luis (Alain Chabat) et Emma (Charlotte Gainsbourg) tentent de la dégoûté dans une scène sado-masochiste digne du plus mauvais porno; dans son adolescence, Luis adopte le style de Robert Smith du groupe The Cures ce qui lui vaut une magnifique coupe de cheveux. Dans The Host : la famille Park croyant que Hyun-seo (Ko Ah-sung) est morte s’effondre et se roule par terre devant l’hôtel aux morts, improvisé dans un gymnase tandis que les gens impassibles assistent à la scène.

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 3

thehost.jpgThe Host de Joon-Ho Bong :

A Séoul, Park Hee-bong (Byeon Hie-bong) tient un petit snack au bord de la rivière Han où il vit avec les siens. Il y a son fils aîné, l’immature Kang-du (Song Kang-ho), sa fille Nam-ju (Bae Du-na), une championne malchanceuse de tir à l’arc, et Nam-il (Park Hae-il), son fils cadet éternellement au chômage. Tous idolâtrent la petite Hyun-seo (Ko Ah-sung), la fille unique de Kang-du. Un jour, un monstre géant et inconnu jusqu’à présent, surgit des profondeurs de la rivière. Quand la créature atteint les berges, elle se met à piétiner et attaquer la foule sauvagement, détruisant tout sur son passage. Le snack démoli, Kang-du tente de s’enfuir avec sa fille, mais il la perd dans la foule paniquée. Quand il l’aperçoit enfin, Hyun-seo est en train de se faire enlever par le monstre qui disparaît, en emportant la fillette au fond de la rivière. La famille Park décide alors de partir en croisade contre le monstre, pour retrouver Hyun-seo, tandis que les autorités (sous l’influence des Américains) recherchent un hypothétique virus lié à la créature au lieu de la pourchasser et en dépit des nombreuses victimes… (pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

haletantes2.jpgLes Scènes les plus Haletantes :

Dans Les Fils de l’Homme: la fuite de Théo (Clive Owens), Kee (Claire-Hope Ashitey), Julian (Julianne Moore) et Myriam (Pam Ferris) attaqués par des terroristes lourdement armés sur la route. Dans The Host : les attaques du monstre extrêmement rapide . Dans The Prestige: l’attente et l’émotion à chaque fin d’un numéro périlleux des magiciens Angier (Hugh Jackman) et Borden (Christian Bale.) Dans Casino Royale: à peu près toutes les grosses scènes d’action du film (ex : La course poursuite bondissante au début du film entre James Bond (Daniel Craig) et Mollaka (Sebastien Foucan) un poseur de bombes sur un chantier en construction puis dans une ambassade.)

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 4

prestige.jpgThe Prestige de Christopher Nolane :

Le Prestige est le dernier acte d’un tour de magie qui en compte trois : « La Promesse », qui présente au public une situation banale, « Le Revirement », la situation de départ devient extraordinaire et enfin « Le Prestige », acte au cours duquel se produit le coup le plus spectaculaire.

Londres, au début du XXième siècle. Robert Angier (Hugh Jackman) et Alfred Borden (Christian Bale) deux prestidigitateurs surdoués donnent des représentations en compagnie de Julia Angier (Piper Perabo) et de leur mentor Cutter (Michael Caine). Au cours d’un tour particulièrement dangereux, Julia Angier meurt accidentellement par la faute de Borden. Dès lors le chemin des deux hommes se sépare. Déterminé à devenir le plus grand prestidigitateur, Borden affine son style et développe des numéros de plus en plus sophistiqués. Pendant ce temps, Angier s’intéresse au développement de nouvelles technologies autour de l’électricité afin de mettre au point un spectacle capable de supplanter le célèbre tour de Borden : L’homme transporté. Très vite la jalousie, puis la haine, vont transformer les deux hommes en de farouches ennemis. Dès lors les deux rivaux vont s’efforcer de se détruire l’un l’autre en usant des plus noirs secrets de leur art.(pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

tendresse2.jpgLes Scènes les plus Tendres :

Dans Les Fils de l’Homme : asper (Michael Caine) en bon baba cool fume des pétards et disserte sur l’humanité dans son refuge de la forêt en compagnie de Théo (Clive Owens); la découverte du bébé de Kee (Claire-Hope Ashitey) bouleverse toutes les personnes qui l’aperçoive. Dans Prête moi ta main: Luis (Alain Chabat) va aider Emma (Charlotte Gainsbourg) à adopter un enfant en se déclarant être son mari lui donnant du même coup une belle preuve d’amour: Dans Shortbus: la relation amoureuse entre James (Paul Dawson) et Jamie (PJ DeBoy).

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 5

borat.jpg Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan de Larry Charles :

Borat (Sacha Baron-Cohen), reporter kazakh, est envoyé aux Etats-Unis par la télévision de son pays en compagnie de Azamat (Ken Davitian) son producteur pour y tourner un reportage sur le mode de vie de cette nation vénérée comme un modèle. Au cours de son périple, il rencontre de vraies personnes dans des situations authentiques, avec les conséquences les plus incroyables. Son comportement à contre-courant provoque les réactions les plus diverses, et révèle les préjugés et les dessous de la société américaine. Aucun sujet n’échappera à sa soif d’apprendre, même les plus extrêmes. Un vrai choc des cultures!(pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

moisies.jpgLes Scènes les plus Moisies :

Dans Scoop: la platitude de l’intrigue du film et la lassitude éprouvée au bout de 20 minutes de Woody Allen dans son éternel personnage bégayant et maladroit. Dans Ne le dis à personne: le scénario devient vite trop confus, la musique est trop présente et il y a trop de longueurs pour des explications finales lourdes. Un film un peu mou en somme. Dans Le Concile de Pierre: malgré le talent incontestable de Guillaume Nicloux à la réalisation, ce film manque de patate. Mais bon, vu la complexité d’adapter les romans de Grangier à l’écran cela n’a rien d’étonnant. Dans le Dahlia Noir: on ne reconnait pas du tout la touche De Palma dans ce film! Mais où est passé le réalisateur des « Incorruptibles » et des thrillers glauques comme « Body Double » ou « Pulsions« ? Les acteurs sont très fades et la mise en scène ne nous convient pas un instant pour ce scénario trop alambiqué!

