Archive de la catégorie ‘LIVRE/BD/MANGA’

Le prix Baobab pour « La nuit du visiteur » de B. Jacques, auteur pour la Jeunesse

Jeudi 15 janvier 2009

 

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Connaissez-vous Benoît Jacques? C’est un auteur de livres pour la Jeunesse qui a la particularité d’auto-éditer une grande partie de ses livres, il réalise  notamment des livres précieux et des flip-books très sympas et occupe une place singulière dans l’édition jeunesse.

Il a également travaillé pour certains éditeurs comme Albin Michel ou L’école des loisirs.

 

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Cliquez sur le roman pour accéder à son site

 

J’avais beaucoup aimé Je te tiens, un beau livre en noir et blanc qui avait été offert à tous les enfants de crèches de la Seine-Saint-Denis il y a quelques années. Il mettait en scène deux personnages, un petit malin et un gros pas très intelligent et un peu méchant qui jouaient à « Je te tiens ». Vous savez le jeu où deux enfants l’un en face de l’autre se tiennent par le menton en chantant « je te tiens, tu me tiens par la barbichette… » le but du jeu étant de ne surtout pas rire. Dans l’histoire, le gros et le petit finissent par en venir… aux mains… C’est jubilatoire (non je n’encourage pas la violence, mais quand même, on se marre bien !)

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(Cliquez sur les bonshommes pour lire une critique de cet album)

 

Cette année, le dernier album de Benoît Jacques, La nuit du visiteur, a reçu le prix Baobab du Salon du livre et de la presse de jeunesse de Montreuil, une véritable consécration. Et c’est bien mérité, cet album illustré en trichromie est un vrai régal pour les yeux, les oreilles, les yeux et les oreilles… Il raconte en rimes, comment une grand-mère sourde comme un pot (on se demande d’ailleurs si elle ne le fait pas un peu exprès) aura raison d’un loup venu la dévorer (on connait la chanson.) Notre loup aura beau user et abuser de ruses rhétoriques et de déguisements, il se cassera les dents contre le « mur de la surdité »…

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On rit de l’air faussement niais de la Grand-mère. On apprécie les différentes métamorphoses graphiques du loup. On y voit peut-être un passage en revue de diverses créatures de cauchemars(symboliques?)On apprécie le choix et l’alternance du blanc, du rouge et du noir, qui dynamise un récit à priori plus long que ‘ »la normale ». On remarque aussi le jeu de cadrages en inversion qui fait monter la tension et participe à la dramatisation de l’histoire. Et surtout, on s’amuse comme des fous à lire l’histoire à haute voix car on peut enfin hurler, chuchoter, jouer avec sa voix et les mots… Mais là, je vous en ai trop dit…

Ecoutez ici  Benoît Jacques parler de son livre et de son travail…

Et le titre ? La nuit du visiteur ferait-elle écho au film La nuit du chasseur, récit sombre et cruel dans lequel R. Mitchum, en chasseur implacable, traque deux petits fuyards pendant toute une nuit… (Je vais mener l’enquête.)

 

Feuilletez-le en bibliothèque, zieutez-le à la Fnac, lisez-le par dessus l’épaule de quelqu’un dans le métro, mais surtout laissez votre curiosité partir à la découverte de ce délicieux album !

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Sacré Christian Voltz !*

Mardi 26 février 2008

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LOvaleNoir dans le bric-à-brac de Christian Voltz*

Christian Voltz est auteur-illustrateur de livres pour enfants. Mais il est aussi graveur et sculpteur. Il travaille les métaux et récupère plein de trucs et de trocs pour composer des univers minimalistes et originaux dans lesquels évoluent des personnages attachants.

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Le lièvre, Madelaine, Le chat et M. José

(Une forêt blanche et noire, éd. du Seuil, 2006)

Parmi les nombreux livres qu’il a écrits, il a notamment fait éditer une série de petits albums carrés pour les enfants curieux aux éditions du Rouergue. Il y raconte des histoires simples et délicieusement insolites, de rencontres, de jardinage, de boulot enquiquinant…dont les fins sont toujours surprenantes.

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La caresse du Papillon (Le Rouergue, 2005)

Chaque page semble organisée comme une petite séquence de cinéma: l’illustration en pleine page permet aux décors de se déployer et à l’oeil gourmand d’en profiter à son aise. Les personnages y vivent leurs aventures en toute liberté.

unaigledans1.jpg Un aigle dans le dos (Le Rouergue, 2001)

Il y a toujours des jeux sur la typographie: elle change de taille ou de couleur en fonction des situations. Elle interpelle le regard et donne envie de lire à voix haute pour satisfaire une envie irrésistible de jouer ce qui est dit. Il y a comme une sorte d’excitation intérieure à voir les lettres se mouvoir …

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Patates (Le Rouergue, 2000)

Avec à peu près n’importe quoi, C. Voltz est capable de créer un personnage expressif, un paysage réaliste, un intérieur domestique cosy… L’auteur détourne, retourne et assemble avec fantaisie et pertinence.

vousvoulezrire1.jpg Vous voulez rire ? (Le Rouergue, 2006)

Mon album « coup de coeur » reste indéniablement « La souris et le voleur » paru aux éditions Didier jeunesse: en faisant son ménage, une souris trouve un sou. Avec ce sou, elle va acheter un morceau de viande dont elle mange la moitié au dîner. Elle laisse l’autre moitié pour demain. Mais dans la nuit, un voleur lui vole son repas… L’histoire racontée par le poète-conteur Jihad Darwiche est une adaptation d’un conte issu de la tradition orale libanaise, pleine d’humour et de …suspense. Le bric-à-brac de C. Voltz vient l’ illustrer avec la même drôlerie. Sentez le souci du détail, observez l’expressivité des personnages et du texte imprimé, remarquez enfin la recherche du motif.

