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Interview de Balimurphy à l’Entrepôt (Paris 13/06/09)

Mardi 7 juillet 2009

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Thomas réalise sa toute première interview pour « Parlons Zen », le Journal du Festival « Terres du son » ; Emma exécute ses tout premiers dessins d’un groupe de musique  en direct. A quelques mètres de la scène où va  se  produire le groupe belge .Balimurphy, la tension chez nos apprentis journalistes monte.. Nous sommes le 13 juin 2009, à l’Entrepôt (Paris), il est 18h.

Balimurphy est représenté par Cedric Van Caillie (chant) et Mathieu Catala (batterie)

Thomas : Pourquoi le nom « Balimurphy »?

Mathieu Catala : C’est une question qu’on nous pose très souvent. Il faut d’abord savoir que ce choix date de dix ans. On a choisi ce nom au départ parce qu’on avait une musique  fort métissée. A l’époque, on avait un violoniste très influencé par la musique irlandaise et qui  revenait de Belfast. « Balimurphy » est le nom d’un quartier très connu de Belfast, un quartier historique très important dans la résistance irlandaise. On a trouvé que le nom sonnait bien, on l’a donc adopté.

Thomas :  Au départ de Marie Warnant (ex-chanteuse du groupe partie en 2004), vous avez tout de même décidé de garder ce nom?

Cédric Van Caille :  La plupart des groupes changent de nom à des moments charnières de leur existence. Certains groupes existent ainsi depuis très longtemps, sous des noms différents. Nous n’avons jamais trouvé l’occasion d’en changer,  ou éprouver  l’envie nécessaire de le faire. Finalement, ce nom-là a été gardé depuis le début et  on s’y est  fait.

Mathieu : Dans un certain sens, c’est une question un peu à tiroirs parce qu’une des particularités de Balimurphy est de ne jamais s’arrêter. Comme disait Cédric, on n’a jamais trouvé l’opportunité de changer de nom tout simplement parce qu’on ne s’est jamais arrêté. Quand on s’est séparé de Marie, qui est partie un jeudi, le samedi suivant  il y avait un concert, Cédric a repris le chant  au pied levé.

Thomas : Ce changement a-t-il été difficile?

Cédric : Moi, j’ai toujours chanté. D’ailleurs, ça fait 22 ans que nous nous connaissons, Mathieu et moi. On s’est rencontrés dans une chorale. J’ ai fait mon premier groupe de rock avec Mathieu où je chantais. Quand on a créé Balimurphy, j’avais juste envie de m’appliquer à la guitare. Et quand Marie est partie, j’étais d’accord pour reprendre le chant. On s’est pas vraiment posé la question. Donc non, ce changement n’a pas été trop difficile.

Mathieu : Ca s’est fait naturellement. Il a surtout fallu réécrire un répertoire adapté sans s’arrêter. Tout le répertoire fait avec Marie a été évacué (même si on en joue une de temps en temps.) On a créé  un répertoire beaucoup plus adapté tant au niveau des tonalités, des mélodies que surtout du point de vue des paroles.

Thomas : Pouvez-vous nous parler de votre manière de composer vos textes et les musiques?

Cédric: Je vais pouvoir vous parler des textes car ce n’est pas moi qui les écrit.  Donc, c’est beaucoup plus facile. On a la chance d’avoir deux super auteurs, Mathieu et François, qui font des textes magnifiques. En général, ils m’apportent une série  de textes que je lis et que je mets dans un tiroir. De temps en temps, je les relis et j’en trouve un qui me plaît; j’ai une mélodie qui vient dessus et j’amène la « base » c’est-à-dire un chant voix et quelques accords guitare dessus. A partir de là, tout  est possible et on le retravaille tous ensemble. C’est ce qui se passe le plus souvent. Mais, ce n’est pas codifié, ce n’est pas toujours comme ça.  Il arrive que Mathieu vienne avec une idée de chant, que François vienne avec une mélodie…. Mais ce qu’il faut surtout retenir c’est que tous les arrangements se font quasi exclusivement ensemble. C’est un travail en commun pour avoir vraiment cette identité Balimurphy.

Mathieu : Balimurphy est une espèce de machine, de moulinette. On y met un texte ou une mélodie, soit ça prend, et alors en général, ça va relativement vite, en tout cas la première ébauche, parce que des accords de guitare nous plaisent, ou parce qu’un texte nous parle, à Cédric, à tout le monde. Puis, une fois que la machine est lancée, il y une synergie qui se crée. Mais parfois, il peut arriver que ça bloque complètement, qu’on n’ y arrive pas, soit parce simplement ce n’est pas le moment, soit parce que cette synergie ne se crée pas, alors qu’au départ, on a quelque chose de très valable, soit un texte soit une musique.

Cédric : Le morceau qu’on a essayé avec le trombone et la guitare électrique pendant que vous étiez là, le morceau « J’hésite » par exemple, nous a mis quatre ans… J’avais le texte chez moi depuis quatre ans..