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 6

saw3.jpgSaw 3 de Darren Lynn Bousman :

Après un deuxième opus décevant, la saga Saw se termine avec ce troisième film qui atomise radicalement les deux films précédent!

Jigsaw (Tobin Bell) le tueur au puzzle a mystérieusement échappé à ceux qui pensaient le tenir. Pendant que la police se démène pour tenter de remettre la main dessus, le génie criminel a décidé de reprendre son jeu terrifiant avec l’aide de sa protégée, Amanda (Shawnee Smith). Le docteur Lynn Denlon (Bahar Soomekh) et Jeff (Angus MacFadyen) ne le savent pas encore, mais ils sont les nouveaux pions d’une nouvelle partie qui va commencer. (pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

degueulbifs2.jpgLes Scènes les plus Degueulbifs :

Dans Saw3: l’opération à la perceuse et à la meuleuse pour retirer un morceau d’os de la boîte crânienne afin de libérer le cerveau malade et trop à l’étroit de Jigsaw (Tobin Bell), La machine qui tord la tête, les jambes et les bras de sa victime dans des bruits d’os brisés atroces! A peu près 80% du film! Dans Fast Food Nation : La scène de fin dans les abattoirs à la triperie où les ouvrières arrachent les rognons d’une tripaille sanguinolante.

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 7

pretemoitamain.jpgPrête-moi ta main de Eric Lartigau :

La vie est facile pour Luis (Alain Chabat), 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier, aimé, choyé, couvé par sa mère (Bernadette Laffont) et ses cinq soeurs. Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà, lassées de le materner, celles-ci décident qu’il est temps pour lui de se marier. Le plus vite possible ! Cerné par sa famille qui ne pense plus qu’à ça, il élabore un plan : trouver la femme parfaite qui va se faire passer pour sa fiancée et qui va lâchement l’abandonner le jour du mariage. Après ça, plus personne n’osera même prononcer le mot mariage devant lui. Mais comment trouver cette perle rare ? Luis ne voit qu’une solution : la louer ! Et justement, Emma (Charlotte Gainsbourg), la soeur de son meilleur ami et collègue, vient d’arriver à Paris et cherche du travail. Ça y est, le plan est en route. Au bout, la liberté pour Luis. Les plans, c’est bien sur le papier. Mais dans la vie, ça peut s’emballer…

glamours.jpgLes Scènes les plus Glamours :

Dans Casino Royale : James Bond (Daniel Craig) rejoue la célèbre scène de Docteur No où Ursula Andress sort de l’eau dans son petit maillot de bain moulant.

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 8

shortbus.jpgShortbus de John Cameron Mitchell :

Shortbus suit plusieurs personnages new-yorkais dont les aventures tragi-comiques naviguent entre sexualité et sentiments. Tous fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s’expriment toutes les sexualités. Sofia (Sook-Yin Lee) est sexologue et n’a jamais connu l’orgasme. Avec son mari Rob (Raphael Barker), elle simule le plaisir depuis des années. Sofia croise Severin (Lindsay Beamish), une maîtresse dominatrice qui tente de l’aider. Parmi les patients de Sofia, James (Paul Dawson) et Jamie (PJ DeBoy) sont un couple gay qui tente d’ouvrir leurs relations sexuelles à un troisième partenaire. James propose une relation avec Ceth (Jay Brannan), mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb (Peter Stickles).

feeriques.jpgLes scènes les plus Féériques :

Dans Le Labyrinthe de Pan : la rencontre entre Ofélia (Ivana Baquero), le Faune (Doug Jones) et les 3 Fées . Dans Azur et Asmar : Hé! Bé! C’est un peu tout le film quand même, alors je ne sais quelles scènes choisir! . Dans The Prestige : lors de ses recherches dans le Colorado, Angier (Hugh Jackman) rencontre le scientifique Nikolas Tesla (David Bowie). L’homme pratique des expériences hallucinantes sur l’électricité.

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 9

azuretasmar.jpgAzur et Asmar de Michel Ocelot :

Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement. Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n’aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d’audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles…

belles.jpgLes Scènes les plus Belles :

Dans Le Labyrinthe de Pan : l’univers du quotidien se mêle à l’univers féérique du faune et des fées du labyrinthe. Toutes les séquences du labyrinthe et les apparitions des créatures sont magnifiques. Dans Azur et Asmar : Quand Azur arrive dans le pays d’Asmar, il se bande les yeux pour ne plus voir la laideur du monde et c’est à cause de cela qu’il ne peut voir toute la beauté de ce pays, le chatoiement des couleurs, l’euphorie des odeurs,… Dans The Prestige : les tours spectaculaires de Borden (Christian Bale) et Angier (Hugh Jackman) – Dans Les Fils de l’Homme : les pleurs du bébé font cessé les combats pendant quelques minutes dans l’affrontement de l’armée et des terroristes dans le ghetto. Dans Borat : Borat (Sacha Baron-Cohen) croyait trouver l’amour auprès de la star américaine Pamella Handerson : lourde fut sa déception. Mais cela lui permist de se rendre compte de ses sentiments pour Luenell (herself) une fille de joie rencontrée dans son périple. Dans Prête moi ta main : par amour pour Emma (Charlotte Gainsbourg), Luis (Alain Chabat) crée un parfum spécialement pour elle. Dans The Host : Kang-du (Song Kang-ho) recueille l’orphelin vagabond auprès de lui et une complicité s’installe très vite entre eux (et notamment sur la bouffe!).