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La souris et le voleur (Didier jeunesse, 2002)

Tiens en parlant du motif, les décors de C. Voltz semblent réalistes jusqu’à leur texture très bien rendue par la photographie de Jean-Louis Hess : vous admirerez les papiers peints vieillots de la maison de la souris dans « La souris et le voleur« , la coloration des métaux et les effets terre craquelée dans « Stromboli« , la moquette, les rideaux, le canapé… dans « Un aigle dans le dos » … Il porte également un souci particulier au détail. A la manière des maisons de poupées, il recrée des intérieurs familiers. Allez voir d’ailleurs « Comme chaque matin« : derrière chaque détail (porte, lit, rasoir, penderie…), on sent l’auteur au travail, un travail patient, soigné et magique…

Comme chaque matin (Le Rouergue, 1998 ) comme1.jpg

Enfin, C. Voltz parvient dans des décors quasi plats à donner corps à tout ce petit monde…

Simplement jubilatoire.

Pour des infos indiscrètes sur l’auteur, allez surfer :

Sur le site de l’auteur

Sur l’un des sites spécialisés en littérature jeunesse, pour des critiques sur ses albums

Petite info (à confirmer), j’ai appris il y a quelques jours qu’une exposition de certains de ses travaux était prévue dans certaines villes de la Seine-Saint-Denis. Ouvrons l’oeil!

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Sacré sandwich (Pastel, Ecole des loisirs, 2006)

*Mise en scène d’Emma et Tom, photographie de Tom.

 

* A l’origine sur le blog Emma, le Musée Miroiteur.

Les aventures de Michel Swing (coureur automobile)

Mercredi 4 octobre 2006

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Michel Swing est un des plus grands coureurs automobile de sa génération. La compétition fait rage dans les milieux sportifs et cela provoque par moment les égarements d’une concurrence jalouse et envieuse. Suite à divers attentats manqués, Enzo Ferriri le coach de Michel fera appel à Brexson Bright l’un des meilleurs agents du FBI. Puis, au cours de nombreuses péripéties, Gail Hunter la belle journaliste tombera sous le charme de notre sympathique héros. Tous ensemble ils tenteront de déjouer les plans démoniaques de John Murdock « l’Empereur du Crime« .

Les Aventures de Michel Swing (coureur automobile) sont nées d’une idée de feuilleton complètement improvisé, réalisé à 4 mains par Pascal Jousselin et Brüno. L’idée principale de ce projet était sa réalisation sans filet : les auteurs, chacun à tour de rôles, devaient réaliser une planche sans aucun plan de scénario prédéfini. Cela ne laissait donc aucune idée de la tournure des évènements. Une sorte de cadavre exquis en somme et qui n’est pas sans rappeler les expérimentations de L’Oubapo.

L’Oubapo : Ouvroir-de-Bande-Dessinée-Potentielle (petit frère de L’Oulipo : Ouvroir-de-Littérature-Potentielle), revue éditée par L’Association regroupant les travaux expérimentaux de plusieurs auteurs (Etienne Lécroart, Killofer, Lewis Trondheim, Jochen Gerner,…) sous la houlette de Jean-Christophe Menu, Etienne Lécroart et Thierry Groensteen.

Si vous ne connaissez pas cette revue, je vous en recommande vivement la lecture!

Voici les 4 numéros disponibles :

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Le travail de Pascal Jousselin et de Brüno n’a pas trouvé de limite lors de la réalisation de ce récit. Au milieu de la saga, ils se sont astreints à une nouvelle contrainte où le nombre des cases de chaque épisode serait défini par le lancer d’un dé à 12 faces (en plus de l’intervention surprise d’autres auteurs au projet : Jean-Philippe Peyraud, Alfred, Lionel Chouin et Zanzim). Au vue d’un engouement croissant du public, Les Aventure de Michel Swing (coureur automobile) bénéficia de la mise en ligne d’un site internet : Venez suivre les aventures de Michel Swing ici!

L’ambiance, l’humour et le ton du récit sont franchement potaches. On pourrait le définir comme une parodie de Michel Vaillant croisé avec la série des Fantomas de De Funès en passant par James Bond et les films de Kung-Fu de Hong-Kong. Une grosse partie de rigolade! De plus Jousselin et Brüno se sont amusés réciproquement à se faire quelques petits « coups-de-putes » en terminant certains épisodes de façon à mettre les personnages dans des situations difficiles voire inextricables.