Mathieu : … On l’avait essayé avec différents arrangements derrière, on avait essayé une chanson plus calme, une chanson plus énergique et puis ça n’avait jamais pris. Et, du jour au lendemain, les bons accords sont tombés sur les bons mots…

Cédric : Là, ça a été composé en un quart d’heure… Ca aura mis quatre ans et un quart d’heures.
(Rires)

Thomas : Différentes influences musicales comme du fado, du gipsy, de la chanson française… semblent coexister dans votre musique  Est-ce que chacun apporte ses influences?

Cédric : Non seulement,  on a tous nos influences musicales mais aussi  nos façons de jouer. Par exemple, moi je viens du classique. J’ai fait de la guitare classique très longtemps, ça se ressent très très fort dans mon jeu. François est complètement autodidacte et lui apporte des mélodies que moi, je ne pourrai jamais trouvé parce que ça ne me viendrait même pas à l’esprit. Du point de vue du jeu, on se complète assez en tout cas. En ce qui concerne les influences, on a en a beaucoup, de très différentes et on est pas du tout fermés. On écoute autant du rap, que du pop rock ou  que de la chanson française.

Mathieu
: Au début du groupe, on avait tous des influences différentes; il y en a un qui venait du heavy métal, l’autre de la pop… Après dix ans passés ensemble et d’innombrables soirées à se faire écouter des trucs en buvant des coups, à aller aux mêmes concerts,  les influences des uns sont devenues celles des autres. Aujourd’hui, on flashe sur les mêmes choses, dans les concerts, on a les mêmes coups de coeur au même moment. Alors inévitablement, quand on se retrouve à quatre et qu’on compose, on se souvient de certains arrangements dont on s’inspire… clairement.

Thomas : Chaque membre du groupe a l’air d’avoir un rôle bien défini, est-ce une recette de l’équilibre pour vous?

Mathieu : Le groupe, c’est quatre personnes à la base.

Cédric : Ceux qui sont là depuis dix ans!

Mathieu : Cédric au chant (Cédric Van Caillie : chant, guitares), Francois à la guitare (Francois Delvoye : guitares), Rodolphe à la contrebasse (Rodolphe Maquet : basse) et moi à la batterie (Mathieu Catala : batterie, cajon). Chacun a vraiment un rôle à jouer, cependant  tous le monde se mêle de tout. Ce n »est pas cloisonné. Cédric est évidement la figure de proue du groupe, c’est le chanteur, le leader en tout cas sur scène.  Pour le reste, toutes les décisions sont prises ensemble.

Cédric : C’est vraiment un groupe qui tourne exclusivement à quatre. Toutes les décisions, les directions artistiques sont prises à quatre. Les musiciens qu’il y a autour de nous et qui jouent de temps en temps avec nous – ce soir il y en a deux -  sont des musiciens qu’on a croisés par ci par là  et avec qui il y a eu un coup de foudre…

Mathieu : … Qui viennent avec leurs univers. Ca nous influence aussi, c’est sûr.

Cédric : Par exemple, le violoniste de ce soir est un violoniste de remplacement. C’est un violoniste qu’on n’a pas encore commencé à formater sur « c’est cela qu’il faut faire ».  On lui a  donné  la structure des morceaux, il voit où il doit rentrer et sortir. Entre les deux, il s’ amuse….

Mathieu : On aime sa manière de jouer et son univers.

Cédric : On apprécie sa façon de jouer bien entendu,…

Thomas : Il vous arrive de jouer sur des scènes intimistes comme ce soir et de présenter des concerts presque « symphonique » avec de nombreux invités…

Cédric : On a plein de formules différentes. En fait , j’aime bien dire qu’un groupe, c’ est comme n’importe quelle association, il faut des projets, des objectifs tout le temps, pour éviter de s’ennuyer, pour avancer. Donc, on essaie de se mettre  plusieurs objectifs par an, de créer plusieurs spectacles avec plein de formules différentes qu’on s’amuse à jouer en fonction des lieux et des demandes aussi. Par exemple, quand nous avons joué à Nevers, nous sommes venus avec toute la formules, les cuivres, etc… parce que c’était une demande.
Mais, on peut tout-à-fait jouer à quatre, de façon super intimiste. Et, c’est cela qui est très très gai et enrichissant. C’est pour cela  que ça varie énormément et qu’on s’ennuie  jamais.

Thomas : Comment votre musique est-elle perçue par vos compatriotes flamands?