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 10

fastfoodnation.jpgFast Food Nation de Richard Linklater :

Don Henderson (Greg Kinnear) a un vrai problème. Il est responsable marketing de la chaîne des Mickey’s Fast Food Restaurants, et de la viande souillée de matière fécale a été découverte dans les stocks de steaks surgelés du fameux Big One, le hamburger vedette de la marque. Quittant ses confortables bureaux de Californie du Sud pour aller enquêter, il va découvrir les abattoirs, leurs employés immigrés et les élevages surpeuplés. Les révélations découvertes au cours de son séjour lui poseront un vrai cas de conscience. Amber (Ashley Jonhson) est une étudiante exploitée comme employé dans un restaurant de la chaîne des Mickey’s Fast Food. Révolté par le traitement réservé aux bétails de la grande industrie, elle va se retrouver livrée à ses premiers émois contestataire en rejoignant un groupe de jeunes mollement activistes contre la grande industrie du Fast Food. Sylvia (Catalina Sando Moreno) et Esteban (Juan Carlos Serràn) sont un couple d’immigrés mexicains fraîchement débarqués aux Etats-Unis après avoir franchi la frontière illégalement dans l’espoir d’une vie meilleure. Malheureusement pour eux, ils devront accepter de travailler dans des abattoirs, pour un salaire de misère et des horaires de dingues…

tragiques.jpgLes Scènes les plus Tragiques :

Dans le Labyrinthe de Pan : le traitement réservé aux résistants par le capitaine Vidal (Sergi Lopez), les souffrances de la grossesse qu’endure Carmen (Ariadna Gil), la mère d’Ofélia (Ivana Baquero) et la passivité de Vidal face à cette situation . Dans Les Fils de l’Homme : l’humanité meure à petit feu et les hommes n’ont toujours pas retenu la leçon et continuent de tout détruire malgré un espoir naissant. The Host : l’indolence du gouvernement coréen à arrêter la créature qui ne cesse de faire de nombreuses victimes et la mort de Park Hee-bong (Byeon Hie-bong) le père de la famille Park, tué violemment par la créature. Dans The Prestige : la fin du film nous révèle toute l’horreur des conséquences du tour pratiqué par Angier (Hugh Jackman).

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 11

casinoroyale.jpgCasino Royale de Martin Campbell :

Pour sa première mission, James Bond (Daniel Craig) affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre (Mads Mikkelsen). Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d’une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper (Eva Green), attachée au Trésor, l’accompagne afin de veiller à ce que l’agent 007 prenne soin de l’argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s’efforcent d’échapper aux tentatives d’assassinat du Chiffre et de ses hommes, d’autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables. (pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 12

conciledepierre.jpgLe Concile de Pierre de Guillaume Nicloux :

Laura Siprien (Monica Bellucci) se demande si elle n’est pas en train de perdre la raison. Cauchemars et hallucinations la plongent depuis quelques semaines dans une angoisse incontrôlable. Qui est vraiment son fils Liu-San (Nicolas Thau) ? D’ou vient-il ? Que signifie l’étrange marque apparue sur son torse ? Quelques jours avant son septième anniversaire, l’enfant est enlevé. Persuadée de savoir où il a été emmené, Laura se jette à corps perdu dans un périple aux confins de l’étrange et du fantastique.

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 13

dahlianoir.jpg Le Dahlia Noir de Brian De Palma :

Dans les années 40, à Los Angeles, Bucky (Josh Hartnett) et Lee (Aaron Eckhart), deux inspecteurs, s’attaquent à une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short (Mia Kirshner), a été découverte atrocement mutilée. Sa beauté et sa fin tragique deviennent les sujets de conversation de toute la ville. Certains sont prêts à tout pour en tirer bénéfice… ou cacher leurs secrets. Quels étaient les liens de la victime avec la puissante famille Linscott ? Que vivait-elle dans son intimité ? Et avec qui ? Au-delà des apparences, l’enquête commence. (pour une critique plus approfondie je vous recommande la lecture de cet article!)

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 14

nedispersonne.jpgNe le dis à personne de Guillaume Canet :

Sa femme Margot (Marie-Josée Croze) a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex (François Cluzet) ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image… le visage d’une femme au milieu d’une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot…

TOP 15 HEMATOME : NUMERO 15

scoop.jpgScoop de Woody Allen :

L’enquête du célèbre journaliste d’investigation Joe Strombel (Ian McShane), consacrée au « Tueur au Tarot » de Londres, tourne court quand il meurt de façon aussi soudaine qu’inexplicable. Mais rien, pas même la mort, ne peut arrêter Joe. A peine arrivé au purgatoire, il décide de transmettre ses toutes dernières informations à la plus charmante des étudiantes en journalisme : Sondra Pransky (Scarlett Johanson). De passage à Londres, Sondra entend le fantôme de Joe s’adresser à elle durant un numéro de magie de l’Américain Splendini, alias Sid Waterman (Woody Allen). Bouleversée et folle de joie à l’idée d’avoir déniché le scoop du siècle, l’effervescente créature se lance avec Sid dans une enquête échevelée, qui les mène droit au fringant aristocrate et politicien Peter Lyman (Hugh Jackman). Une idylle se noue en dépit de troublants indices semblant désigner le beau Peter comme le « Tueur au Tarot ». Le scoop de Sondra lui sera-t-il fatal ?

Oufti! ça y’est c’est fini! J’espère que je vous aurais donné envie d’aller au cinéma ou tout du moins de voir ces nombreux films à leur sortie DVD. Mon prochain rendez-vous cinéma sera pour janvier où je vous proposerai un bilan ciné de l’année 2006…

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« La Traque », un vrai calvaire

Lundi 2 octobre 2006

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Apparu dans les années 70, le Survival à toujours était considéré comme un sous-genre du cinéma d’horreur. Pourtant il a donné naissance à de grands films d’horreur qui n’hésitaient pas à montrer la bestialité enfouie au tréfonds de l’âme humaine (revoyez les grands classiques du genre : « The Texas Chainsaw Massacre (1974) » de Tobe Hooper ou « Deliverance (1972) » de John Boorman). Depuis quelques années maintenant le Survival semble inspirer bon nombre de réalisateurs de toutes nationalités : Greg McLean (Australie) avec « Wolf Creek » (2005), Eli Roth (Etats-Unis) avec « Hostel«  (2005), Neil Marshall (G-B) avec « The Descent » (2005) ou encore Alexandre Aja (France) avec « La Colline à des yeux«  (2006).

Les bases scénaristiques du Survival partent souvent du même postulat et c’est à cela qu’on le reconnaît. De manière générale on assiste à l’évolution d’un personnage obligé de se défendre comme il peut ou de subir des évènements qui ne cessent de basculer vers des sommets de barbarie et, où l’humanité fait place à l’instinct primal de l’homme. Le plus souvent ce personnage finit par combattre ses assaillants dans un déferlement de violence plus ou moins perverse ou choisi de se laisser mourir.

En parfaite résonnance avec ce principe est sorti en 2004 « Calvaire« , le premier film du cinéaste belge Fabrice Du Welz (film actuellement disponible en DVD.)

