Archive de la catégorie ‘COUPS D’GUEULE’

Les boîtes avec des boîtes à l’intérieur

Jeudi 15 janvier 2009

Il y a quelques jours,  je repensais à toutes les « activités artistiques et littéraires » par lesquelles je suis passée pour me trouver ou trouver ma voie(x.) Je suis arrivée à une conclusion un peu triste que je me permets de vous livrer:

 

J’ai fait de la danse pour apprendre la légèreté,

J’ai rencontré dans une glace cruelle et indifférente le pâle reflet  de mon âme serrée dans un costume mal ajusté,

Senti des milliards d’yeux sur mes fesses molles, mes jambes surdimensionnées et le trou dans le creux dans mon bide,

Et résonnent encore à mes oreilles les coups de pieds sans grâce sur des sols innocents.

 

J’ai voulu apprendre le chant pour parler aux anges

Je n’ai reçu que notes, rigueur, apprentissages fastidieux et cours froids dans des espaces glacés

Et je me suis entretenue, en vain, avec un professeur sourd, pas prêt à partager ses secrets.

 

J’ai fait de la lecture à voix haute pour savourer la langue de ma naissance,

Je me suis heurtée aux virgules, aux espaces invisibles à repérer, aux phrases sans arrêts, aux , au bégaiement idiot de mes yeux sur des mots sans intérêt,

J’ai découvert avec déception que ma langue m’était étrangère.

 

J’ai raconté de belles histoires écrites par d’autres que je voulais partager,

J’ai connu l’angoisse et la solitude car,  jugée comme un être bizarre,  j’effrayais,

Et j’ai souffert d’user d’un langage bien cadré pour parler de ce qui me submergeait.

 

J’ai commencé le Slam pour pouvoir gagner le droit de parler, d’écouter et être entendue,

Mais, je me tais quand je veux dire, admirer, respecter, encourager. Je parle quand on me dit de lire, je lis quand on me dit de dire et je prends des notes pour plus tard.

J’attends qu’arrive la sérénité.

La vie est une boîte avec d’autres boîtes à l’intérieur dissimulant  d’autres boîtes qui ouvrent sur d’autres boîtes. Seuls les emballages changent. Partout, je me sens étrangère, partout, il manque quelque chose qui pourrait me retenir, partout il manque une place pour moi, où m’installer à l’aise et croître dans l’amour. Partout, la place est déjà prise, partout il faut la reconquérir. Je n’attends pas qu’on m’attende, je n’attends pas qu’on me prépare un lit. Je cherche juste la boîte ni trop petite ni trop grande dans laquelle je pourrais m’épanouir et  inviter qui veut à partager

mon sort.

Faut-il créer sa boîte et s’inscrire dans les pages jaunes pour être trouvée ? Faut-il entrer dans n’importe quelle boîte et à force de s’imposer, en changer ?

Il faut changer les boîtes, déformer les boîtes, élargir les boîtes, casser les boîtes…

Avec les débris de papier, de verre, de carton, de plastique, d’or… en fabriquer d’autres  en carton, en bois, en peau, en écorce d’arbres, avec de l’eau, de la terre, des feuilles, des déchets, faire des boîtes personnalisées pour un monde éclaté, éclaté comme une boîte ouverte.

Il faut ouvrir les boîtes existantes et dessiner les contours des boîtes inexistantes.

J’ai choisi le dessin, l’écriture, la peinture, la musique, l’amour pour fabriquer une boîte. Pour l’instant, elle est  toute petite, j’ai bien du mal à respirer à l’intérieur, mais je continue à la construire. Déjà, certains côtés s’élèvent et je sens que je respire mieux.

Seule dans ma boîte  je médite à la manière de construire une boîte aux dimensions infinies qui embrasserait l’espace d’autres boîtes, qui remplirait et viderait en même temps les boîtes étriquées, les boîtes cabossées, les boîtes rigides, les boîtes moqueuses, les boîtes cyniques, les boîtes féroces, les boîtes cruelles et égoïstes, les boîtes éternellement fermées sur elles-mêmes, les boîtes à serrures multiples qu’on désespère de comprendre, les boîtes malades, les boîtes en imitation skaï, les boîtes à secrets d’état, les boîtes maternelles, les boîtes à papas, les boîtes sans argent, les boîtes à boîtes…..

Avec de l’eau et de l’encre dans un gobelet en plastique,  je construis une boîte à voyager dans les rêves.

 

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La grève… et après?

Jeudi 18 octobre 2007

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Et c’est reparti pour un tour! Encore un de ces jours noirs qui vous font regretter de dépendre des TRANSPORTS PUBLICS pour aller travailler! Encore un de ces jours qui vous font haïr tous ces privilégiés qui veulent défendre leurs ACQUIS SOCIAUX en prenant tout le monde en otage, usagers et non-usagers! Encore un jour où le taux de pollution va s’élever grâce à l’action d’égoïstes irresponsables et réactionnaires!

La grève est peut-être un droit, mais travailler en est un autre! Pour ma part, je travaille dans le privé, ce qui ne veut pas dire m’sieurs dames des Services publics que je dois être privé de moyens de transport, ou privé de travail, pire de salaire à cause de vous! Il faudra bien qu’un jour les transports publics comme la SNCF et la RATP nous expliquent pourquoi ils n’arrivent pas à faire grève sans interrompre le trafic! EDF est aussi en grève aujourd’hui et on n’a jamais vu son personnel couper le courant pour autant que je sache!

De plus, en tentant de me rendre à mon travail ce matin, j’ai pu constater le peu de respect qu’accorde la RATP à ses usagers : aucune information précise au niveau des bus lorsque vous êtes à un arrêt (ah mais si, j’oubliais, un petit message vous propose de dépenser 0,34 €/minute pour obtenir enfin une information!), sans oublier des attentes de métros fantômes aléatoires,…

Pour tout cela je dis MERCI LES SERVICES PUBLICS DE L’ATTENTION QUE VOUS PORTEZ A CEUX QUI LES PAIENT, VOS RETRAITES! Je pense que le gouvernement et les entreprises publiques croient que les Français « moyens » sont pétés de thunes! Je m’explique : que reste t-il comme solution à ceux qui doivent impérativement se rendre sur leur lieu de travail? le taxi! Connaissez-vous le prix d’une course en taxi, sachant que le trafic va être perturbé toute la journée? Non, en tout cas, ce n’est ni le gouvernement ni la RATP qui vous rembourseront la course, à mon avis! Donc, faite le calcul si la grève persiste plusieurs jours, non seulement vous avez raqué une carte orange très chère et qui ne vous sert à rien, mais en plus vous devez ajouter le prix du taxi à votre budget. Sympa comme perspective, non? En cela, je voudrais faire une proposition à tous mes lecteurs parisiens et banlieusards : POURQUOI NE PAS PAYER LES TRANSPORTS PUBLICS PENDANT UNE SEMAINE, VOIRE PLUS S’IL LE FAUT? Car après tout, les transports publics ne se gênent pas pour augmenter leurs tarifs tous les ans et lorsque vous payez un abonnement, aucun remboursement n’est prévu en cas de grève! Et temps qu’à nous prendre pour des cons autant finir par agir comme des cons, ça n’est que justice! Si certains sont intéressés par ce projet, je propose d’entamer un p’tit débat là-dessus et de mettre en place la promotion d’une telle journée!