C’est tout cela que les excellentes éditions [treizeétrange] vous propose de retrouver avec en prime des 100 épisodes de Michel Swing, des bonus crétins : l’épilogue de la saga, une interview exclusive de Michel swing, des commentaires sportifs dignent de Thierry Rolland et Jean-Michel Larqué, des publicités délirantes, ainsi que quelques révélations croustillantes sur la réalisation des épisodes et une aventure inédite!

lespovtypeudlespace.jpgSi vous êtes séduits par le concept d’album improvisé à 4 mains, je vous recommande la lecture de cet autre album : « Les Pauvres Types de l’Espace » par Guillaume Bouzard et Pierre Druilhe aux éditions Six-Pieds-Sous-Terre.

Bibiliographie selective des auteurs :

BRÜNO : Nemo (4 tomes et une intégrale parues aux éditions [treizeétrange]) / Wanted (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / Cold Train (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / 50 Portraits of Jazz (paru aux éditions [treizeétrange]) / Le guide Crânien (paru aux éditions La Chose) / Mais que fait la Police? (one shot paru aux éditions La Chose) / Vitr le Mô (one shot paru aux éditions La Chose) / La Décimation (one shot aux éditions Le Cycliste) / Inner City Blues (3 tomes parus aux éditions Vent d’Ouest)

Site de Brüno

Site des éditions [treizeétrange]

PASCAL JOUSSELIN : Fiesta (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / Insomnies (one shot paru aux éditions [treizeétrange]) / Pas d’enfance pour les héros (Voltige & Ratatouille Hors-Série aux éditions [treizeétrange]) / Les Voleurs de salsifis (Voltige & Ratatouille tome 2, dessin de Steve Baker aux éditions [treizeétrange]) / Le Kangourou qui ne voulait pas sauter (paru aux éditions Deleatur)

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Un vieux, des p’tits poissons, des rencontres et… un peu de sexe!

Vendredi 18 août 2006

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Après la série Ibicus – adaptée d’un roman d’Alexeï Tolstoï – (parue aux éditions Vent d’Ouest), Pascal Rabaté nous revient enfin avec son nouvel album « Les petits ruisseaux : Sex, drug, and rock’n roll » (paru aux éditions Futuropolis) et comme toujours, il nous régale d’une belle tranche de vie à la campagne comme il en a le secret.

Emile et Edmond sont 2 petits vieux qui tuent le temps en faisant de longues parties de pêche et en buvant des p’tits canons au bistrot avec les copains. Emile est veuf et croit tout savoir de son ami de solitude. Pourtant Edmond a son petit jardin secret : il peint des nus d’après les pages centrales de Playboy et rencontre des femmes par l’intermédiaire d’une agence de rencontre. Cette découverte bouleverse profondément Emile et la mort brutale de son ami va le faire encore plus réfléchir sur les possibilités de continuer à vivre une vie de deuil, ou bien de profiter pleinement de chaques instants comme son pote. Bien décidé à élargir ses perspectives, Emile entamera un voyage du souvenir vers la maison de son enfance et retrouvera, au fil de ses rencontres, un apétit sexuel qu’il croyait perdu.

Pascal Rabaté aborde avec beaucoup de tendresse et d’humanité un thème jamais traité dans la BD : la sexualité du troisième-âge au travers d’une chronique rurale. Le ton léger de la narration et la manière de transcender le destin banal et extraordinaire à la fois de ses personnages, me rappelle ses oeuvres précédentes comme : la série en 3 tomes « Les pieds dedans » parue aux éditions Vent d’Ouest (à mon sens la meilleure production de Rabaté!), ou encore « Un ver dans le fruit« , également publié aux éditions Vent d’Ouest. Pour les besoins de son album, Pascal Rabaté change une nouvelle fois de style graphique. Il opte pour une ambiance douce aux couleurs chatoyantes en adéquation au propos du récit rempli de nostalgie. Cet album nous livre une belle leçon de vie et un autre regard sur la vieillesse, un regard plein de tendresse, d’optimiste, d’humanité, de sensibilité, d’intelligence, se montrant souvent drôle et attachant.

Pascal Rabaté, c’est le Yves Robert de la BD et le Jacques Tati de la mise en scène, alors n’hésitez pas, procurez-vous au plus vite ce magnifique album, qui me semble être l’un des meilleurs de cette année 2006!

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« Clichés Beyrouth 1990″ par Ricard, Ricard et Gaultier

Jeudi 27 juillet 2006

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« Clichés Beyrouth 1990«  de Bruno & Sylvain Ricard et Christophe Gaultier est un album qui colle assez bien à l’actualité. Ecrit sous la forme d’un récit autobiographique et documentaire, « Clichés Beyrouth 1990 » raconte le voyage des frères Ricard partis au Liban pour rejoindre leur tante qui travaille pour La Croix Rouge.