CALVAIRE.jpgL’histoire : Marc Stevens (Laurent Lucas vu dans « Harry, un ami qui vous veut du bien » de Dominik Moll ) est un chanteur itinérant. De village en village, il procure un plaisir simple aux petits vieux des hospices et alimente les fantasmes des vieilles émerveillées par son tour de chant. Puis il reprend la route, vers de nouvelles aventures à la rencontre de son public. Mais il tombe en panne au milieu de nulle part. M. Bartel (Jackie Berroyer vu dans « Le Péril Jeune » de Cédric Klapisch), un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l’a quitté, le recueille. L’homme semble sympa mais légèrement arriéré et particulièrement intriguant. C’est alors que commence le cauchemar de Marc : M. Bartel voit en lui l’incarnation de son ex-femme et tout le village est persuadé que celle-ci est rentrée au pays.

Calvaire (nm) : Suite d’épreuves douloureuses. ETY Du lat. calvaria, »crâne », nom du lieu-dit de la crucifixion du Christ.

Jamais un film n’aura aussi bien porté son titre! Ce film est une véritable descente aux enfers pour le personnage déphasé et traumatisé de Laurent Lucas (prodigieux dans son interprétation). Jackie Berroyer est tout simplement méconnaissable dans son rôle, la détresse affective de son personnage suscite beaucoup d’amertume et de pitié. N’oublions pas également la très juste interprétation de Philippe Nahon (« Haute Tension » d’Alexandre Aja), Jo Prestia (« Irreversible » de Gaspard Noé, « 36 Quai des Orfèvres » de Olivier Marchal) et Jean-Luc Couchard (« Dikkenek » de Olivier Van Hoofstadt) en paysans dégénérés, brutaux et zoophiles. Une des séquences les plus impressionnantes du film est celle dans laquelle ils se mettent à se tortiller dans une danse frénétique et absurde au son d’un piano désaccordé! Jubilatoire et inquiétant! Avec « Calvaire » Fabrice Du Welz livre un film couillu, sans concession, brutal, crépusculaire et, où le spectateur ne ressort pas indemne (je boue d’impatience de voir le deuxième long-métrage de ce « futur grand du cinéma d’horreur »!). A la vision de ce film, certains reconnaîtront les influences marqués de Fabrice Du Welz : passant des ambiances hitchcockiennes, à la tension dramatique de « Deliverance » jusqu’à la référence au film « La Traque » de Serge Leroy réalisé en 1975.

LA TRAQUE.jpgL’histoire : Helen Wells (Mimsy Farmer vu dans « More » de Barbet Schroeder « un pur trip Pink Floydien!« ), une jeune Anglaise venue en Normandie pour y louer un relais de chasse, a le tort de rencontrer sur son chemin des chasseurs qui traquent le sanglier. Il s’agit d’un groupe de sept hommes que la solidarité de chasse lie par-dessus tout. Issus de la bonne bourgeoisie, ils incarnent la France des notables. Albert (Jean-Pierre Marielle) et Paul (Philippe Léotard), les frères Danville, violent la jeune femme sous l’œil désapprobateur de leur timide compagnon Chamond (Michel Robin vu dans « La Chèvre » de Francis Weber, « Les Petites Fugues » de Yves Yersin). Helen parvient à blesser Paul avant de prendre la fuite dans les bois. Pour éviter le scandale Albert se met à la poursuite de la jeune femme afin de lui proposer un mutuel silence. L’attitude suspecte d’Albert et ses explications maladroites alerte ses compagnons. Ainsi ils découvrent la vérité et après s’être concertés se décident eux aussi à étouffer l’affaire au plus vite. Seul Philippe Mansart (Jean-Luc Bideau vu dans « Et la Tendresse?…Bordel! » de Patrick Schulmann) manifeste quelques scrupules, seulement il se fait très vite rappeler à l’ordre par David Sutter (Michel Lonsdale vu dans « Hibernatus«  d‘Edouard Molinaro) mari de sa maîtresse mais sourtout souteneur de son élection au Conseil Général. La tension monte dans le groupe d’ami et la mort de Paul suite à ses blessures finit de condamner le sort de la jeune femme blessée, à bout de force et perdue dans un marais oppressant.

Le phénomène du Survival était un genre assez rare en France dans les années 70 (hormis « La Traque« , je n’ai pas trouvé de film similaire dans le cinéma français de l’époque!). Cependant et malgré un manque de notoriété évident (je ne connais pas beaucoup de gens qui se rappelle de ce réalisateur!) Serge Leroy (1937-1993) était un de ces réalisateurs surdoués, capables de réunir dans un même film les plus grosses pointures de l’époque : Jean-Pierre Marielle, Philippe Léotard, Jean-Luc Bideau, Michel Lonsdale, Michel Constantin,… au service d’un scénario dérangeant, abject et dénonciateur d’une certaine classe sociale! Pas une fois le film ne cède à la facilité, épargnant ainsi au public le sempiternel happy-end!

Suite à ce film, Serge Leroy réalisera en 1982 « Légitime Violence » (un de ses films les plus connus!), polar tragique et violent (sorte de « Justicier dans la ville » à la française) avec Claude Brasseur, Véronique Gennest, Thierry Lhermitte, Valérie Kaprisky et Christophe Lambert.

Alors ami lecteur si tu aimes les sensations fortes, les situations piquantes et que tu es légèrement atteint, les Survivals sont pour toi ! Sur ce, bon film et à bientot pour de nouvelles aventures cinématographiques !!!

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L’étrange festival: 14ème édition

Samedi 16 septembre 2006
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Voila quelques années que je rate systématiquement la programmation de « L’Etrange Festival« . Cette année et au vu d’un programme très riche, je me suis décidé pour profiter des projections proposées pendant une semaine au Cinéma du Monde et au Rex!

Depuis 14 ans L’Etrange Festival propose au public de découvrir des films barrés, décalés, marginaux, gênants, rares, grinçants, étranges, drôles ou originaux. Ainsi grâce à cette politique, les fidèles du festival ont pu voir des films de réalisateurs en marge des salles obscures comme Takashi Miike (Audition, Ichi the Killer, Visitor Q), Shinya Tsukamoto (Tetsuo, Tokyo Fist, Bullet Ballet), Herschell Gordon Lewis (Blood Feast), Alfred Hitchcock (Vertigo, Psycho)…

etrange festival14.gifCette année le festival a démarré son ouverture avec un des derniers films de Takashi Miike : The Great Yokaï War . Puis pendant 12 jours, il nous a été présentés une rétrospective Norifumi Suzuki (grand cinéaste japonais d’un cinéma érotique et violent), des hommages aux réalisateurs Sono Sion (nouvelle révélation du cinéma japonais et présent lors des projections du festival) et Paul Schrader (célèbre réalisateur-scénariste américain, également présent sur le festival), une thématique Rednecks et une autre sur le cinéma de Salvador Dali, des avant-premières, des courts-métrages et pour conclure un concert de l’actrice-diva Diamanda Galàs.