Cédric : En Belgique, la culture est matière communautaire:  chaque communauté  s’occupe de son rayon culturel et finalement, il y a quand même un cloisonnement entre les deux malheureusement. Les moyens  sont différents et les salles sont gérées de cette façon-là. Les partenariats entre les flamands et les Flandres ne sont pas une choses naturelle. On a très peu tourné en Flandres. Depuis que le groupe existe, on a joué à Gent, à Bruxelles dans le plus gros centre culturel flamand le VK (De Vaartkapoen.) A chaque fois qu’on joue pour les flamands ou en Flandre, ça se passe très bien. Ce ne sont pas les gens qui font qu’il y a ce cloisonnement…Tourner davantage en Flandres fait partie de nos objectifs. Parce évidemment les Flamands parlent tous très bien français.  Beaucoup sont très attachés à cette langue et apprécient notamment  la chanson française festive. Il y a un tas de groupes flamands d’ailleurs qui chantent en français comme  « Zita Swoon », « Arno », ou « Vive la Fête! »… Bref, ce sont surtout des groupes flamands qui s’amusent avec le français, en passant par l’anglais, ou le flamand. C’est un joyeux mélange.

Thomas: Dans la chanson française, il y a de nombreux groupes « typiques » des villes qui les ont vu naître (Pigalle à Paris, Zebda à Toulouse, etc…). Etant natifs de Bruxelles ou de Wallonie, pensez-vous avoir une identité très belge (au travers  de vos chansons) ou au contraire une identité plus internationale?

Mathieu : Balimurphy a choisi de chanter en français, donc de restreindre son public à la langue française, quoique je dis cela mais ce n’est pas vrai, il y a plein de gens qui apprécient la chanson française sans le parler.  On est ravis d’être belges et je remarque qu’en France, les Belges ont la côte, mais nous ne le revendiquons pas dans notre musique. Bruxelles est une ville métissée. Comme tous les grandes villes, même si c’est une petite ville, il y a un quartier arabe, un quartier chinois, un quartier africain… Inévitablement,  ça influence notre musique.

Thomas : On sent un engouement certain du public pour votre musique sur scène,  prévoyez- vous une sortie en France prochainement?

Cédric : Ca ne saurait tarder. Florence Jeux qui travaille notamment pour le Festival « Terres du son »  assure notre publicité sur Tours et sa région. Des négociation sont en cours avec des distributeurs potentiels. Des gens  viennent nous voir aujourd’hui comme par exemple Zamora, maison de production et tourneur assez connu. Il y a également L’Autre Distribution qui est intéressée puis des distributeurs un petit plus  locaux.

Thomas: Oui, parce que quand même au bout de dix ans, il y a des ouvertures…

Mathieu : Il faut savoir qu’on existe depuis dix ans, mais c’est réellement la première fois qu’on fait un album vraiment personnel. Il y a eu les albums avec Marie, puis une longue période de transition. On a beaucoup changé de formules et avec cet album-ci, c’est la première fois qu’on est signé.

Cédric : En fait,  ça fait deux ans qu’on a vraiment une structure derrière nous, qui s’occupe de nous,  gère les concerts, les contrats, les tournées,  la vente du disque et produit l’album. Forcément, ça change énormément la vie et ça fait bien avancer les choses. Parce qu’il n’y a rien à faire, c’est très difficile quand on est un groupe de se vendre. C’est très délicat pour nous, on n’ose pas trop le faire….

Mathieu : Comme disait Cédric, on n’a pas changé de nom. On aurait pu sortir cet album-ci sous un autre nom; on y a d’ailleurs de nombreuses fois pensé. Cet album est en effet presque une renaissance !

Cédric : Il y a beaucoup de groupes que tout le monde connait. Les gens se disent que ce sontde nouveaux groupes.  D’une certaine façon, c’est vrai parce qu’ ils ont changé de nom. Mais la plupart du temps, ce sont des groupes qui existent depuis dix ans aussi, qui ont fait mille choses différentes.

Thomas : Pourquoi avoir choisi « Terres du son » comme Festival?

Cédric : On n’a pas vraiment choisi, c’est Florence qui nous l’a proposé. Elle nous a contactés pour ce festival et nous avons accepté avec grand plaisir bien sûr. On est ravi, c’est un beau festival.

Thomas : Vous le connaissiez déjà un peu?

Cédric : La région oui, parce qu’on a été jouer à Bourges. Florence est de cette région et elle nous fait tourner. Mais, on ne connaissait pas ce festival. On s’est un peu renseigné: c’est un sacré truc. Il y a énormément de groupes, même de très gros groupes. On est très contents de partager l’affiche avec Abd Al Malik, Emilie Loizeau, Thomas Fersen…Il y a en France,  un vivier de chansons françaises, de très bons musiciens, de très bons paroliers, avec énormément d’énergie. Dans les groupes, c’est la fête. Je m’incline et je salue les artistes.

Thomas : En Belgique, il y a des groupes qui ont choisi de chanter en anglais et qui ont réussi à s’exporter en France. On  pense à Ghinzu, dEUS, Venus. Qu’est-ce qui vous a fait opter pour la langue française? L’amour de la langue française, de la littérature…?