14 ans après les faits (cet album est sorti en octobre 2004) les frères Ricard rapportent le témoignage de leur expérience Beyrouthine et décrivent avec justesse les difficultés à pouvoir simplement donner un coup de main! Petit à petit, ils se retrouvent confrontés à une réalité qui les dépasse. Entre les bombardements, les victimes traumatisées, le Hezbollah et l’armée, ils rencontreront des gens formidables comme les bonnes soeurs de La Croix Rouge et des jeunes Beyrouthins, oeuvrant tous ensemble pour améliorer les conditions de vie de la population. Pendant le séjour, Bruno Ricard prendra plusieurs clichés de son voyage (quelques-unes de ses photos parcourent l’album d’ailleurs!) Je pense qu’ils ont dû servir à Christophe Gaultier comme documentation pour la réalisation de cette BD car son dessin interpénètre tellement le scénario que l’on pourrait penser qu’il était là-bas lui aussi. Avec cet album le trio Ricard, Ricard et Gaultier nous régale d’un album grave, pudique, mature et d’une grande qualité.

Cet album est une lecture essentielle. Il exprime vraiment les horreurs engendrées par la guerre et nous fait prendre conscience que malgré les efforts des militaires ou des religieux à détruire l’humanité, des homme et des femmes héroïques luttent contre ces imbéciles belliqueux par leur courage et leur tenacité.

Pour ceux que ça intéresse, je vous propose de découvrir à travers cette petite bibliographie le travail du duo Sylvain Ricard (scénariste) et de Christophe Gaultier (dessinateur) qui avant d’écrire « Clichés Beyrouth 1990 » nous avez enchantés par quelques excellents titres!

Banquise (Edition Soleil, collection Latitudes, 2002) – Kuklos (Edition Soleil, collection Latitudes, 2003) – Guerre civiles (Edition Futuropolis 2/9 épisodes parus) – Le cirque aléatoire (Edition Treize Etranges, 3 tomes parus) – Clichés Beyrouth 1990, avec Bruno Ricard en tant que co-scénariste, (Edition Humanoïdes Associés, collection Tohu-Bohu, 2004)

Christophe Gaultier a également travaillé en solo ou avec d’autres scénaristes :

Grise mine, scénario Alexandre Thomas (Edition Paquet, 2000) – Demi-course et casquette motul (Edition Dupuis, collection Expresso, 2006)

Le site officiel de Sylvain Ricard à découvrir d’urgence!!!

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Joli monde, geôle immonde

Dimanche 2 juillet 2006

Sans titre-151.jpg « Joli monde » de Joël Guennoun, paru aux éditions Autrement en 2005, est un ouvrage à regarder dans tous les sens. De manière originale, il laisse la parole à la Terre qui, dans un prologue, nous invite à nous poser quelques questions à son sujet. Des questions comme notre place dans l’univers…

L’auteur, graphiste de formation, s’amuse à décliner la représentation d’un globe terrestre de mille façons. Il devient tour à tour support de communication, manifeste « politique », objet esthétique… Des statistiques, parfois insolites, croisent des citations d’écrivains, de philosophes, de scientifiques. Les images sont cocasses, drôles, fortes mais jamais dénuées d’une signification profonde.

Prenons le temps ensemble de recevoir de plein fouet certaines de ces images. Je n’ai pu m’empêcher de faire quelques commentaires et d’avance, je m’excuse auprès de nos lecteurs assidus et les autres…

Sans titre-131.jpg Voici le message: La raison du plus fort est souvent la meilleure (Jean de la Fontaine.)
Intéressant, n’est-ce pas?! Curieusement, je trouve l’image et le texte assez pertinents au regard de ce qui se passe aujourd’hui, par exemple, au niveau de l’économie globale, pas vous?

Sans titre-111.jpg Savez-vous que toutes les 20 minutes une espèce animale ou végétale disparaît?
Toutes les 20 minutes, cela fait refléchir. Faites le calcul: en 1 heure, il y en a 3; dans une seule journée, 72!

Sans titre-10.jpg Il paraît qu’ 1 être humain sur 10 est handicapé

Sans titre-161.jpg 35 % des humains vivent sous un régime autoritaire.
Le reste de la population mondiale vivrait donc à l’abri d’une idéologie démocratique. Mais s’il s’agit de celle qui s’est éloignée de ses bases fondatrices, à savoir le pouvoir DU peuple, les décisions politiques EN FAVEUR et POUR le peuple, il y a un hic… le hic du peuple enivré par les paroles caressantes du loup déguisé en agneau… ce même peuple qui s’est rendu compte, mais un peu tard, qu’il était devenu quantité négligeable, voire inexistante.

Sans titre-121.jpg J’apprends que dans 65 ans, les réserves de pétrole, de gaz et d’uranium devraient être épuisées!
Il est plus que temps, chers industriels, de chercher une autre planète à exploiter, à assécher, à épuiser, à annihiler ou bien à développer d’autres énergies, ou encore arrêter tout développement, mais je m’égare….

Sans titre-141.jpg Voici le mot de la fin: en tournant le livre et en admirant la belle couleur et le beau dessin du quatrième de couverture, distrait ou ravi, vous lisez: Geôle immonde.
p.s.: Loin d’être un livre-manifeste, « Joli monde » dit à sa façon comment son auteur pense le monde. Les extraits choisis illustrent ma propre vision et ma philosophie. Néanmoins, il existe dans ces pages des messages plus tendres et plus légers. Ne restez donc pas forcément accrochés à mes commentaires pour vous trouver une excuse d’éviter ce livre, à se procurer, sinon à acheter (pas trop cher!)