Mes modestes moyens ne me permettant pas d’assister à l’ensemble de la programmation, j’ai choisi d’aller voir une dizaine de films! Je vous propose de partager mes impressions et de vous parler des films qui m’ont le plus marqués.

gyw.jpgThe Great Yokai War (Yokai Daisensô – 2005) de Takashi Miike – Film d’ouverture du festival : Yasunori Kato, maître du mal, capture les esprits ancestraux de la montagne (les Yokai) et les fusionne avec les objets jetés au rebut dans les décharges publiques. Ces derniers, comme le soupçonnait Lamartine, ont bien une âme et sont remplis de colère : une telle fusion détruirait donc l’humanité et la paix spirituelle des Yokai. Seul espoir, Tadashi, un enfant de dix ans qui va les aider à déjouer ce plan diabolique grâce à son épée magique.

Avant de vous parler du film, il faut vous expliquer qui sont les Yokai! Les Yokai sont des créatures surnaturelles issues du folklore japonais. Ils ont tous un nom et une appartenance ethnique. Certains ont des particularités physiques (mi-homme, mi-animaux) ou des capacités (voler, nager sous l’eau,…) et on pourrait comparer ces monstres aux créatures mythologiques des légendes celtiques comme les nains, les fées, les trolls,etc…

Et bien le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’est calmé le p’tit père Miike depuis son film adapté du manga « Zebraman« . Il élargit son public aux enfants. Mais après tout, le résultat n’est pas désagréable et cela prouve une fois de plus sa capacité à s’adapter à un travail de commande, sans pour autant s’aliéner ses fans de la première heure (quel ttaaaaaaaaaaaallent!!). Et oui, c’est donc au plus incontrôlable et subversif des réalisateurs japonais que la Kadokawa a confié la réalisation du film anniversaire de leur 60 ans dans la pure tradition des « Kaiju Eiga » (films de monstres japonais) avec un casting de pas moins de 150 monstres. Une des premières choses qui séduit dans ce film, c’est le foisonnement et la profusion de ces créatures tout au long du métrage (un régal pour ceux qui ont vu l’exposition « Yokai, bestiaire du fantastique japonais » à la Maison de la Culture du Japon à Paris et qui se rappeleront les Kappa, les Tengu, les Femmes au long cou,…). Pour le look des Yokai, le film mélange les effets spéciaux : images de synthèse, animation image par image, marionnettes, et acteurs maquillés en monstre délirant. L’autre intérêt pour le jeune public, porte dans le fait que n’importe quel gamin peut s’identifier au jeune Tadashi. Le personnage est trouillard, maladroit, timide, paumé, inadapté et il ne peux assumer sa lourde charge de sauveur. Pourtant contre toute attente il se lancera dans la quête qu’on lui aura imposée allant d’échecs en victoires et apprenant petit à petit à maîtriser sa peur.

The Great Yokai War est digne du cinéma japonais pour enfants. A la manière des longs-métrages de Hayao Miyazaki (Princesse Mononoke, Nausicaa, Le voyage de Chihiro), on retrouve tout au long du film des messages sous-jacents sur l’écologie, la montée inquiétante de l’industrialisation, ou l’oubli des traditions.

En somme le résultat de The Great Yokai War est une parfaite réussite dans un véritable débordement d’imagination. Il ne nous reste plus qu’à espérer que la sortie DVD en France de ce film ne tardera pas trop!

Site japonais du film The Great Yokai War

Rétrospective Norifumi Suzuki avec les 3 films suivants :

sholinkarate.jpgShaolin Karate (Shôrinji Kenpô – 1975) : Doshin So a importé durant la guerre les techniques de combat chinois au Japon, notamment la méthode dite Shaolin. Il combat aussi la pègre qui règne sur le marché noir. À la fin de la guerre, il découvre que les terres appartenant à sa famille ont été spoliées. Fondateur de la première école Shaolin au Japon (à la vocation originellement pacifique…) il ne manque pas d’arguments pour faire entendre sa cause à qui de droit.

Ce film est un pur chef d’oeuvre! Le traitement de l’histoire, l’interprétation des acteurs et la mise en scène m’ont énormément fait penser au cinéma de Akira Kurosawa (il faut absolument voir Dodeskaden!!!). Inspiré de faits réels, le film nous raconte l’histoire de cet ex-espion Doshin So qui pendant l’humiliante occupation américaine fonda une école d’arts martiaux. Par certains aspects, il ressemble un peu au personnage historique chinois Huo Yuan-Ja qui fonda au début du XXième siècle une école réunissant tout les style du Wushu (terme utilisé en Chine pour désigner les arts martiaux locaux, ce que l’on appelle en Occident Kung-Fu) et prônant une philosophie martiale (si l’histoire de Huo Yuan-Ja vous intérresse je vous conseille d’aller voir Le Maître d’armes - Fearless en ce moment en salle). Dans Shaolin Karate, Norifumi Suzuki cherche avant tout à faire passer le message : « sans justice, pas de force, mais… sans force la justice n’est rien!« . Très loin des préceptes pacifiques et de tolérance de Shaolin, Doshin So rend sa propre justice avec force et violence contre les maffieux et une police complètement corrompus. Son combat, il le mène pour redonner espoir à des gens opprimés ayant perdu leur dignité et accablés moralement. Et cela Norifumi Suzuki le porte à l’écran avec beaucoup d’émotion. L’interprétation du charismatique « Bruce Lee japonais » Sonny Chiba est impressionante. Je me souviens notamment de ses multiples combats contre les yakusas dont la scène d’émasculation aux ciseaux et des séquences plus sensibles aux côtés des orphelins et de la jeune fille obligée de se prostituer pour survivre. Enfin à la manière du long-métrage « Le Tombeau des Lucioles«  de Isao Takahata ou du manga « Gen d’Hiroshima » de Keiji Nakazawa, Shaolin Karate dépeint la misère d’un Japon d’après-guerre par de magnifiques décors valorisés par une excellente mise en scène.

pensionnatjfp.jpgLe Pensionnat des jeunes filles perverses (Kyofo Joshi Koko : boko rinchi kyoshitsu – 1973) : Des jeunes filles punks font régner la terreur dans l’enceinte d’une école de jeunes filles. Qui donc les a introduites, qui les protège et comment les combattre ? Telles sont les questions auxquelles vont devoir répondre, au péril de leur vie, Noriko et ses camarades. Elles font appel, en désespoir de cause, à des yakuzas intéressés mais aussi à Maki, une femme gangster.