Maintenant pour le cas des râleurs privilégiés du service public, il faudrait peut-être évoluer à un moment donné! J’en entends geindre sur leur retraite et leurs conditions de travail, mais croyez-vous que ceux qui travaillent dans le privé soient mieux lotis? A travail égal du public au privé, il y a d’énormes différences! Du salaire à la retraite, ça n’a rien à voir! Pourquoi cette injustice devrait-elle perdurer encore plus longtemps? Certains travailleurs du privé travaillent avec moins d’avantages que vous. Alors, cessez de bramer votre colère car vous êtes mal placés pour vous plaindre! S’ il y en a qui doivent se plaindre, ce sont bien les travailleurs du privé, hors c’est ceux qui se mettent le moins en grève!

Notre époque a changé, les acquis sociaux doivent disparaitre et l’égalité revenir pour tous! Il faudrait peut être se rendre compte que notre société doit évoluer au prix de certains sacrifices (mis à part notre système de Sécurité sociale!) Nous ne sommes plus au XXième siècle mais bien au XXIième siècle, alors apprenons à nous adapter à cette nouvelle ère plutôt que de vivre dans un passé révolu!

En outre et pour conclure, il y a des décisions gouvernementales bien plus inquiétantes que le régime des retraites du Service public et qui provoquent moins de réactions chez la population! Le contrôle ADN me semble être bien plus alarmant pour le futur et l’image de la France…

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Ca m’énerve!

Dimanche 14 octobre 2007

Bon, ça y est, me voilà repartie pour piquer une gueulante. D’aucun oseront peut-être me traiter de tous les noms. Qu’importe, il faut que je m’exprime.

Je vous raconte: je me lance dans la fabrication de feuilles de papier. Pour faire ma pâte, j’ai besoin notamment d’un mixer. Je décide d’aller au C…. du coin pour en acheter un pas trop cher. Pas besoin d’un robot hyper mode pour broyer du papier. J’opte pour un appareil S… car c’est une marque en qui j’ai confiance. Je regarde le prix. Bon, c’est un peu cher pour l’usage, mais je finis par le prendre. J’en ai un besoin urgent, mon papier nage dans ma bassine en bois super tendance depuis 4 heures!

J’arrive à la caisse. Et, évidemment, je commence à m’impatienter, la caissière estime qu’il faut raconter sa vie à tous ses clients. Mais, qui est-ce que ça intéresse, on se le demande !! Enfin, arrive mon tour. Je me compose un visage aimable qui disparaît aussitôt à l’annonce du prix. Attention, je ne suis pas du genre à faire un scandale pour 1 euros de plus, mais c’est pour le principe. La caissière m’annonce une taxe supplémentaire. Quand je suis énervée ou surprise, je deviens subitement sourde. Donc, je lui demande de m’expliquer à quoi correspond la surtaxe. Elle répond tout sourire « mais c’est l’éco-taxe, voyons c’est partout pareil!! » .. Je la regarde interloquée et j’éclate d’un rire inquiet : « Quoi! Mais de quoi parlez-vous? C’est quoi l’éco-taxe!« . La caissière prend son air d’instit’ et me dit: « c‘est pour l’écologie. C’est pas le magasin qui a décidé ça, c’est l’Etat!….. » Je la regarde l’air narquois, je me saisis de mon mixer et m’en vais le ranger à sa place… tout en m’interrogeant sur le problème qui m’apparait soudain: est-ce normal que le prix affiché en rayon n’intègre pas cette surtaxe et que ce soit à la caisse qu’on apprend la mauvaise nouvelle?

Je reviens et lui demande si elle a vu sensiblement son salaire augmenter depuis qu’il faut payer cette éco-taxe. Comment se débrouille-t-elle au quotidien alors que le prix des produits de base poursuit tranquillement son ascension, que les charges locatives s’envolent sans amélioration notable des conditions de vie en HLM, qu’il faut payer un petit plus quand on va se faire soigner… et qu’elle doit s’endetter chez trois maisons de crédit pour s’offrir la vie inutile dont parlent les médias?

Je poursuis en lui demandant à quoi sert la T.V.A, les impôts payés par ceux qui possèdent le moins d’argent, normal… Je suis naïve, je croyais que tout cela servait déjà à notamment préserver le patrimoine naturel français. Pour finir, je m’effraie toute seule à l’idée que le Ministère de l’Environnement a dû mettre la clé sous la porte faute de financements possibles de toutes ces actions d’envergures, genre…. voyons genre quoi? C’est curieux, là je fais une digression, je n’ai pas vu à quel moment, a été votée par exemple la surtaxe pour participer à l’ inutile enrayement de la dette des Tiers-mondes… Ce qui est bien c’est de savoir, qu’avec le temps on n’aura moins d’argent pour vivre mais qu’en contre-partie on vivra sur une planète préservée!!! Ca fait du bien au ventre.

En fait, ce qui m’énerve le plus, c’est cette sorte d’ apathie. Qui peut prouver que toutes ces petite surtaxes vont bien aller dans une caisse pour financer la préservation de la planète. Dire que c’est « l’Etat qui décide » ne suffit plus à légitimer ce genre d’actions, bien au contraire. On voit tous les jours des exemples de politiques au sourire dentifrice, enculer des milliers de Français en se payant logements, vacances, retraites et prisons dorées. avec les surtaxes… les mêmes qui sont payés à s’en mettre plein les fouilles à la barbe de tous, jamais inquiétés par la Justice, cette prostituée, toujours prête à se fourvoyer dans d’odieux arrangements…. Pratique.

Voilà, j’avoue que cela reste très incohérent. Il faudrait que je me renseigne pour savoir comment est calculée cette nouvelle taxe, où elle va, qui en bénéficie…. Mais cela ne devrait il pas être affichée dans tous les magasins comme le « Interdit de fumer »? Il pourrait y avoir en effet des panneaux « Autorisation de vous sucer jusqu à la moelle, mais c’est pour l’écologie!!! »

Qu’en pensez-vous?

Toute action gouvernementale qui me paraissait justifiée il y a quelques années, … me parait aujourd’hui suspecte quand je regarde la course de la vie quotidienne, le regard des passants… Là où je devrais dire « Mais c’est évident, je paie », je HURLE.

Beaucoup de prélèvements de petites sommes de tous côtés et pas de récompenses ici-bas dans le fleuve qui m’emporte…

Peut-être que je deviens parano?…

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La banlieue c’est pas rose, d’la banlieue j’ai ma dose,… le retour!