Mathieu : Nous sommes francophones. Et même si certains groupes parlent en anglais, pour nous, c’était une certitude, nous  voulions chanter en français, s’exprimer dans notre langue maternelle tout simplement. Après à côté on fait tous d’autres projets, Cédric et Moi par exemple, on est musiciens dans un groupe qui chante en anglais. Comme disait Cédric, je ne pense pas que la langue soit un obstacle ou qu’on s’exporte plus facilement parce qu’on chante dans une langue ou dans une autre. J’ai été faire un petit tour en Europe de l’Est, il y a quelques semaines. Il y a Partout des affiches du groupe Zita Swoon ou d’autres groupes  francophones. Louise Attaque, Tarmac ou encore Noir Désir ont énormément tourné en Europe de l’Est. Nous avons été jouer à Berlin où la musique française est appréciée tant par les berlinois germanophones que par la communauté française installée là-bas.

Emma : Sur la scène internationale, de nombreux groupes intéressants semblent disparaître aussi vite qu’ils sont apparus. Quand on est un groupe de musique existe-t-il finalement une «recette » pour durer? 

Cédric : Il faut pas lâcher, c’est tout.. Ca fait dix ans qu’on n’existe et des coups durs , des creux, on en a eus beaucoup….

Mathieu : Et des traversées du désert… On ne sait jamais retrouvé autour d’une table en se demandant si on devait continuer ou pas, dans des moments où personne ne s’intéressait à nous. On a toujours tout fait à fond qu’il s’agisse d’un vrai concert ou de se produire à la buvette du coin devant trois pelés et deux tondus…

Cédric :  Honnêtement, il existe des millions de groupes…

Mathieu :  Beaucoup de groupes qui n’existaient pas vraiment,  montent  d’un coup, se retrouvant ultra plébiscités. Ces groupes sont portés par cet engouement, mais une fois cette euphorie passée, je pense qu’alors c’est la chute…

Cédric : Il y’ en n’a beaucoup mais ce n’est pas une généralité.

Mathieu : Nous, on a eu à la fois la malchance et la chance d’avoir une trajectoire très progressive. Les choses se font vraiment petit à petit : on eu d’abord un premier concert en France, puis on en a eu deux, puis  quatre, ensuite on a fait un festival. On a joué d’abord à 16h, puis le festival suivant, à 19h.  Il n’y a pas eu un buzz ou tout d’un coup un single que tous le monde sait siffler, non. Tout se fait progressivement, c’est pour ça aussi que je pense que le groupe va durer.

Thomas :  Et d’ailleurs comment voyez-vous l’avenir pour Balimurphy?

Mathieu : Long!…

Cédric : Pour l’instant en tout cas, on se ne plaint pas car ça marche plutôt bien. On a beaucoup de chouettes dates…

Mathieu : Les possibilités sont nombreuses…

Cédric : Des professionnels s’intéressent de plus en plus à ce que nous faisons…Nous sommes ravis… tant qu’on s’amuse en tout cas…

Mathieu : On ne voit pas le temps passer.  On fera peut être d’autres projets à coté, mais je pense que Balimurphy est appelé à durer encore très longtemps.

Pour clore l’interview nous avons proposé de faire un petit portait chinois de Cédric et Matthieu qui ce sont plutôt bien prêté au jeu :

Si vous étiez une BD ?

Cédric :                                                              Mathieu :

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Si vous étiez un personnage célèbre ?

Cédric :                                                              Mathieu :

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Si vous étiez un instrument de musique ?

Cédric :                                                              Mathieu :

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Si vous étiez un souvenir ?

Cédric : Le concert à Villers-la-Ville (Belgique) un concert magique qui nous à fait décollé auprès de 3000 personnes, du délire, des instants incroyable qui se sont passé à ce moment là, un concert qui nous à permis d’arriver ou nous sommes maintenant!

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                                                                                                                      Mathieu : Une tournée qu’on n’a fait à La Rochelle, très déterminante pour un moment clé de notre carrière.

Si vous étiez un plat régional ?

Cédric : Un Stoemp Saucisse (une spécialité bruxelloise)             Mathieu : Une Fondue Savoyarde

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Le 4ème Festival TERRES DU SON au château de Candé

Lundi 21 juillet 2008

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testhematome3.jpgC’est un peu par hasard que nous avons découvert ce festival à l’affiche riche et prometteuse. Car comme toujours à cette époque de l’année, il fleurit un nombre hallucinant de festivals de musique, le tout étant de choisir le bon quand on ne peut pas aller partout. Ainsi nous pensons que ce petit festival à un bel avenir devant lui, mais laissez-nous vous présenter son organisation, son lieu et ses invités…

Le festival :
Dans le vaste domaine du château de Candé situé dans la commune de Monts (37), nous découvrons avec enthousiasme un festival de musique « écolo ».