Dans les années 70 est né aux Etats-Unis un nouveau genre de cinéma : la Blaxploitation, mettant en scène des afro-américains, hommes ou femmes aux travers de films extrêmement décomplexés et militants. Au japon, à la même époque est né un cinéma d’exploitation similaire, mélange de violence hystérico- sadique, d’érotisme cru et de sexe débridé (hi!hi!hi!hi! normal pour des asiatiques!) : Les Harenshi Rosen littéralement ligne dévergondée et connu aussi sous le nom de Pinku Violents (plus noire et plus hard que les films du genre des Sukeban contraction de Suke (femme) et Bancho (chef de gang). Je vous recommande au passage, la lecture de l’excellent article à ce sujet dans le N°3 du magazine Mad Asia).

C’est dans cet état d’esprit que Norifumi Suzuki a filmé plusieurs films de ce genre, ainsi Le Pensionnat des Jeunes Filles Perverses fait partie d’une série de 4 films, tous se situant dans des lycées et qui ont pour thème : de jeunes et séduisantes jeunes filles combattent une société les voulant soumises et dociles. Tout comme la Blaxploitation avec Pam Grier (Foxy Brown, Coffy la Panthère de Harlem),le cinéma asiatique a son lot d’icônes féminines. Ainsi, ce sont 2 des plus connues, provocantes et plus représentatives du cinéma d’exploitation qui apparaissent dans les rôles titres du Pensionnat des Jeunes Filles Perverses. Reiko Ike (Sex and Fury, Girl Boss Guerilla, Criminal Woman : Killing Melody) interprète une chef de bande prête à en découdre contre Miki Sugimoto (Hot Springs Kiss Geisha, Zero Woman : Red Handcuffs) nouvelle arrivante au pensionnat et prête à tout pour venger son amie assassinée. Cette volonté de vengeance révèlera petit-à-petit les pratiques fascistes des officiels et leurs corruptions jusqu’à une révolte finale de toutes les étudiantes (un embrasement révolutionaire qui n’est pas sans rappeler les révoltes étudiantes contre la police de 1969). Tout cela contribue à faire du Pensionnat des Jeunes Filles Perverses un hymne à la révolte anarchique et révolutionaire des jeunes femmes japonaises dans un Japon par trop paternaliste.

Un monument de la culture pop japonaise!

vicetsevices.jpgVices et Sévices (Dabide no hoshi : bishoujo-gari – 1979) : Conçu par un voleur qui a violé sa mère sous les yeux de son époux, Tatsuya grandit et ressent monter en lui des pulsions identiques à celles de son géniteur violent et pervers. Il transforme le sous-sol de sa maison en chambre des tortures. Et lorsqu’il retrouve par hasard son père, tous deux s’allient afin d’infliger de nouvelles atrocités à des filles sans défense !

J’ai été un peu décu par ce film, semblant moins maîtrisé que d’autres oeuvres similaires antérieures. L’acteur principale incarnant le jeune Tatsuya a un jeu monotone et donne l’impression de ne savoir exprimer qu’un visage vide et neutre de toute émotion. Pas grand chose à rajouter en somme sur ce film très moyen, si ce n’est qu’il est à des miliers de kilomètres d’autres films de Suzuki tel que Le Couvent de la Bête Sacrée ou Sexe and Fury.

Thématique Rednecks avec ces 2 films :

Redneck (synonyme / Bubba) : Pauvre homme blanc du sud des Etats-Unis. Réactionnaire. Rustre. Bouseux.

carnage.jpgCarnage (Prime Cut – 1972) de Michael Ritchie avec Lee Marvin et Gene Hackman : Faute d’avoir payé ses fournisseurs de Chicago, un trafiquant de drogue esclavagiste et patron d’une usine de conserve de saucisses qui lui sert de couverture reçoit la visite d’encaisseurs. Il les tue. Leur chef Devlin lui déclare alors une guerre qui débute par le sauvetage de la prostituée Poppy. Cette provocation engendre des représailles ultra-violentes.

Mélange de thriller et de western, Carnage est le reflet de la vivacité du cinéma des années 70 et du climat de liberté qui y régnait. La confrontation des deux monstres sacrés, Lee Marvin et Gene Hackman est violente, passionée et faisant souvent preuve d’un humour grinçant. Sissy Spacek nous éblouit dans l’interprétation de son personnage de jeune prostituée droguée, un vrai tour de force pour un de ses tout premiers rôles au cinéma. Le film fait preuve de beaucoup de rythme par un montage dynamique et nerveux et d’une musique signée par Lalo Schiffrin. La mise en scène de Michael Ritchie est impeccable et donne lieu à des séquences incroyables : le plan d’ouverture du film avec cette séquence d’un homme transformé en chair à saucisses le long d’une chaîne de fabrication dans une usine; la vente aux enchères de jeunes femmes nues et droguées et traitées comme des animaux sous le regard impassible de Lee Marvin et la bonhomie des organisateurs déjeunant au fond de la salle; la course-poursuite dans les champs de blé qui n’est pas sans rappeler la fameuse scène de « La Mort au trousse » d’Alfred Hitchcock! (seulement là où Cary Grant était poursuivi par un avion, le couple Marvin-Spacek est traqué par une moissoneuse-batteuse); ou bien le duel final entre Lee Marvin et Gene Hackman où l’on sent toute l’influence et l’hommage rendu à certains grands westerns des années 60. Carnage est un vrai petit bijou décomplexé et dérangeant mais peut être un peu trop concis. On eusse aimé en voir encore davantage hélas!

hellhotel.jpgNuit de cauchemar (Motel Hell – 1980) de Kevin Connor : Vincent et Ida Smith sont réputés pour leur motel sympathique et pour la qualité de leurs charcuteries artisanales. Mais ces dernières sont fabriquées d’une façon très spéciale dont même Bruce Smith, shérif local et propre frère de Vincent, n’a aucune idée. L’arrivée d’une jeune et jolie touriste, Terry – dont les deux frères tombent amoureux – va précipiter la chute du Motel de l’Enfer.