Mardi 21 août 2007

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Il y a un an, j’ai rédigé un post très énervé sur la banlieue dans la catégorie COUP D’GUEULE dont le titre était « La banlieue c’est pas rose, d’la banlieue j’ai ma dose…« Suite à un commentaire assez désobligeant et toujours aussi énervé de voir que rien ne change, j’ai décidé d’écrire une suite à cet article. Mais avant cela, je vous laisse apprécier la teneur du commentaire et de nos réponses adressées à ce sinistre individu :

Commentaire de leglocketmagnum au sujet du post La banlieue c’est pas rose, d’la banlieue j’ai ma dose… :

- espece de peti enculer c’est a cause de qui si on es comme ca?refleci conar

Voici ma réponse :

- Tout d’abord monsieur leglocketmagnum, je tenais à vous féliciter pour votre orthographe et surtout votre élocution! Votre propos est vraiment constructif et interpelle immédiatement le lecteur averti! Non vraiment, cela me fait plaisir d’avoir un témoignage d’un vrai jeune de banlieue qui, on le sent, a des choses intéressantes et importantes à dire! Alors maintenant que vous vous êtes exprimé, laissez-moi vous dire le fond de ma pensée : vous reflétez exactement le type d’individus dévoyés et sans scrupule que je dénonce dans mon article. Vous êtes une vraie caricature haineuse et vociférante incapable du moindre dialogue! Contrairement à vous, je réfléchis quand j’écris. Je trouve facile de se poser en victime comme vous le faites systématiquement! Alors oui, c’est à cause de qui si vous êtes comme ça pour reprendre votre propos? Et bien, de vous-mêmes. Vous êtes sensé être un être humain doué de réflexion, non? A moins que je ne me trompe et que je ne m’adresse à un singe du zoo de Vincennes. Dans ce cas-là, désolé pour ce mail ami macaque! Reprenons donc le dialogue après cette digression! Si vous faisiez un effort pour réfléchir un brin (mais attention à la rupture d’anévrisme!), vous vous rendriez compte que vous n’êtes certainement pas le seul à souffrir d’un système inégal et que si vous vous sentiez un petit peu plus concerné (au lieu de penser à votre petite personne égoïste) vous agiriez en conséquence pour aider à changer les choses plutôt qu’a les empirer. Tous les jeunes de banlieue ne sont heureusement pas tous des caricatures comme vous me semblez l’être! J’en connais quelques-uns qui se bougent pour la cité et qui ont des actions vraiment constructives! Au lieu de vous en prendre aux gens qui habitent la cité (qui se trouvent dans la même situation que vous la plupart du temps!), prenez vos couilles en bandoulière et partez manifester devant l’Elysée, incendiez des voitures de ministres pour vous défouler, car eux, auront les moyens de s’en racheter une! Au lieu d’agresser des gens paisibles qui ne vous dérangent en rien, osez vous en prendre à ceux qui font les lois si vous en êtes capable! Quand on se fait appeler leglocketmagnum, il faut assumer jusqu’au bout son statut de Tony Montana du pauvre! J’espère que mes propos ne vous auront pas choqué et vous feront mieux prendre conscience de l’énervement de mon article sur la banlieue! Je ne me fais aucune illusion quand à une éventuelle réponse construite et développée de votre part et laissez-moi vous dire que je ne vous salue pas!

Et maintenant la réponse d’Emma :

- Je me joins à mon ami d’écriture pour m’adresser à toi car je suis perplexe, tu permets que je te tutoies. Laisse-moi d’abord pleurer gentiment sur ton épaule: Mais, qui es-tu? Tu vis où? Tu fais quoi de ta vie? Désolée pour ces indiscrétions mais ta réaction à cet article me fait me poser certaines questions sur toi et ton rapport au monde. Pire, je me demande si tu fais exprès d’avoir l’air d’un gros nase. Tu te forces, là?! Tu sais que des milliers de gens vont te lire, tu aurais pu faire un effort d’écriture! J’ai dû te reprendre à trois fois pour comprendre ce que tu as voulu dire. En fait, tu cries car tu es choqué par l’article, tu vocifères parce que t’as la rage d’être ce que tu es, tu hurles pour quoi en fait? J’ai pas vraiment saisi. Du coup, au lieu de t’accorder un quelconque crédit et d’essayer de te comprendre, je te prends pour un sale roquet. Dommage. Si tu as réagi, c’est que tu voulais t’exprimer, être entendu… Mais, on n’y comprend que dalle à tes borborygmes. Apprends d’abord à aligner deux mots sans faire de fautes et à poser des vrais arguments personnels et percutants, quitte à avoir l’air d’un naïf, d’une fleur bleue, d’un psychopathe… on pourra enfin parler d’homme à homme. Vraiment ton propos, camarade, a failli m’intéresser. Toutefois, pour l’instant, je n’y entends que jérémiades. Ce qu’on écrit nous, on le fait avec nos tripes. Et toi, les tiennes, elles sont passées où? Alors arrête de te donner un genre, mec de banlieue rebelle, bla, bla,bla… t’es plus à la mode. La mode est à l’insurrection intellectuelle. A bientôt.

Ceci étant dit, vous conviendrez avec moi que ce genre de commentaire pousse à ce genre de réponse, non? En tout cas, cet été le bordel nocturne continue, un ramassis de parasites en survet’ pollue la quiétude de nos nuits par sa musique douteuse et merdique. Comme toujours, ce sont les roquets et la racaille qui emmerdent le monde en nous tyrannisant et comme toujours les flics ne peuvent rien faire. Rien ne change ici dans la ville de S(93), c’est déjà pas la panacée d’habiter en HLM, mais quand vous vivez ça à l’année, ça devient carrément l’enfer. Je ne souhaite ça qu’à mon pire ennemi! La petite nouveauté cette année, c’est l’installation d’une caravane en bas de notre immeuble, habitée par cette saleté de racaille. Je vous laisse imaginer le cirque. C’est bien simple, l’entrée de l’immeuble ressemble à une déchetterie. Mais qui paie les charges de l’immeuble? Ce sont des locataires comme nous! Nous payons donc pour les conneries (incendies de poubelle) et le ménage (les ordures répandues systématiquement au bas de l’immeuble, ces mecs n’ont aucune notion d’hygiène en plus!) Nous devons, de surcroît, subir leur présence toute la journée et toute la nuit. Honnêtement, trouvez-vous cela normal de devoir payer pour ces gens? Moi vraiment pas, surtout que la plupart des parasites en question n’habitent même pas l’immeuble! Le comble est que si vous osez vous rebeller, vous êtes harcelé par des insultes en rentrant ou en sortant de chez vous, classe, non? Des vrais rebelles quoi, qui n’ont peur de rien croyez-vous? Que nenni des vraies lopettes. Dès que les flics déboulent, c’est une vrai volée de moineaux! En résumé, voilà des gens qui gagnent leur vie en vendant de la drogue au bas de l’immeuble -sans être inquiétés par les flics au passage! quand ils en chopent un, il ressort 2 jours après. Ils font chier les locataires avec une réelle volonté de nuire, squattent à longueur d’année les halls de HLM et n’ayant pas de nana, doivent se sodomiser sauvagement dans leurs bagnoles (ce qui expliquerait pourquoi ils passent leur temps à brailler!) Le fascisme de ces individus m’amène à des idées de torture et de meurtre!