Le cadre est superbe. Après une bonne dizaine de minutes de marche le long d’un chemin de terre parmi des arbres vigoureux, nous arrivons enfin sur le territoire du festival. A l’entrée se massent des boutiques vendant des produits « ethniques », bijoux en bois, sacs indiens, chapeaux de carnaval, batiks… une tente où l’on savoure, assis sur des coussins, un thé à la menthe et des pâtisseries arabes… des tables où des curieux participent à des jeux qui font parler d’eux… A l’intérieur du festival, la Police verte conseille les badauds, la Croix rouge attend ses futurs bénévoles, et des « toilettes sèches » accueillent les filles et les garçons pressés. Dans ce genre de toilettes, on utilise des copeaux de bois pour couvrir sa petite commission; et miracle, après plusieurs heures, les toilettes sentent aussi bon qu’au début du festival!

Nous allons de découverte en découverte : des messages écolos suspendus aux arbres aux verres consignés, en passant par la distribution de cendriers aux couleurs du festival. Tout aurait été parfait sans quelques désagréments : les jeunes, murgés à la bière, qui ne tenant plus debout s’écrasent à vos pieds, les malpropres qui urinent sur les bâches délimitant le festival devant les yeux des enfants, verres en plastique et serviettes en papier jonchant le sol au bout du deuxième jour de festival, le comportement un peu « border line » de groupes non organisés rassemblés un peu partout, d’avantage pour chahuter que pour écouter de la musique et surtout une foule beaucoup trop nombreuse pour la taille du festival, quasi impossible à canaliser malgré le nombre de bénévoles oeuvrant pour la propreté des lieux. L’évènement serait-il victime de son succès ? Vous nous direz, c’est un festival de rock, donc on peut s’attendre à quelques débordements. Mais tout de même, le rock est-il devenu incivique ? Nous ne croyons pas. Alors?

Les Concerts :

topemma.jpgOrange Blossom : Orange Blossom est un groupe français à la musique métissée. La chanteuse charismatique du groupe est littéralement entrée en transe sur scène et nous a offert un grand spectacle, généreux et puissant. Le groupe a communiqué à la foule serrée de spectateurs un souffle venant d’ailleurs. Quel plaisir de pouvoir identifier l’origine de quelques sonorités insolites entendues dans plusieurs chansons de leur premier album ! Ce groupe est pour moi un Grand coup de cœur. Pourvu qu’ ils continuent !

http://myspace.com/orangeblossommusic

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Orange Blossom : Découvert grâce à un emprunt à la médiathèque par Emma il y a 1 an ou deux, ce groupe rythmait avec entrain nos séances de travail à la maison. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous avons assisté à ce concert ! Composé de quatre musiciens d’origine, d’horizon ou de culture différentes, ce melting-pot musical n’est pas sans rappeler des groupes comme Ekova ou Dead Can Dance. Le style est un mélange de musiques du monde mêlées à des sons électro. En concert, chaque membre du groupe fait le spectacle, à commencer par la chanteuse à la voix envoûtante, suivie de près par le violoncelliste survolté et deux percussionnistes se répondant l’un l’autre. A noter que Orange Blossom sera présent en concert gratuit à Paris Plage le 16 août prochain.

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The Do : je ne connaissais qu’une de leurs chansons, celle qui a été utilisée pour la dernière publicité des cahiers Clairefontaine, vous savez, celle où une jolie jeune fille assise sur un banc le cahier ouvert imagine sa vie avec différents compagnons tous plus séduisants les uns que les autres. De les voir en concert fut une vraie surprise pour mes oreilles et mes yeux. The Do, c’est une formation pop-rock franco-finnoise, originale et pêchue centrée sur la chanteuse à la voix sucrée, qui est apparue sur la scène de Terres de son dans un grand imperméable, comme petit lutin gris surgissant dans la lumière, et le guitariste aussi drôle qu’ énergique. J’ai découvert avec plaisir des mélodies dissonantes, truffées des bruits curieux ; les sonorités et les rythmes de leurs morceaux s’enrichissent d’emprunts faits sans distinction au rap, au hip-hop, à la folk, à la techno …Un groupe à suivre aveuglément…

http://myspace.com/thedoband

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The Do : Un peu comme tout le monde en ce moment, je ne connaissais de ce groupe que le single « On my shoulders .» Je n’avais toujours pas pris le temps d’écouter leur album. La découverte de ce groupe sur scène a été pour moi une bonne grosse claque, un peu ce que j’avais ressenti d’ailleurs au concert d’Emilie Simon à Sannois en 2006. Mais The Do c’est quoi? Et bien c’est d’abord un duo d’artistes talentueux et punchy capables d’évoluer entre musique folk, rock, triphop, et électro. On ressent les influences de Björk, de PJ Harvey, Stina Nordenstam ou encore de certains groupes des 70’s tel que The Who, Pink Floyd,… Sur scène la chanteuse (une p’tite nénette à capuche toute rigolote) vous fait vibrer grâce à sa voix douce et folle tandis que de son côté son partenaire (un gars à chapeau) assure avec virtuosité des arrangements musicaux hallucinants. Pour moi c’est LA découverte musicale de ce festival ! « Why would I carry such a weight on my shoulders? Why am I always by your side when you’re down?… »