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Court-Métrage L’île aux Fleurs

Samedi 24 juin 2006

ile aux fleurs.jpg « L’île aux Fleurs » (Ilha das Flores) a été réalisé en 1989 par le réalisateur brésilien Jorge Furtado, et peut être considéré comme le premier film alter-mondialiste. Ce court-métrage nous décrit le parcours de tomates, récoltées, vendues et cuisinées. Les mauvaises tomates sont jetées aux ordures dans la décharge de L’île aux Fleurs parmi les porcs et les hommes.

Véritable pamphlet avant-gardiste contre une société économique ayant perdu toute son humanité, ce court-métrage filmé comme un documentaire, vous propose une vision de cauchemard où l’humain « dont la distinction avec les autres mamifères est son télencéphale très développé et son pouce opposable », (vous comprendrez l’allusion après avoir vu le film!), perd toute dignité.

Difficile d’évoquer ce film en essayant de vous préservez, car si l’on en sait trop sur son cheminement, il peut perdre de son intensité émotionelle et idéologique. Je dirai simplement qu’il vous secouera par son humour ravageur et sa logique troublante.

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Pour voir le court-métrage « L’île aux Fleurs », c’est par ici!!

Pour ceux qui sont intéressés par la cause des alter-mondialistes, je vous conseille la lecture de « Garduno en temps de paix » et « Zapata en temps de guerre » par Philippe Squarzoni aux éditions Requins-Marteaux

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Ces 2 ouvrages offrent une vison d’un militant actif de la lutte contre la mondialisation. Au travers de statistiques de la misère dans le monde, l’auteur ce pose des questions sur les alternatives possibles, ou sur le pourquoi des choses. Ces ouvrages ne vont pas forcemment éveiller votre fibre révolutionnaire, mais ils vous proposeront un tas de choses indispensables à savoir. Et, vous vous questionnerez certainement sur l’état du monde actuel après leurs lecture.

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L’Art pour les enfants… et les adultes.

Mardi 20 juin 2006

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A l’heure où musées, centres culturels et même bibliothèques proposent de parler d’Art aux enfants, via des expositions, des publications spécialisées et des animations avec parfois la possible rencontre avec l’artiste, certains se demandent comment parler d’art aux enfants.

Pourquoi? Chacun se rappelle l’expérience pas toujours très heureuse de son premier contact avec une oeuvre d’art. Dans un musée parfois vieillissant où, enfant, on vous avait traîné, sans vous demander votre avis, vous regardiez soupçonneux des objets, pour certains abîmés ou amputés, en compagnie d’un adulte bienveillant et convaincu de son affaire, qui s’échinait à vous expliquer que c’était de l’art quand même (?)
D’autres extrêmement sceptiques face aux oeuvres contemporaines surtout ou complètement hermétiques au langage artistique en général, se questionnent sur le bien-fondé d’une telle démarche pour leurs enfants, alors qu’eux-mêmes en tirent une grande frustration.

Dommage, car il y a dans le fait de regarder une oeuvre d’art, peinture, photo, sculpture ou céramique, toute une éducation sensorielle, intellectuelle, culturelle et ludique à faire. J’en vois certains qui continuent, perplexes, à se gratter la tête.

Paru en 2005 aux éditions A. Biro jeunesse, « Comment parler d’art aux enfants » de Françoise Barbe-Gall est fait pour vous. Mais pas seulement. Il peut aussi plaire aux curieux cherchant un ouvrage d’initiation à l’art un peu différent.
Organisé en trois parties, cet ouvrage, sans prétention, clair et pédagogique, propose des pistes de réflexions, des conseils et des réponses, illustrés par des exemples précis.

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Ce premier chapitre pose les principes simples et incontournables d’une introduction à l’art, par exemple : comment se préparer pour aller voir une exposition?
Elle traite aussi de ce qui intéresse les enfants en fonction de leurs âges, comment inviter leur imaginaire et susciter leur intérêt sans trop influencer leur regard. Chaque grande tranche d’âges, des maternelles aux adolescents, est identifiée par une couleur, reprise dans les chapitres suivants. Une fois les correspondances mémorisées, c’est vraiment facile de s’y retrouver.

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Cette partie compile certaines des questions que chacun se pose dans son coin, sans oser vraiment les poser ni savoir forcément où trouver les réponses. Ce sont autant de sujets qui peuvent intéresser les enfants. Regroupées par thèmes, elles concernent notamment les tableaux et le musée, les peintres, la peinture du XXième siècle, les sujets religieux, les portraits, les paysages…
Voici quelques exemples de ces nombreuses interrogations; vous y trouverez peut-être vos propres questionnements :

Avec quoi les tableaux sont-ils faits? Pourquoi certains tableaux sont-ils signés et d’autres non? Qui choisit les cadres des tableaux anciens? Faut-il qu’un peintre soit mort pour être célèbre? Pourquoi n’y-a-til pas beaucoup de femmes peintres? Pourquoi de nombreux peintres font-ils la même chose? Pourquoi certaines oeuvres ressemblent-t-elles à « des débris en tout genre »? Pourquoi met-on « ça » dans un musée? C’est pas fini? Qui pose pour les figures de nus? Certaines natures mortes s’appellent des « vanités », que signifie ce mot?….