ATTENTION SEQUENCE DEFOULOIR GRATUIT (âmes sensible s’abstenir) :

J’aimerais vraiment, mais vraiment : Tous les enfermés dans leur caravane et coulé du lisier par le toit pour les étouffer dans la merde. Les énucléer à la p’tite cuillère, passer leurs yeux au mixer et les leur faire bouffer histoire qu’ils fassent une introspection au sens propre du terme. Les obliger à prendre une douche, mais remplacer l’eau par de l’acide, comme ça, je suis sûr qu’ils seraient décrassés. Leur coincer la tête dans des pièges à loup et les laisser s’arracher la face. Leur attacher les tripes, les accrocher à l’arrière de leurs scooters, rouler très vite et lâcher leurs pittbulls après eux! Les enfermer dans leurs bagnoles, souder les portières et les laisser devenir sourds en les forçant à écouter l’intégrale de Céline Dion. Remplacer leur joint par du maïs transgénique pour qu’ils crèvent à petit feu, flippés comme des tarés. Leur couper les couilles, les coller au micro-ondes et leur faire voir quand elles explosent. Les obliger à manger du porc, des saucisses et du pâté et faire péter leur foi et leur foie.

Voila pour cette fois! Mais je pense que tant que nous habiterons dans l’coin, les coups d’gueule se répèteront! Alors à bientôt, pour une prochaine séance de défoulement!

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Cinémal-barré

Lundi 20 août 2007

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Voila un p’tit moment que je n’ai pas pris la souris et le clavier pour pousser mon coup d’gueule. Et bien me voilà de retour avec mon coup d’boule à la face des dirigeants de l’industrie du cinéma et plus particulièrement des distributeurs!

1er Coup de gueule : Habitué régulier des salles obscures (je vois à peu près 15 à 20 films dans le mois, enfin selon les sorties!) et lecteur assidu du mag-ciné Mad Movies, il m’arrive très souvent d’attendre la sortie en salle de certains films repérés longtemps à l’avance. Alors imaginez ma déception lorsque j’apprends que le film tant attendu n’est pas distribué dans les salles de ma région! Cette année, le phénomène s’est produit avec le film de idiocracy.jpgMike Judge (créateur de la série animé Beavis et Butt-Head) Idiocracy, une histoire d’anticipation cinglante: après une expérience de sommeil cryogénique qui a dérapé, un type moyen se réveille 500 ans plus tard dans un monde où l’humanité a régressé au stade de débile profond. Il devient l’homme le plus intelligent de la planète. Plus récemment pathfinder.jpgPathfinder, un film évoquant la rencontre historique entre les vikings et les amérindiens de Marcus Nispel (réalisateur du remake de The Texas Chainsaw Massacre version 2003) a connu le même sort. Mais il faut savoir que ces 2 films ne sont pas les pires cas de sorties scandaleuses. pusher.jpgEn 2006 la trilogie Pusher du réalisateur danois Nicolas Winding Refn n’est sortie que dans une seule salle dans toute la France, H-O-N-T-E-U-X! En somme et comme toujours, le public doit subir le joug des gens-qui-savent-mieux-que-tout-le-monde pourquoi, comment et quand un film doit sortir ou pas, j’ai nommé LES DISTRIBUTEURS! Tout comme certains critiques cinéma… On se demande s’ ils prennent le temps de voir les films qu’ils saquent. Je pense qu’ils se fient plus à la réputation du film qu’au travail des réalisateurs, des scénaristes ou des acteurs. La preuve, il suffit de regarder les programmations des salles et le temps que certains films restent en salles par rapport à d’autres. Exemple : à l’époque où est sorti ce gros étron qu’est Schrek le troisième, est sorti très discrètement La Traversée du Temps, un magnifique film d’animation japonais du réalisateur Mamoru Hosoda adapté d’un roman de Yasutaka Tsuitsui (l’auteur de Paprika.) Le premier a dû rester à peu près 3 mois en salle tandis que l’autre n’a bénéficié que d’une durée de 2/3 semaines, éloquent n’est-il pas? Mais la dictature des dirigeants du cinéma ne s’arrête pas là, ce qui m’amène à mon deuxième coup de gueule!

2ème Coup de gueule : ecranpleinair.jpgPendant les vacances d’été, vous aurez sûrement remarqué que depuis quelques années, pas mal de communes proposent à leurs habitants des projections de cinéma en plein air gratuit. Le concept est plutôt sympa et original et il plait énormément. C’est aussi un très bon moyen pour offrir la culture pour tous et de promouvoir certains vieux films peu connus ou de revoir des block-busters qui ne passent plus dans les salles. Et bien, à plus ou moins long terme, cette idée pourrait bien disparaitre sous la pression de plus en plus pressante des professionnelles du cinéma. Je m’explique : comment s’organise une séance en plein air dans une ville? Tout d’abord, pour la plupart du temps ce sont les institutions de la ville ou de la région qui mettent en place la manifestation auprès de prestataires de services spécialisés dans la projection de films en plein air. Ensuite, une demande d’autorisation est faite auprès du CNC (Centre National de la Cinématographie) par l’intermédiaire de la DRAC (Direction Régionale des Actions Culturels). Ce système fut mis en place suite à des pressions des exploitants de salles et pour une règlementation sévère des projections publiques non commerciales (à noter que les films proposés pour le plein air sont soit des films classiques, soit des films qui ont plus d’un an d’exploitation en salle et vidéo, ce qui n’est pas une réelle concurrence pour les salles quand on y pense!) Quand la demande d’autorisation est validée, le programme des projections est mis en place. Les films sont commandés par le prestataire de services directement aux distributeurs. Oui, oui, les mêmes distributeurs nommés un peu plus haut dans cet article! Et que font-ils nos chers distributeurs pour promouvoir la culture pour tous? Et bien pour les plus gros comme WARNER , ils facturent 1500€ le prêt de la bobine pour toutes les projections à but non commercial! C’est t’y pas sympa tout ça? Sachant que le catalogue WARNER est un des plus demandés, vous imaginez les possibilités pour les organisateurs? Soient ils paient, soient ils revoient leur programme à la baisse, soient ils changent leur choix de film, pour des films à moins de succès mais aussi moins chers. Si on ne se méfie pas, les petits festivals cinéma de l’été ouvert au public ainsi que les prestataires de projection en plein air pourraient bien être obligés d’arrêter faute de subventions ou sous la pression des industriels du cinéma.

3 ème Coup de gueule : etrangefestivale.jpgL’étrange festival est une manifestation cinéma qui existe maintenant depuis 14 ans sur la ville de Paris et plus récemment sur la ville de Strasbourg. Le but de ce festival est de faire découvrir un cinéma marginal en proposant des films décalés, excentriques, ou bien barrés et des rencontres avec ceux qui les font ou qui les interprètent. C’est ainsi que la plupart des passionnés de cinéma-bis ont découvert entre autres, le réalisateur japonais Takashi Miike (la trilogie Dead or Alive, Ichi the Killer, ou plus récemment The Great Yokai War) un des réalisateurs favoris du festival. Le rendez-vous avec l’étrange a lieu vers la fin août/ début septembre au Forum des Images (sauf l’année dernière où le festival a été déplacé sur le grand REX et le Cinéma du Monde.) Vous imaginez bien qu’une manifestation telle que celle-ci est attendue par une belle brochette d’amateurs capables de venir de loin pour y assister. Or, vous comprendrez donc mon amertume et ma déception lorsqu’en me rendant sur le site du festival, j’ai appris que le rendez-vous de 2007 était annulé (sur Paris) faute de financement. Je trouve lamentable que le service culturel de la ville de Paris ne fasse rien pour aider à maintenir une telle manifestation unique et originale. Alors, laissez-moi vous poser la question, comment fait-on pour découvrir des films un peu différents lorsque les festivals qui leur étaient dédiés disparaissent?