topemma.jpgOrigine Contrôlée : les deux frères de l’ancien groupe Zebda poursuivent leurs expérimentations musicales. Cette fois, ils proposent de rendre hommage aux chanteurs algériens des années 1940 à 1980, ceux qu’écoutait leur père et qui ont bercé leur enfance…Ils veulent aussi communiquer par ce nouveau projet un message : la transmission culturelle s’est bien passée pour eux, la France est une terre de souffrance mais aussi d’espérance …Les deux frères se sont livrés à quelques jeux de scènes, le visage hilare, les yeux pétillants. Des chansons pleines de nostalgie à voir.
http://myspace.com/originescontrolees

topthomas.jpgOrigine Contrôlé : Il a de la gueule le nouveau projet de Mouss et Hakim (membres des Zebda et des Motivé-e-s). Après quelques années de silence (en tout cas, je ne les avais plus entendus depuis leur collaboration avec Brigitte Fontaine sur « Le Nougat »), les deux frangins toulousaings décident d’explorer le patrimoine de leurs aînés immigrés algériens en rendant hommage à un certains nombre d’artiste des années 40 à nos jours ! Le résultat : un mélange de musique traditionnelle et de bonne humeur (c’est vrai quoi, on les voit jamais faire la gueule ces deux-là!). Petit bémol, je trouve le jeu de scène et la version live tellement riche que la version CD doit être un peu mou à écouter.

topemma.jpgPigalle : J’ai eu un réel plaisir à réentendre François Hadji Lazaro … chanter de sa voix caverneuse et rocailleuse des chansons telles que « Vendredi treize », « Ne m’oublie pas« … Je regrette cependant le jeu scénique du chanteur qui m’a beaucoup rappelé le concert parisien du mois de mai dernier.
http://myspace.com/pigalleofficiel

topthomas.jpgPigalle : Le groupe des François est de retour! Il y a tout d’abord François Hadji-Lazaro, suivi par François Benichou, François Combarieu, Boubouche et J-P Motte. A eux cinq, ils forment « Pigalle », ce groupe mythique de la scène rock des années 90 et qui s’était séparé en 98. Nous retrouvions Pigalle pour la deuxième fois sur scène cette année (nous les avions vus au Bataclan en mai dernier pour leur grand retour.) L’engouement, la passion et l’émotion était toujours aussi prégnantes. Enchaînant les morceaux à un rythme soutenu, les Pigalle ne sont pas avares vis-à-vis de leur public. Sur scène François Hadji-Lazaro passe d’un instrument à l’autre tel un véritable homme orchestre virtuose à lui tout seul, tout en chantant de sa voix forte et mélancolique des histoires sombres, digne des chansons de Piaf ou de Fréhel. « Dans la salle du bar tabac de la rue des Martyrs y’a des filles de nuit qu’attendent le jour en vendant du plaisir… »

topemma.jpgCocoon : Une jolie pianiste et un chanteur élégant nous ont enveloppés pendant une heure dans de la ouate sucrée de voix suaves et de musiques calmes. On nous annonçait un groupe à la musique minimaliste et tendre… Promesse tenue, la musique de Cocoon, donne envie de manger des bonbons en plein milieu d’un champs parsemé de coquelicots, de regarder, les coudes appuyés sur sa fenêtre voler les feuilles des marronniers ou courir les nuages… Après le réalisme cynique de Pigalle, le charme délicieusement poétique et zen de Cocoon fait du bien.
http://myspace.com/listentococoon

topthomas.jpgCocoon : Autre découverte musicale intéressante: les deux musiciens de Cocoon m’ont tout de suite fait penser à deux bisounours ou à une peluche toute douce, un peu à l’image de leur musique tendre, aux mélodies paisibles et aux rythmes enjoués (qui ne sont pas sans rappeler Cocorosie mais les bruits rigolos en moins.) Les deux voix sont parfaitement accordées et une reprise comme « Hey ya » des OutKast prend tout de suite un petit goût fondant et acidulé.

topemma.jpgKeziah Jones : Des sons de guitare secs et claquants, où semblent se disputer improvisation et jeu de gammes maîtrisés accompagnent une voix chaude passant du grave à l’aigu sans rupture. Les chansons se suivent à une cadence soutenue, Keziah chante tout en un seul souffle. Le bonhomme au petit chapeau de feutre sombre porté de travers et au costume bariolé très ajusté ne nous a rien épargné.
http://myspace.com/keziahjones

topthomas.jpgKeziah Jones : Que dire du grand Keziah Jones si ce n’est : « mais nom de dieu d’bordel à mouettes quel taaaaalent! .» Ces albums sont déjà excellents à l’écoute, mais les version live, elles, sont carrément grandioses. Sur scène Keziah dégage une énergie et un charisme puissants (d’ailleurs quand il tombe la chemise pour offrir un torse imberbe et musclé, les femmes s’affolent!) Accompagné de ses deux musiciens (un batteur et un bassiste) il fait claquer les cordes de sa guitare comme une mitraillette avec une dextérité digne de Jimi Hendrix, transcendant ainsi les plus beaux morceaux qu’il ait composés comme « Kpafuca« , « Beautiful Emilie« , « AfroSurrealism For The Ladies » et j’en passe… En somme Keziah Jones est le genre de musicien tellement impliqué dans sa musique qu’il arrive à vous faire radicalement frissonner de plaisir! Et si vous voulez frissonner à un de ses concerts, je vous recommande d’aller le voir le 16 août prochain à Paris Plage.