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Cette dernière partie plus pratique propose une « analyse » de tableaux choisis tant dans la Renaissance qu’au XXième siècle. Chaque reproduction est référencée et accompagnée des réponses possibles, envisagées pour les trois publics.

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A côté d’exemples tirés de la Renaissance comme Van Eycke ou Caravage (voir ci-dessus), on trouve des toiles des périodes classiques et romantiques (Poussin, Turner), des exemples de l’école des Impressionnistes avec Monet, du cubisme (Picasso), de l’abstraction géométrique avec Mondrian (voir ci- dessous), du monochrome (Klein) et des démarches plus inclassables comme Chagall, Basquiat, ou Baselitz…

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Ainsi ce « premier livre d’art pour enfants… destiné aux adultes », comme l’annonce le sous-titre, a tout pour vous plaire, même son prix!

L’ouvrage se conclut sur une petite bibliographie sélective permettant d’approfondir certains sujets. Elle comporte également des liens Internet:
www.artcyclopedia.com
www.artchive.com
www.abcgallery.com

Mais attention, s’ils proposent des informations sur les artistes, des analyses d’oeuvres et une histoire de l’art par exemple, ils sont écrits en anglais!
Si malheureusement vous n’êtes pas parfaitement bilingue, je vous conseille plutôt:
http://www.musee-en-herbe.com/frame-atelier.htm
http://www.lepetitleonard.com/

http://www.editions-mango.com/site/index.php?clef=MG_DADA_PRESENTATION

Le premier présente les initiatives du « Musée en herbe ». Principalement destinées aux enfants, elles proposent des expositions, des ateliers pédagogiques et des publications assez jolies et très ludiques.
Les deux autres sont liés à des revues spécialisées en Art. Elles feront d’ailleurs l’objet d’un prochain article.

Le seul bémol qui peut avoir son importance: cet ouvrage n’est consacré qu’à la peinture.

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Didier Tronchet

Dimanche 18 juin 2006

didier tronchet.jpg Tronchet, de son vrai nom Didier Vasseur débute dans le monde de la Bd, après avoir été journaliste au journal « Le Matin ». Il sera repéré par l’éditeur Glénat avec qui il publiera les albums de « Raymond Calbuth », personnage déjà très attachant dans l’univers Tronchet.

Suite aux albums de la série « Raymond Calbuth », il participe activement à « Fluide Glacial », pour qui il créera le personnage de « Jean-Claude Tergal ». Ce personnage est très important dans la carrière de Tronchet puisque quelques années plus tard, il lui inspirera un film, ainsi qu‘un one-man-show.

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Jean-Claude Tergal est un anti-héros, looser, foireux, très con, mais aussi touchant, persévérant et attendrissant par son innocence. On comprend vite pourquoi Tronchet s’est pris d’affection pour lui. Il faut reconnaître que J.-C. Tergal fait preuve malgré lui, d’une grande imagination pour séduire les femmes, dans son rôle d’anti-Casanova du pauvre. La série est souvent drôle, parfois cynique, graveleuse, mais toujours très humaine.

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Pendant son expérience chez Fluide Glaciale, Tronchet crée d’autres séries chez divers éditeurs notamment Delcourt, Glénat, Dupuis et Albin Michel. C’est chez ce dernier qu’il publiera la série « Les Damnés de la Terre Associés », sorte de chronique sociale de plusieurs personnages évoluant dans la même ville et aux destins merdiques. Chaque album nous entraîne de plus en plus profondément dans la misère sociale, qui semble être le thème de prédilection de Tronchet. On suivra les déboires de la famille Poissart, bête, sale et carrément niaise, survivant par la seule force de l’ amour. Monsieur Paintex animateur comique de radio cosmos 2000, veule, lâche et toujours très con. Je ne vous dépeindrai pas tous les personnages de la série, car en tant que lecteur, il faut se ménager le plaisir de la découverte! Tout ce que je peux vous dire, c’est que vous n’avez pas fini de rire de la bétise humaine avec cette série!