Pour la petite anecdote la copie 35mm du film étant abîmée, le film avait tendance à tirer sur le rouge, chose plutôt amusante vu sa teneur! Nuits de cauchemar c’est la rencontre de 2 films majeurs, « Psycho » (pour le piège de l’hotel ) et « Massacre à la tronçonneuse » (pour la famille de cannibale et les captifs traités comme du bétail). Le résultat : un film déviant, drôle, sadique, et machiavélique. Je n’avais jamais vu Rory Calhoun (Le Colosse de Rhodes, Bonanza) dans un rôle aussi inquiétant et flippant. Son grand sourire de petit fermier bien tranquille, sa sympathique salopette et son chapeau de cow-boy ringard cache vraiment bien la perversité, la folie et l’inhumanité du personnage. De plus l’une des grandes qualités de ce film est d’avoir gardé un ton humoristique face à l’horreur : les idées des pièges complètement tarés, la plantation un peu spéciale dans le jardin secret et la séquence finale du duel à la tronçonneuse (bien, bien, barge et surréaliste!). Le film est marqué par son époque (les années 80) et l’imagerie populaire du Redneck explose dans des scènes dignent de la série The Dukes of Hazzard (plus connu sous le nom de Shérif fait moi peur en France) ou l’on retrouve le flic crétin à coté de la plaque, les jolies pépées et les gros cons réacs et abrutis. Je recommande ce film à tous les fans de cinéma d’horreur des 80′s, vous vous régalerez!

Thématique Salvador Dali :

monedwardes.jpgLa Maison du Docteur Edwardes (Spellbound – 1945) d’Alfred Hitchcock : Le jeune Dr. Edwardes remplace le Dr. Murchison à la tête d’une clinique psychiatrique où l’on pratique aussi la psychanalyse freudienne. Amoureuse de lui, une collègue découvre qu’il est en réalité un patient ayant usurpé l’identité d’Edwardes. Elle va tenter de le sauver mais « Edwardes » est persuadé qu’il est coupable d’un meurtre. La vérité sera révélée grâce à la science des rêves (« Traumdeutung ») de Freud… menaçant désormais le véritable meurtrier.

Une des premières sensations que l’on ressent à la sortie de ce film c’est un léger sentiment d’avoir été floué quand à la collaboration entre Alfred Hitchcock et Salvadore Dali. La séquence de rêve mise en scène par Dali ne dure pas plus de 2 minutes dans le film, alors que l’on aurait pu attendre mieux de la part de ces 2 grands artistes. En dehors de cette lacune La Maison du Docteur Edwardes fait partie de ces excellents Hitchcock peu connus du public. On y retrouve tous les ingrédients préférés du réalisateur : une bonne histoire, d’excellents acteurs (dans ce cas deux grandes figures du cinéma des années 40-50, Ingrid Bergman et Gregory Peck), une bonne histoire, un suspence insoutenable, une histoire d’amour et enfin une bonne histoire (cette répétition n’est pas de moi, c’est Alfred Hitchcock himself qui répétait 3 fois « une bonne histoire » lorsqu’on lui posait la question de comment réussir un bon film). Alors comme promis le scénario en béton de La Maison du Docteur Edwardes nous plonge dans l’univers de la psychanalyse au travers de clichés très marqués certes (le psychanaliste au fort accent autrichien et à la barbe à la Sigmund Freud, le divan dans le cabinet et j’en passe…). Malgré tout ses poncifs, le film est excellent et compte vraiment dans les très bons films dans la carrière d’Alfred Hitchcock. Gregory Peck est aussi convaincant que le personnage de Norman Bates (Anthony Perkins) du film « Psycho » dans son rôle de dément et Ingrid Bergman crève l’écran par son interprétation fragile mais juste.

Séances Spéciales :

residencesurv.jpgRésidence Surveillée (Neighborhood Watch – 2005) de Graeme Whifler : Bob vient d’être embauché par Zeecor, une société high-tech qui lui offre une belle propriété située à Wormwood Drive, un coin impeccablement entretenu situé dans une banlieue chic et boisée. Le rêve pour lui et son épouse Wendy, lassés de la délinquance qu’ils ont connu en banlieue. Leurs voisins semblent charmants mais l’un d’eux est, en réalité, un psychopathe sadique. Derrière la façade, la folie et l’ultra-violence veillent.

Qui n’a jamais eu de problèmes de voisinage? Qui n’a jamais été malade à en crever? Si vous avez déja vécu ces désagréments ce film est pour vous! Résidence Surveillée est une sorte de comédie ironique sordide et névrosée à la violence crue et aux propos flippant. Imaginez vous le pire scénario qu’il puisse vous arriver avec un voisin psychopathe et bien vous serez en dessous de ce qu’endurent les jeunes mariés de ce film. Graeme Whifler n’hésite pas à franchir les limites du supportable et du mauvais goût, quelque part il se rapproche des oeuvres de son aîné le cinéaste cinglé John Waters (Mondo Trasho, Pink Flamingos, A Dirty Shame). Sa mise en scène caméra à l’épaule entraîne le spectateur dans l’intimité de ses personnages et se permet de ne rien nous épargner du vomi, de l’urine, de la merde et du sang. En jouant la carte de la provocation Graeme Whifler gagne le pari d’un film particulièrement sordide mais bougrement efficace dans son genre. Nick Searcy (Tigerland, et pas mal de série TV) l’acteur qui interprète le rôle du voisin psychopathe-sadique est tout simplement terrifiant dans son personnage. Chacune de ses apparitions vous flanque les chocottes et l’ambiance dans laquelle il évolue n’arrange rien (souhaitons que l’on verra ce brillant acteur plus souvent après ce film!). Ce film n’est donc pas pour tous les publics, mais si vous êtes fan comme moi de films un peu bizarres, « Residence surveillée » vous comblera!