topemma.jpgMass Hysteria : C’était hystérique, bondissant, suant, bruyant, rageur. Une vraie fureur collective. Je regrette juste le réglage du son : on entend surtout la musique, très peu les paroles. Mais peut-être est-ce fait exprès ? Mass Hysteria c’est du « bruit » sur scène, des chansons à textes dans l’intimité de leurs albums…
http://myspace.com/masshysteriaofficial

topthomas.jpgMass Hysteria : Découvert sur une scène des solidays il y a 2 ans, c’était la troisième fois que nous assistions à un de leur show! Et chaud c’est le mot (hu! hu! hu!) car dans le public c’est la folie furieuse, tout le monde se met à pogoter comme des dingues au son d’une musique « métal indus » tonitruante et emportée. Comme d’hab’ donc, Mouss le chanteur du groupe, exhorte le public jusqu’à l’hystérie (bah oui c’est Mass Hysteria quoi!) Le petit bémol des concerts de Mass Hysteria c’est l’acoustique! En effet la musique à souvent tendance à étouffer le chant de Mouss. C’est dommage car pour des métalleux-indus-hardcore, les lyrics sont plutôt intelligents, poétiques et porteurs de messages forts (un peu comme System of a Down au demeurant.) « Quelle est la solution? Quelle est la réaction? Quelle est la bonne? Quelle est la bonne? Je m’évade de Babylone pour Zioooooonnnn… »

topemma.jpgDemi Mondaine : Un petit groupe de rock post-punck est venu nous chatouiller les oreilles. la chanteuse à la chevelure de Blondie et à la voix rappelant un peu celle de Courtney love ou Patti Smith a chanté quelques bons morceaux très intéressants. Cependant, je regrette l’absence de folie, de voix rageuse et textes un peu engagés, éléments caractéristiques du mouvement punk, même si c’est pour pousser à la consommation de bière et autres substances délictueuses (mais délicieuses, l’un n’empêchant pas l’autre !) A suivre, malgré tout.
http://myspace.com/demimondainemusic

topemma.jpgLa scène électro : Près de la seconde tente où chacun peut boire à son aise un thé à la menthe fumant et des pâtisseries honteusement délicieuses, une autre scène est installée. Un peu avant la tombée de la nuit, des Dj se succèdent et mixent dans une folle ambiance des morceaux connus de tous, installés devant un grand écran qui diffuse en boucle des films d’animation étranges à vous rendre épileptiques. Un vrai bonheur pour ceux qui aiment les ambiances de techno transe et danser jusqu’à arrêt du cœur. Moi j’en suis!

Et enfin un petit lien vers le site du festival : http://www.terresduson.com/2008/

Didier Wampas est le roi!

Lundi 4 juin 2007

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Le mardi 29 mai, nous avons eu le plaisir d’assister au concert d’un des meilleurs groupes de Rock français (ou Yéyé-Punk, comme ils aiment à se définir), j’ ai nommé les Wampas. Pour ma part, ça fait un p’tit bout d’temps que je suis les albums de ce groupe, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’aller les voir en concert. Voilà qui est arrangé maintenant!

En première partie du concert le groupe Boloniaise : Première impression, un putain de bon son des familles! Un savoureux mélange de Punk et de Rock US mâtiné d’un son très « garage« . On sent que les Wampas ne se sont pas gourés sur le choix de leurs invités, ils nous plonge direct’ dans une ambiance survoltée. Seul bémol dû soit à l’acoustique de la salle, soit aux réglages, mais la voix du chanteur était souvent étouffée par l’orchestration nerveuse et énergique du groupe!

En deuxième partie, la famille des Wampas au grand complet. Et c’est parti pour un show d’environ 2h, bourré de surprises agitées et d’une foule en liesse (peut être un peu trop parfois d’ailleurs, car, pendant toute la durée du concert, des énergumènes n’ont cessé de sauter de la scène à la foule, au détriment des musiciens et des autres spectateurs! Une belle bande de p’tits saligauds, en somme!) Le concert commence avec un Didier Wampas vêtu d’un superbe costume pailleté or à rendre dingue de jalousie Claude François et d’une magnifique guitare Fender rose Hello Kitty. Le personnage est vraiment décomplexé et c’est rien de le dire! Tout le temps de la prestation déjantée qu’est un concert des Wampas, le gars Didier, en plus de chanter, bondit et danse sur la scène. Mais ce n’est pas tout, car comme pris par une envie irrépressible, il se déplace sur la foule comme un Jésus marchant sur l’eau ou bien se laisse porter par la marée humaine sur un plateau ou dans un caddie de supermarché (une vision complètement délirante). Et pendant ce temps, les autres membres du groupe : Tony, Phil, Jean-Mi et Niko Wampas sont complètement habités par leurs musiques.