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Suite à cela Tronchet entame une collaboration avec la romancière Anne Sibran, avec qui il réalisera 3 albums intimistes. « Le Quartier évanoui » , adaptation d’un roman de Sibran chez Glénat (récemment réédité chez Vent d’Ouest). Le cadre de l’histoire se passe dans un quartier voué à disparaître ; d’ailleurs, une très grande partie des habitants est déjà expropriée. A partir de là, une famille d’Africains arrive dans le quartier et squatte les logements vides. L’histoire commence quand les enfants découvrent dans le parc un arbre, genre baobab, en train de pousser. Ce qui est étonnant c’est que les adultes ne peuvent pas le voir. Au fur et à mesure que l’arbre pousse, l’atmosphère du quartier devient de plus en plus paisible. Malgré l’hiver, les gens baignent dans une douce chaleur. Il y’en a même qui retrouvent le temps de se déclarer leur amour. La vie du quartier semble se figer dans cette ambiance, alors que le monde ne cesse de s’accélérer autour de lui. L’arbre devient pour les habitants une source d’espoir, de vie et de nostalgie. Sibran s’amuse avec les mots en inventant une sorte d’argot très poétique, mais qui peut dérouter à la lecture de l’album. Tronchet traite l’album dans des tons monochromatiques, changeant du bleu au vert, en passant par de jolis ocres en fonction de l’humeur de ses personnages. Le Quartier évanoui c’est l’histoire d’un combat pour une vie meilleure dans un monde sinistre et en perdition, c’est un espoir par le rêve de s’en sortir !
La deuxième collaboration entre Tronchet et Sibran est « Là-bas » dans la collection Aire Libre chez Dupuis. Là, le récit se fait encore plus intimiste, car à travers cette fiction, Sibran raconte une partie de sa vie de fille de Pied-noir. Sans conteste un des plus beaux récits illustrés par Tronchet : son dessin s’est affiné et la palette des couleurs est lumineuse et envoûtante, ce qui lui permet de bien retranscrire l’émotion et la justesse du propos de Sibran. Dans l’Algérie d’après guerre, Mercadal petit employé de bureau doit quitter le pays, pour rejoindre sa famille en France. Commence alors une autre vie pour cet enfant du soleil, perdu dans la grisaille parisienne. Peu à peu, le personnage jovial et enjoué fait place à une espèce de vieux grincheux aigri et méchant, tout cela sous le regard attristé de sa fille marquée par un père idéal. Mélangeant amour et nostalgie, Sibran nous raconte avec beaucoup de tendresse le déracinement d’expatrié. Pour ma part, ce livre m’a procuré une forte émotion ! Avec « Là-bas », Sibran signe une des œuvres les plus fortes, et un des hommages les plus beaux rendus à un père. Tronchet arrive même à faire oublier son propre univers pour ce mettre entièrement au service de l’histoire. Cet album est à ce jour une des plus belles réussites de ce duo.

La dernière adaptation de Sibran et Tronchet est « Ma vie en l’air » dans la collection Aire Libre chez Dupuis. Sorte de chronique douce amère sur l’enfance, teintée de poésie et de folie.

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En dehors de ses collaborations avec Sibran, Tronchet réalise l’histoire en 2 parties qu’est « Houppeland » dans la collection Aire Libre chez Dupuis. Mélange de « Brazil » de Terri Gilliam, pour le cinéma et de « SOS Bonheur » de Griffo et Van Hamme, pour la BD (chez le même éditeur d’ailleurs !), Houppeland, c’est l’histoire d’un monde merveilleux où c’est tous les jours Noël et où la bonne humeur est obligatoire. Dans le cas contraire, les individus sont « raflés » par les commandos de Père Noël, ou par la police des joyeux drilles. Un simple rhume vous entraîne aux assises et les attentats politiques sont perpétués à grand coups de sardine à l’huile et de biscottes sans sel. Toujours grâce à sa maestria habituelle pour dessiner des personnages de loosers et pour trifouiller les recoins de l’âme humaine, avec un cynisme et une dérision propre à son univers, Tronchet nous fait rire, mais parfois d’un rire amer. Le scénario est bourré de rebondissements, comme les coups d’états successifs qui font changer perpetuellement de président et de jour de fête, ou le héros qui doit se débattre pour conquérir son amour en devenant un terroriste malgré lui. Comme vous le comprendrez, « Houppeland » est vraiment un petit bijou d’humour noir.

En dehors de son travail en solo, Tronchet travail avec d’autres auteurs en scénarisant des séries comme : Violine avec Fabrice Tarrin (3 tomes parus chez Dupuis), Welcome land avec Al Coutelis (2 tomes parus aux Éditions Audie/Fluide Glacial), Patacrèpe et Couillalère avec Gelli (2 tomes parus chez Delcourt), et Raoul Fulgurex avec Gelli (3 tomes parus chez Glénat).

Mais son travail ne s’arrête pas là, car non content d’être un des meilleurs auteurs dans l’humour noir, Tronchet est réalisateur au cinéma et comédien sur la scène. En effet en 2002,il se lance dans l’aventure en adaptant les aventures de J.-C. Tergal sur grand écran (« Le nouveau Jean-Claude » film disponible en DVD).
Suite à cela, il interprétera un one-man-show sur la scène du théâtre, de son personnage fétiche, le toujours bien nommé Jean-Claude Tergal.

Depuis, Tronchet continue ses expériences graphiques et scénaristiques en explorateur de la condition humaine, toujours sur le ton acerbe, et désinvolte qui l’on fait connaître.

Pour plus d’informations, je vous recommande la visite de ce site très complet : http://home.nordnet.fr/~smasson/tronchet/

Bibliographie sélective :