4 ème Coup de gueule : sallecinema.jpgDans le courant des années 70 jusqu’à la fin des années 80, on trouvait beaucoup de salles spécialisées dans le cinéma d’exploitation. A cette époque, on pouvait pour 8 ou 10 francs (soit 1,50€) assister à des doubles programmation. Les films projetés mettaient en scène pour la plupart du sexe, de la violence, de l’horreur et n’avaient qu’un seul but, faire du pognon avec des sujets racoleurs. Lorsque les salles ont commencé à disparaitre, bouffées par la concurrence de la télé et de la vidéo, ces films (reniés et dénigrés par la critique) ont pratiquement disparu également. Toutefois ce genre de cinéma survit encore un peu maintenant grâce à des réalisateurs qui sortent leurs films directement en vidéo sans passer par les salles obscures. Grâce à l’étrange festival, le site Nanarland, la revue Mad Movies et les conseils avisés de certains passionnés, je m’intéresse depuis quelques années à plusieurs genres du cinéma d’exploitation (la Blaxploitation, la Kungfuxploitation, la Sexploitation, le Sukeban, la Nukesploitation et plusieurs genres de films d’horreur, gore et violent.) Pour tous ceux que ces genres intéressent d’ailleurs, je recommande la lecture du Hors-Série n° 11 de la revue Mad Movies de juin 2007 consacré à Grindhouse et au cinéma d’exploitation! Alors maintenant une question se pose, comment fait-on pour voir ces films? Il est rare et même impossible de les voir à la télé pour la plupart (hormis Arte avec son cycle Russ Meyer.) Bac Films mis à part, très peu d’éditeurs vidéo se sont risqués à les sortir et ils ne passent que très rarement en salles. Alors quelles sont les alternatives? Soit vous connaissez un super vidéo-club de la mort ou une médiathèque ciné richement garnie, soit vous possédez une super collection vidéo rare et imposante, ou bien en dernier recours, vous recherchez ces films sur le réseau internet. J’en entends déjà certains qui hurlent à la mort en prétendant, « BOUH que c’est vilain! Faut pas télécharger les films sur internet! C’est pas bien et c’est illégal! Ca tue le cinéma, ce genre de comportement » Et à ça je vous réponds : Qu’est-ce que le principe du peer to peer, si ce n’est un système d’échange entre particuliers de fichiers vidéo! Il faudrait qu’on m’explique la différence entre ce procédé et celui utilisé il y a des années auparavant consistant en des échanges de cassettes vidéo enregistrées entre particuliers. Car moi je n’en vois pas! Bon, je suis tout à fait d’accord pour pénaliser ceux qui s’en servent pour en faire commerce, ça c’est faire du tort aux ayants droit des films. Mais les gens honnêtes qui ne souhaitent qu’enrichir leurs passions cinéphages ne devraient pas être mis dans le même panier! De plus, je trouve qu’ internet permet de rétablir l’équilibre de l’expression « LA CULTURE POUR TOUS« ! Tout le monde n’a pas les moyens de se payer le cinéma (9€ la place sans abonnement), de s’acheter des DVD (souvent à partir de 15€, hormis le marché de la solde) ou d’habiter près d’un ciné-club (5€ la location). Je trouve honteux que les majors et les industriels du cinéma culpabilisent les gens sur le téléchargement à cause du manque à gagner. Comme si j’allais plaindre Disney, Dreamworks, etc… avec le fric gagné en produits dérivés et autres… Je pense qu’ils ont largement assez d’argent pour produire de nouveaux films! Evidemment, ce sont toujours ceux qui font le plus de pognon qui se plaignent. Alors, arrêtons le cirque des majors qui pleurent pour les pécadilles perdues sur internet et assouplissons les lois sur le téléchargement et ses règlementations!

5 ème Coup de gueule : davidsarrio.jpgRécemment, j’ai assisté à la projection des courts-métrages des jeunes réalisateurs David Sarrio (Projet Gamma, Daredevil, Punisher II), Aurélien Poitrimoult (Le Frelon Vert), Fabrice Blin (Lobotoman) et de Grégory Morin (Le dernier cri) sur la Péniche Cinéma (65 quai de seine Paris 19ème.) Après la projection, chaque réalisateur a pu parler de son travail et du budget pour le réaliser. Quand on voit ce que ces mecs sont capables de faire avec trois fois rien comme budget, ça me rend plutôt optimiste pour l’avenir, il n’est pas nécessaire d’avoir un budget colossal pour faire un bon film. Malheureusement à l’heure actuelle, les producteurs français sont incapables de prendre le pari de s’engager sur ces réalisateurs de talent. L’effet pervers provoqué est l’exil de ces réalisateurs pour les Etats-Unis ou le Japon. Un des cas les plus récents de cette fuite en avant est le film The Hills have Eyes des 2 français Alexandre Aja et Grégory Levasseur. Dans ces circonstances, il faudrait arrêter de dire que le cinéma français va mal alors que les producteurs/distributeurs français ne sont pas capables de financer/distribuer des projets audacieux de films un peu différents de ce qui se fait.

En conclusion : La gueule du cinéma du 21 ème siècle fait bien peine à voir. On se demande ce que deviendra cette grande industrie dans le futur. Tiraillé par les affaires des gros sous, il me semble que ceux qui le font ont oublié le but premier du cinéma, soit divertir le public et non pas le prendre pour une grosse vache à lait. Le cas du dernier concept de Tarantino & Rodriguez est un exemple éloquent de cet état de fait. A l’origine Grindhouse : Planet Terror et Death Proof (Le Boulevard de la Mort) a été réalisé à la manière des doubles programmations des années 70/80 des cinémas de quartier. Aux Etats-Unis, le film est sorti tel qu’il a été conçu, tandis que pour la France nos chers distributeurs ont fait le choix de scinder le film en 2 sorties pour ramasser plus d’oseille à l’entrée! On se demande où est passée l’intégrité artistique dans ces moments-là! Pour ma part, la seul réaction a avoir face à cette attitude c’est le boycott pur et simple de ce type de production. A ce propos d’ailleurs, il serait fort judicieux que les manifestations de plein air boycottent toutes en bloc le catalogue WARNER et tous ceux qui pratiquent des prix scandaleux pour le prêt des films! Ainsi nous pourrions sûrement voir des vieux classiques oubliés plutôt que des films sortis récemment. Cela pourrait réapprendre l’humilité à certains et les aider à se souvenir de qui les fait vivre. Pour le cas d’internet et du téléchargement, le jour ou les éditeurs DVD proposeront des classiques, des films étrangers rares et des films d’exploitations à prix modiques (- de 6€) je pense que le problème se dissipera. En attendant les jours heureux, il faudrait peut être prendre conscience que le net est en perpétuelle évolution et que tout le monde le fait évoluer. S’il n’y avait pas de piratage, certaines mesures utiles à la vie de l’internaute n’auraient jamais vu le jour! C’est un mal pour un bien! De toute façon, je le répète, la perte engendrée par le net doit être dérisoire au vu des tirages de certains DVD ou du nombre d’entrées en salles pour les producteurs/diffuseurs/éditeurs.