A la fin du concert et dans une ultime communion avec le public, Didier Wampas parcourt la salle et embrasse tout le monde sur la chanson Kiss.

Je n’aurai donc qu’un conseil: si les Wampas passent par chez vous, n’hésitez pas une seconde et foncez assister à un de leurs concerts, vous ne le regretterez pas!

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Jack The Ripper

Mercredi 2 août 2006

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J’ai découvert le groupe français Jack the Ripper avec le premier album « The Book of Lies » par hasard, en déambulant dans les rayons d’une Fnac. La première chose qui m’a attiré c’est la pochette de l’album, tirée d’une toile du peintre brésilien Juarez Machado. La deuxième, c’est la voix envoûtante de Arnaud Mazurel (chanteur du groupe), et de l’ orchestration rock originale et langoureuse des musiciens.
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Photos du concert de Jack the Ripper lors du Festival Indétendances à Paris-Plage le 29 juillet 2006

Le nom du groupe s’inspire du célèbre Jack the Ripper assassin de Whitechapel de la fin du XIXème siècle. Ainsi son univers sonore n’est pas des plus joyeux, comme son nom le laisse supposer. Le groupe est composé de 6 musiciens, tous aussi talentueux les uns que les autres et tous les morceaux des albums sont chantés en anglais. Ses ambiances musicales rappellent des artistes tels que Nick Cave, Léonard Cohen, les Tindersticks, ou les Sixteen Horsepower. Malgré ses influences marquées, le groupe a su s’approprier et transcender l’oeuvre de ses inspirateurs. Tour à tour romantique, torturée, mélancolique, désirable ou passionée, la musique de Jack the Ripper prend toute sa force et sa puissance dans une ambiance feutrée.

J’ai pu enfin voir Jack the Ripper sur scène lors de leur concert à Paris au Trianon le 01 février 2006, puis lors du Festival Indétendances à Paris-Plage le 29 juillet 2006 (j’aurai attendu 5 ans pour cela, car je n’ai pas cessé de les rater!). Les premières impressions que j’ai ressenties, c’est la présence charismatique et torturée du chanteur sur scène, puis l’intensité, l’énergie et la prestation scénique du groupe.

Je vous invite à vous laissez envoûter par la musique de Jack the Ripper. Le groupe ne cesse d’évoluer au fil de ses albums vers des mélodies plus chaleureuses et une musique de plus en plus sensuelle.

A ce jour, le groupe a sorti 3 albums dont je vous propose les visuels ci-dessous!:

the book of lies.jpg The Book of Lies
1er album éditer en Septembre 2001.(label village vert/wagram)

im coming.jpg I’m coming
2ème album éditer en Mars 2003.
(label village vert/wagram)

ladies first.jpg Ladies first
3ème album éditer en Octobre 2005.
(label village vert/wagram)

site du groupe Jack The Ripper

site du peintre Juarez Machado

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Emilie Simon

Lundi 12 juin 2006
emilie simon vegetal.jpg Excellent troisième album par la pétillante Emilie. Je suis tombé sous le charme avec le premier album, et son concert à Sannois le 7 avril dernier pour son nouvel album “Végétal”, m’a conquis définitivement.

C’est une sorte de petite Björk à la francaise dans l’univers de l’electro. Elle a su s’entourer de musiciens extraordinaires, qui lui apportent par l’originalité de leurs instruments, ce ptit truc qui vous met une bonne claque! La salle de concert étant très petite et pas surpeuplée (genre l’Olympia), nous avons vraiment pu apprécier le jeu de scène et tout le talent de la ptite Emilie et de ses musicos. Généreuse et magnifique, elle a interprété l’ensemble du dernier album et de quelques uns de ses classiques comme sa fabuleuse reprise des Stooges avec le morceaux ” I wanna be your dog”, mettant toute la salle en transe. Chantant indifféremment en français ou en anglais, sa voix peut faire penser à la chanteuse islandaise Stina Nordenstam. Les textes de ses chansons vous transportent dans son imaginaire un peu Burtonien (voir le clip de “Flowers”). Souhaitons lui qu’elle continue son exploration dans l’électro pendant encore longtemps, et qu’elle reste fidèle à la production de ses débuts!

Pour découvrir son univers musical, je vous recommande de vous promener sur son site, plutôt représentatif du personnage : http://emiliesimon.artistes.universalmusic.fr/

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