Allez faire un p’tit tour sur le site, il vous propose quelques teasers et vous donne le ton et l’ambiance bien moisie de ce film! Espérons une sortie dans les salles françaises de ce film prochainement (moi je fonce le revoir dès qu’il sort en tout cas!)

Site du film Résidence Surveillée

imprintmiike.jpgImprint (2006) de Takashi Miike. Japon XIXe siècle, un journaliste américain court les bordels pour retrouver Komomo, la prostituée dont il est tombé amoureux. Il rencontre une nuit une femme déformée qui prétend lui apprendre la vérité : Komomo a été torturée atrocement dans des circonstances démentielles.

Imprint est le treizième épisode de la première saison de la série télévisée Masters of Horrors créée par Mick Garris. Le principe de la série est de faire appel aux grands noms du cinéma d’horreur (on retrouve entre autre « The Big »John Carpenter, Dario Argento, Larry Cohen, Joe Dante, et bien d’autres encore!), pour réaliser des épisodes sans limite de censure, de violence, ou d’hémoglobine, mais dans un cours délai de 10 jours. En partant de cette idée Mick Garris a contacté l’enfant terrible du « cinéma nippon » Takashi Miike, devenant ainsi le seul réalisateur japonais engagé dans la série. Et évidemment ce qui devait arriver est arrivé, l’épisode de Takashi Miike

s’est retrouvé interdit de diffusion sur la chaine américaine Showtime. Les raisons : un épisode trop glauque, trop effrayant, et trop malsain pour une diffusion télévisée et grand public. Après vision du dit épisode je vous dirai plutôt que c’est le puritanisme exacerbé et hypocrite des américains le vrai responsable de cette censure injustifiée. Que pouvait on attendre d’autre du réalisateur de « Ichi The Killer« , de « Visitor Q« , ou de « Audition« , qu’un épisode extrème et sans concession? Pourtant quand on y regarde de plus près Imprint reprend les traditions du cinéma japonais dit de « torture » des années 70 et ne fait que respecter la charte de la série. Alors vraie liberté d’expression pour les réalisateurs de Masters of Horrors? Apparement pas pour tout le monde et c’est bien dommage!

Un espoir est permis malgré tout dans la vente du coffret DVD de la série sorti en Août dernier car il contient le fameux épisode interdit.

Alors pour les chanceux qui verront Imprint en DVD (vu que cet épisode ne sera pas diffusé sur Canal + en novembre!), je tiens à vous avertir que l’histoire est vraiment très glauque et les séquences de torture sont dignes du film « Audition« .

Site de la série Masters of Horrors

Avant-Première :

avida.jpgAvida (2006) de Gustave Kervern & Benoit Delépine : Un sourd-muet évadé et deux drogués à la kétamine mettent au point, dans le cadre d’un minable trafic d’animaux, l’enlèvement du chien d’une plantureuse milliardaire. Ils échouent. Elle a désormais barre sur eux : ils doivent réaliser ses désirs ubuesques et burlesques.

Deuxième film des 2 trublions de « Groland » Mickael Kael (Benoit Delépine) et Gustave De Kervern (Gustave Kervern), Avida est une vrai curiosité cinématographique. En sortant de la salle on se dit que ce film est ou complètement hermétique, ou carrément génial. Entièrement filmé dans un noir et blanc tout pourri (mais volontaire), ce film m’a fait penser à beaucoup de choses : d’abord au cinéaste allemand Werner Herzog, au « Eraserhead » de David Lynch, à l’humour « non-sense » des Monthy Python, à la peinture et au cinéma de Salvadore Dali, tout cela dans un ton très kafkaïen. Vous l’aurez compris ce film n’est pas banal, il alterne de longs passages comtenplatifs à des séquences drôles et absurdes: Claude Chabrol dissertant avec délectation sur l’érotisme de la viande de cervidé, Sanseverino pètant un câble dans d’étranges borborygmes, une tribu de gens ayant fui la ville vivent dans des armoires, un picador (interprété par Fernando Arrabal) se suicidant par rhinocéros interposé…

Toujours fidèle à leur humour grinçant et provocateur le duo Delépine-Kervern nous livre une fable drôle et touchante teintée d’un esthétisme halucinée. A voir absolument donc pour tous les afficionados de curiosités un peu barrées puisque Avida est sorti en salle dans toute la France ce mercredi 13 septembre.

Hormis quelques exceptions, près la plupart de ces films sont disponibles à la vente en DVD, alors bons films!

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Pas assez de temps… ou peut-être trop?

Mardi 12 septembre 2006

Pas le temps de se voir ni de profiter de soi dans la glace, dans ses fringues, dans sa tête ou dans son corps. Jamais assez de temps pour faire les choses les plus importantes et profiter d’un temps pour prendre de la distance avec le temps. Trop de temps à attendre des réponses de gens qui prennent tout leur temps, qui ne savent pas à quel point ils ne gèrent pas le temps des autres ou s’amusent avec. Pourtant, ils ont aussi des problèmes de temps, ils ont aussi leurs propres échéances, pourquoi ne comprennent-ils pas qu’on n’a pas de temps…. à perdre.

Trop de temps pour se regarder le nombril et pas assez pour inspecter celui de l’autre. C’est comme tout ce temps inutile passé à essayer de comprendre où on va, pendant ce temps, le temps indifférent file à toute allure. Et, un jour on se réveille, vieux et fatigué, et on se rend compte que finalement le temps c’est tout ce qu’il reste avant qu’il n’y ait plus de temps du tout.

Chasser à coups de prise de tête les réponses du temps qui tardent quand même à venir en ce moment ou essayer de s’occuper pour que le temps passe. Parfois, on aimerait que le temps suspende sa course, histoire de voir s’il en est capable d’arrêter le temps, lui.. Peine perdu, têtu et égoïste, le temps va son chemin écrasant tout sur son passage. Peut-être a -t- il peur de ne pas arriver à temps, des fois qu’on oublierait d’attendre un temps avant de réfléchir.

Si on pouvait mieux gérer son temps, comme on en économiserait du temps perdu…

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(Mark Rothko)

La peinture de M. Rothko, peintre expressionniste américain, figure l’oeuvre du temps. En gestes successifs qui font se superposer les pigments, il invite dans ses « colorfields » à une contemplation tranquille, reposante qui vous remplit et vous submerge tout entier.

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