Ma vie en l’air (Dupuis collection Aire Libre, 2005 avec Sibran) – Tronchet, carnet intime (Éditions Audie/Fluide Glacial 2004) – Jean-Claude Tergal, L’amant lamentable (Éditions Audie/Fluide Glacial 2004) – Les aventures de Toi et Moi, C’est pour la vie ! (Delcourt 2004) – Là-bas (Dupuis collection Aire Libre, 2003 avec Sibran) - Damnés de la terre associés, pauvres mais fiers (Albin Michel 2000) – Jean-Claude Tergal, la première fois (Éditions Audie/Fluide Glacial 1999) – Les aventures de Toi et Moi (Delcourt 1998) – Houppeland tome 2 (Dupuis collection Aire Libre, 1998) - Houppeland tome 1 (Dupuis collection Aire Libre, 1997) – Jean-Claude Tergal, portraits de famille (Éditions Audie/Fluide Glacial 1997) – Jésus revient ! (Delcourt 1996) – Damnés de la terre associés, les rois du rire (Albin Michel 1996) – Les bons trucs de Raymond Calbuth (Glénat 1995) – Jean-Claude Tergal découvre les mystères du sexe (Éditions Audie/Fluide Glacial 1995) – Le quartier évanoui (Glénat 1994, avec Sibran) – Damnés de la terre associés, au bonheur des drames (Albin Michel 1994) – Jean-Claude Tergal raconte son enfance martyre (Éditions Audie/Fluide Glacial 1994) – Sacré Jésus ! (Delcourt 1993) - Jean-Claude Tergal présente ses pires amis (Éditions Audie/Fluide Glacial 1993) – Raymond Calbuth, chasseurs de gloire (Glénat 1992) – Damnés de la terre associés, jours de stars (Delcourt 1991) – Jean-Claude Tergal attend le grand amour (Éditions Audie/Fluide Glacial 1991) – La bite à Urbain (Delcourt 1990) – Jean-Claude Tergal garde le moral (Éditions Audie/Fluide Glacial 1990) – Raymond Calbuth, bourreau des cœurs (Glénat 1989) – Damnés de la terre associés, stars toujours (Delcourt 1988) – Raymond Calbuth à la conquête du globe (Glénat 1988) – Damnés de la terre associés, stars d’un jour (Delcourt 1987) - Raymond Calbuth, fils du Vent (Glénat 1987)

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Guillaume Bouzard

Jeudi 15 juin 2006

bouzard.jpg Connaissez vous Plageman, Superpennack, Coin Coin l’homme manchot empereur, Piebot ou encore Ricou et Bigou? Non?! Alors c’est que vous ne connaissez toujours pas Guillaume Bouzard ! Génial papa de tous ses personnages ! Jeune auteur né en 1968 à Paris, il suit ses études aux beaux-arts de Toulouse où il rencontre Pierre Druilhe avec qui il commettra « Les Pauvres Types de l’espace ». Album écrit à 4 mains puisqu’ils alternèrent chacun leur tour une page de l’histoire. Suite à cela, on retrouve la production de Bouzard essentiellement dans le milieu du fanzine.

Après de nombreuse expériences graphiques, le style Bouzard s’affiche par un humour débridé, crétin et sans concession, véritable génie de la BD underground !

Ma première découverte de Bouzard fut dans le magazine Jade avec sa série « Plageman », et je me souviens alors avoir été mort de rire, d’un de ces rires qui ne s’arrête plus !

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Plageman sorte d’anti-héros pas doué, mais très déterminé, va partir en croisade contre les méchants comme, les beaufs, les enfants casse-couilles, les vigiles de supermarché, en leur administrant sa justice à grand coup de super-pouvoirs (avec plus ou moins, mais plutôt moins, de succès! ) Avec ses gags graveleux, crétins et grinçants, autant vous le dire carrément « Plageman » c’est la BD à vous pisser dessus… de rire !!!

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Ensuite à la manière de nombreux de ses contemporains (Larcenet, Trondheim, Dupuy et Berberian ), Bouzard se raconte à travers les albums « Autobiography of me too », mais à la différence que l’autobiographie n’est qu’un prétexte pour créer des situations extravagantes et surtout très drôles ! Les histoires qu’il raconte évoluent selon ses humeurs, ses préoccupations ou ses délires (exemples de « Ramon » super-héros dirigé par son membre !) Pour les amateurs de bières, de Motorhead, de chien jardinier, cette BD est pour vous, humour garantie 100% naturel.

Je pourrais vous conseiler tous les albums de Bouzard pendant de nombreuses pages, mais je vais pas trop vous prendre la tête. Mon meilleur conseil, c’est de vous procurer ses albums au plus vite !

A noter pour les fans de Larcenet et de Bouzard qu’ils préparent un album en collaboration !

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Pour ceux que ça intéresse, voici quelques repères bibliographiques de Bouzard :

Coincoin, l’homme manchot empereur, (6 Pieds sous terre, 2005) - Autobiography of me too two (Les requins marteaux, 2005) - Le bras qui bouge (avec Jeff Pourquié – Audie, 2005) - Le club des quatre joue la gagne (Audie, 2005) - Autobiography of me too (Les requins marteaux, 2004) – Ricou & Bigou (Les requins marteaux, 2003) – Plageman, le deux (6 Pieds sous terre, 2000) – Sponge comix (en collaboration avec Pierre Druilhe & Mattt Konture - 6 Pieds sous terre, 2000) – Plageman, l’homme plage (6 Pieds sous terre,1997) - Bestioles (en collaboration avec Moulinex – Les Requins marteaux, 1996) – Les Pauvres types de l’espace (en collaboration avec Pierre Druilhe – 6 Pieds sous terre, 1995) (réédition, 2005) - La Nuit du canard Garou (Les Requins marteaux, 1994)

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