De vous à moi, ne pensez-vous pas que les lois sur le téléchargements sont de totales aberrations qui n’empêcheront jamais les gens de télécharger? Internet est un très bon moyen de découverte et d’ouverture à la Culture et je trouve dommage que d’excellents sites réalisés par des particuliers passionnés, ferment les uns après les autres à cause de la loi sur le téléchargement. Il suffirait de pas grand chose au niveau du contrôle pour que tout le monde soit satisfait. Mais bon, cela voudrait dire que les lois sont faites par des gens intelligents et compétents! En bref, on peux toujours rêver…

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Ecrire quoi, pour qui et pourquoi ?

Lundi 28 mai 2007

Une internaute me fait un commentaire très discutable sur un de mes articles. Ce matin, j’explose et j’enrage.
Questions matinales de fond, j’en ai mal au bide: serais-je une raciste refoulée qui derrière son écran d’ordi, bien à l’abri sous un pseudo, et des photos truquées, s’amuserait à écrire sur tout et n’importe quoi ? Le but peut-être serait de gagner un public facile, par nature raciste lui-même, qui se reconnaitrait dans des propos volontairement méprisants et rigolerait bien en se frottant les mains. Ou encore, en tirerais-je à mon insu un plaisir malsain visant à choquer les âmes les plus sensibles?

Je trouve cela profondément ridicule… Il est hors de question de se remettre en cause devant de telles absurdités. Par contre, je trouve nécessaire de clarifier certains points.

Donc, je règle mes comptes et m’adresse sciemment à tous les empêcheurs d’être soi-même, les chantres de la morale rigide, les toujours bien pensants et parlants, tous ceux qui ont oublié que le second degré, le cynisme, le grinçant, l’humour noir, la provocation par exemple, sont autant de leviers qui permettent de prendre de la distance par rapport au quotidien. Désolée de le dire, ce n’est pas nouveau.

Tant pis pour moi, si consciente que mon éducation peut, tout comme les médias qui m’informent, les relations avec autrui, diriger, façonner et manipuler ma pensée, je ne peux m’empêcher de l’ouvrir. J’écris pour en rire, pour en jouer, en espérant écrire du mieux que je peux, des choses dans lesquelles quelques bonnes âmes se reconnaissent…

J’écris par amour des mots et des idées. Par nécessité également, pour ne pas sombrer dans un marasme débile.

Je pourrais écrire un manifeste contre les crottes de chien, la queue dans les toilettes des MacDo, les briques de lait qui ne s’ouvrent jamais comme on veut, les paquets de chips qui s’éventrent, les sucettes à l’anis, les canapés fluo -quelle horreur!!! Mais aussi, je pourrais disserter sur le vent et la pluie, l’insuffisance de feuilles de salade dans les sandwichs du boulanger, les cravates à pois…. Autant de très bons sujets boudés par les écrivains, les scribouillards en herbe qui préfèrent, comme moi, on ne sait toujours pas pourquoi, parler de ce qui les intéressent et les touchent vraiment. En même temps, si j’abordais ces sujets, peut-être que j’agacerais les amoureux des chiens, les fabricants de conditionnement pour produits laitiers, les confiseurs, les stylistes, mer Nature, la boulangère, les vendeurs de pois… Pire on me traiterait de vieille réac!

Le manque de discernement de certains m’échauffent les oreilles. Il y a des combats plus importants que de baver sur un article parmi des centaines. Comme s’engager pour une vraie cause, qui aurait besoin de ces beaux-parleurs bien sous tous rapports pour être défendue. Comme c’est facile de critiquer ceux qui s’expriment, comme c’est confortable de faire des jugements hâtifs et d’aller se coucher persuadé d’avoir fait une bonne action.

Pour revenir au sujet de la controverse, mon article intitulé « Au bonheur des Vieilles », la situation de certaines personnes âgées me révolte, les comportements de certains qui, dans une politesse mâtinée de pitié froide, sont persuadés d’agir pour se garantir une place à la droite de Dieu, aussi. Alors j’écris, pas un manifeste pour sauver les personnes âgées, de gens convaincus font ce qu’il y a de mieux, non, j’écris ma colère à ma façon. Je ne vois pas tant de gens qui aident ces personnes à porter leurs bagages, prennent le temps de discuter à un arrêt d’autobus… Je ne me suis jamais présentée comme une référence en la matière et fort heureusement, ce serait une trop lourde responsabilité. Par contre, je pense sincèrement que traiter un sujet quelqu’ il soit, en littérature ou en arts plastiques, permet de lui donner un nouvel éclairage, à condition d’être engagé soi-même. C’est en soi déjà un acte militant.

Ce que je peux faire, c’est écrire, pour dire. Ecrire pour rire et non pour me moquer sournoisement. Ca, rire comme une baleine de mes propres imperfections, je le fais tranquillement comme beaucoup, seule devant ma glace. Ou alors je décide de les mettre en scène au moyen d’une plume qui se cherche encore… J’emmerde personne avec des jugements moralisateurs, des critiques qui ne font pas avancer.

Je me demande ce qui cloche en fait: on ne peut plus parler, avec drôlerie ou cynisme, de politique sans avoir l’air de prendre parti, de la banlieue parce que c’est stigmatisant, des minorités non plus car c’est raciste. On ne peut pas parler avec provocation de la femme sans avoir l’air anti-féministe ou misogyne, d’éducation sans paraitre rétrograde, ou parler d’argent sans avoir l’air d’un vilain petit capitaliste (bouh, la honte!) Pas question d’aborder avec humour et grincement de dents, le problème des handicapés, des animaux de laboratoire, du port du string, des mannequins, de la bouffe allégée, des accidents de la route, des Tiers-Mondes, sans être étiqueté de taré, de néo…, d’esclavagiste…

Marre de toutes ces étiquettes et les discours pompeux, sérieux et chiants qui vont avec.

Le plus grave n’est pas ce qui est écrit, le plus grave est de voir que certains discours hypocrites, diffusés à doses chargées, incitant à oublier son amertume et sa déprime à coup de xanax, à jeter le premier la pierre, à trouver normal de regarder chez le voisin sans vergogne, à défendre des idées paradoxales…. font de plus en plus de victimes.

J’espère simplement que ces prochaines personnes qui rougiront à la lecture de mes articles, écrits avec les tripes, seront les mêmes qui censurent les reality-show, sont de toutes les manifestations, tiennent eux-mêmes des blogs grâce auxquels ils apportent une pierre, même modeste à la réflexion générale…

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Ah, comme c’est chouette, Internet!

Jeudi 1 mars 2007

Alors, voyons, je dois chercher quoi au fait? … Ah, oui, une adresse dans les pages jaunes.

Bon, les pages jaunes sont où ? dans mes favoris. Et oui, quelle organisation!! Bon alors, je cliiiiiiiiiqueeeeeu et j’attends un peu, paslongtempscarfranchementjesuispressée.

Quoi !Le « délai d’attente est trop long »! Je dois « réessayer », j’ai peut être un problème de « connexion »?! Mais pour qui y s’prend, c’t'ordi! Oui, je réessaie et plutôt deux fois qu’une non mais, c’est que j’ai pas d’autre moyen pour avoir mon info, moi! Zut alors, je regrette mon vieux bottin jaune..

Bon, ah, enfin, ça marche… Quoi, le « programme ne répond pas », je dois « terminer maintenant »! Non mais c’est quoi ça ! J’ai pas envie, j’ai pas eu l’info que je voulais. Merde alors, j’vais être à la bourre!

Bon, j’éteins tout et je me débrouillerai.

Le lendemain (à la même heure, en moins speed) :

Alors, alors, alors… Tiens? le voyant de mon modem ne clignote plus. Qu’est-ce qui lui arrive encore! Saleté de machine! Est-ce que c’est bien branché derrière? Oui. Ah! Oui! vérifier la ligne de téléphone. Rien. Oh, la, la, j’aime pas ça.

Bon, j’allume mon ordi pour vérifier quand même et je clique confiaaaanteeeeu sur l’icône Mozilla, pour avoir accès… à rien du tout. Flûte alors!

Et nos lecteurs qui attendent de nos nouvelles, c’est vrai qu’en ce moment on a moins de temps pour écrire, là c’est pas franchement le moment pour que ça plante!

Allô, C…..I…..?! Voilà, j’… « Si vous voulez avoir le service technique, faites le.. » Oh, oui je sais, je sais… C’est chiant ces messageries vocales! Bon, « votre délai d’attente sera de moins de 5 minutes » sinon il faut que je RAPPELLE, c’est pas eux qui paient, ça se voit, en plus, elle est pourrie leur musique d’attente, pourraient mettre du Sttellla quand même!

30 minutes après (fâchée et très peu disposée à la politesse, trois rappels au service technique)

Oui, bonjour, je suis ….. Je serai votre conseiller pour cet appel. Oui, bonjour monsieur, (rien à foutre de comment il s’appelle, ça s’trouve c’est même pas son vrai nom, bandes de mytho!) Mon problème? j’ai plus de connexion. Et franchement ça me saoule, car ça fait la troisième fois. Sont en carton vos modems! J’aurai dû aller chez … Oui, j’ai fait tout ça, je commence à être une experte. Mais quel besoin  de vérifier tout ça, vu que je sais ce qui ne marche pas! Alors bon, vous me renvoyez un modem en plexiglas renforcé de tiges de métal et on n’en parle plus…

20 min après quelques phrases assassines débitées dans la conversation contre la qualité de leurs services, une argumentation solide de ma part visant à faire comprendre que je VAIS bientôt résilier mon contrat, et quelques postillons sur le téléphone à force de hurler sur mon interlocuteur innocent (oui, mais bon, gueuler sur quelqu’un quand on est frustré, c’est rééquilibrant!):

Vous aurez votre modem dans maximum 72 heures. Je vous souhaite une bonne journée. Ouais, ouais, c’est ça, bonne journée.

Prix de la communication: 25 euros!

Une semaine plus tard:

Toujours pas d’avis de passage de ce putain de postier. Ras le bol. Bon, j’appelle la Poste et ça va chauffer. Quoi, mon colissimo est déjà arrivé depuis quatre jours! Et, il fait quoi avec, le postier, il l’utilise pour caler un pied de lit! oh, mais, c’est pas vrai! Et où il est maintenant et pourquoi y’a pas eu d’avis de passage (et pourquoi vous êtes une vieille conne incapable et tout et tout?!!!)

Hyper remontée et mal coiffée, je vais chercher mon colis au dépôt. J’arrive là-bas, une secrétaire neurasthénique me répond que j’ai rien à faire là et que c’est pas pour le public. Il faut aller faire les réclamations à côté. Dix rues plus loin… Et ça ferme à quelle heure, votre machin? à 16h. Mais comment ça, le machin doit déjà être fermé, il n’est que 15h50!

Rapide comme l’éclair, je fonce à l’adresse indiquée. Et, essoufflée, triomphante (je suis arrivée en 5 minutes) je donne mon n° de colissimo. Un type qui respire toute la paresse du monde me regarde d’un air las (genre, mais je ‘suis parti là, vous me voyez là, mais je suis déjà chez moi devant ma télé) Oui, c’est pour quoi? Comment c’est pour quoi, ça être n° de colissimo et moi, fâchée car deux semaines j’attends (un peu de mauvaise foi et d’incohérence ne font de mal à personne) Le type traine sa vieille carcasse fatiguée de sa vie tranquille de fonctionnaire de La Poste et cherche avec une fébrilité insoupçonnée mon paquet, qu’il trouve hyper vite. Me serais-je trompée, serait-il hyper compétent? Je balbutie un merci, plus guidée par la satisfaction de tenir en mon sein l’objet bénit, que par politesse.

Arrivée à la maison, je le branche sans tarder. Tiens!? Le voyant ne s’allume pas, pourtant tout est branché correctement… Manipulation, vérifications d’usage , stupeur et tremblements de perplexité, sueurs de rage et PUTAIN? C’EST PAS VRAI? CA MARCHE PAS? VA FALLOIR RAPPELER TRUC-MUCHE!!!

15 jours plus tard (résignée et le teint gris du marasme)

Bon, ils m’ont envoyé un texto pour m’avertir qu’ils vérifiaient la ligne et qu’ils me préviendraient quand tout serait à nouveau fonctionnel. Qu’ils vérifient, qu’ils vérifient…

C’est chiant ces problèmes avec Internet: tu sais pas pourquoi un jour ça marche plus, tu dois raquer pour avoir un dépannage, et tu sais même pas pourquoi ça refonctionne ? Y’a de quoi devenir paranoïaque: Ils ont peut-être besoin de cela pour payer leurs services d’une manière indirecte, à notre insu, les fourbes capitalistes! En plus, curieusement, quand t’as plus la connexion, tu te sens comme isolé du monde. Alors que ça devrait pas être tout le contraire normalement: libéré de la machine, tu peux, enfin, parler à des êtres humains?!!!(comme je suis naïve, n’est-ce pas !!?)

Ca y est, la ligne est ok, pour preuve mon téléphone fonctionne à nouveau.

Quel bien-être intérieur, quelle joie, quelle euphorie sans limite!…. Je vais pas non plus me laisser aveugler par cette sensation de libération momentanée pour oublier de demander un remboursement. Non mais, faut pas charrier!

C’était un témoignage d’ Hématome retransmis depuis leur appartement, situé au 3…. à S… Coupez ! A vous, l’antenne.

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Mon cher voisin

Mardi 23 janvier 2007

Est-il politiquement correct de dire que je vais bientôt défenestrer mon voisin du dessus, un jour que je serai de très bonne humeur? Voilà ce sera ma seule résolution pour cette nouvelle année.

 

Pourquoi tant de haine, me demanderez-vous? Je vous répondrai tout simplement parce que j’ai décidé que ce serait comme ça et pas autrement. Assez avec vos questions! L’année 2007, celle du Cochon, prévoit de franches rigolades, il faut bien commencer par quelque chose. Donc, j’ai décidé de devenir une serial killer (serwialkillouyredsgatenwoemfivner en anglais.)

 

Mais, là, ne pouvant résister à cerner le fond de ma personnalité déséquilibrée, vous me demandez à nouveau, pourquoi tant d’intolérance et de méchanceté gratuite. Un, ma méchanceté n’est pas gratuite. Deux, tout en ce bas-monde (à ne pas confondre avec la France d’en-bas) est pour moi sujet de révolte et mon cher voisin, ce trou du cul, en fait partie.

 

Bien, je vois que, n’étant pas avancés le moins du monde, soupçonnant des tendances fascistes revendiquées haut et fort et craignant pour ma santé mentale, vous insistez. Mais qu’à donc fait le locataire du troisième?

 

Un, il habite au troisième, premier méfait puisque j’habite au deuxième. Quelle idée de venir dormir juste au-dessus de ma tête!!Deux, il aime passer l’aspirateur vers minuit – ce qui serait normal SI ON N’ ETAIT PAS EN TRAIN DE DORMIR! Trois, il aime faire des va-et-vient sur son parquet avec ses mules roses à talons. Comment je sais que ce sont des mules roses, vous avez déjà vu des charentaises noires à talons? Ce qui me conduit à mon quatre, mon voisin est le fameux malade mental recherché par toutes les polices depuis des années :le meurtrier passait l’aspirateur à minuit, chaussé de mules à talons. Appel à témoin. J’en suis… ll se croyait bien planqué le bougre!!!Cinq, comme il est complètement sourdingue à force de fumer ses rideaux, ce qui explique d’ailleurs pourquoi ses volets sont toujours baissés – oui, je sais, j’ai l’air d’une vieille commère, mais une commère cultivée et ouverte d’esprit- il écoute sa télé hyper fort dès 7h du mat’. Cool pour ceux qui avaient prévu de se faire une grasse mat’ jusqu’à 7 h05, juste ce jour-là! Mais pourquoi est-ce qu’il m’en veut autant????

Ca fait beaucoup de raisons de sympathiser avec le gus, histoire de lui fourrer, avec le sourire, ma Rangers, là où je pense et où ça ne repousse pas. J’ai bien eu quelques idées comme mettre du caca devant sa porte, bourrer sa boîte aux lettres de papiers journaux conservés pendant une année entière, téléphoner toutes les 5 minutes à partir de 2heures du mat’ histoire de vérifier s’il est bien endormi…. voilà que des idées bien généreuses et ma foi, très innocentes. Mais bon, je n’ai eu le courage pour l’instant que de mettre du Ramstein à fond les ballons dès mon réveil. J’avais la super pêche après. Par contre, calme plat au-dessus de ma tête pendant quelques jours avec manifestations occasionnelles d’une sorte de colère complètement inappropriée poussant mon voisin à tenter de faire sortir ses portes de leurs gonds (l’aurais-je vexé???)

 

En tout cas, je me rends compte que parfois, faire chier le monde, ça a du bon. On est de meilleure humeur et on envisage la vie de manière radicalement différente. En plus, on peut assumer ouvertement sa paranoïa. Tout devient possible… Je me demande si je suis bien normale, Docteur?

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Réflexions iufmesques 3: tout un langage…

Mardi 21 novembre 2006

 

Un prof d’IUFM commentant la production graphique d’un étudiant de 1ère année d’arts plastiques:

- »Vous savez de toute façon faire abstraction de l’écart de votre représentation au regard des ressemblances entre la gestualité des formes et les nuances du cernage des aplats; en d’autres mots, vous réagissez complètement à la variation du temps dans votre composition sachant que la cohérence du format touche au plus près les bords de votre cadre et que la série incluse dans votre dynamique et votre contraste de tons dans votre espace sont mis en tension avec la présentation de votre support figuratif. Ceci révèle non seulement du recouvrement mais aussi de la réserve dans la touche sérielle.

-Oui, bien sûr », répond l’étudiant perplexe, qui pensait simplement que son travail de dessin tenait compte du sujet donné…

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Réflexions iufmesques 2

Mardi 21 novembre 2006

Certains l’auront peut-être remarqué, je développe en ce moment une forme rarissime de formatagite aiguë. Qu’est-ce donc que cette bête curieuse?

Il s’agit d’une forme de contagion très peu étudiée par nos amis en blouse blanche, qui se développe chez les individus suivant dans un but professionnel des formations à concours. Elle se caractérise par des accès de cynisme, d’humour noir et de révolte névrotique faisant alterner des passages de grand abattement, de rires hystériques, de paroles incohérentes et de migraines. Elle explique notamment pourquoi les patients se parlent à eux-mêmes sans arrêt, sont couverts de boutons gênants, ne se nourrissent que de chocolat et développent un amour indécent pour tout ce qui leur est étranger d’ordinaire : l’hypocrisie, l’égoïsme et la critique facile. Elle touche surtout les personnes sensibles qui résistent sans comprendre à toute forme de rééducation du langage et du comportement.

Il n’existe à cette date que peu de remède malheureusement. Mais, suivie de près par la médecine du coeur, je me suis proposée comme cobaye afin que cesse un jour pour des milliers de bonnes âmes cette forme allergique au formatage intellectuel. Parmi les solutions préconisées, il y a celles-ci, toutes plus généreuses les unes que les autres:

- dormir en cours;

- poser des questions hors-sujet;

- ou continuer à poser des questions tout simplement;

-faire les exercices sur des feuilles déjà utilisées et se défendre de toute radinerie en disant que les feuilles très chères seront achetées une fois le concours obtenu;

-parler dans le plus grand secret une langue archaïque c’est-à-dire celle pratiquée dans la vie de tous les jours;

-avoir autant de couleurs de cheveux que d’humeurs du jour;

-participer à des évènements culturels sans intérêt comme le cinéma, les concerts…;

- travailler surtout pendant les vacances;

-écrire des pensées philosophiques sur un blog de manière anonyme;

-enfin, développer tout un tas de projets personnels guidés arbitrairement par un plaisir personnel.

Voilà pour les premiers soins que j’essaie, confiante, de suivre dans l’espoir de ne pas y laisser ma peau à cette préparation. Mais, me direz-vous, pourquoi continuer?

Autre trait de caractère de cette maladie: une fâcheuse tendance à être profondément paradoxal sans s’en rendre compte, poussant par exemple, à espérer secrètement réussir très vite ce concours tout en affectant une sorte de détachement auquel personne ne croit…

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Bien à vous.

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